Quels sont les arbres résistants à la sécheresse ?

Quels sont les arbres résistants à la sécheresse ?

Plus que jamais présente, la sécheresse remodèle nos paysages. Pour faire face à cette nouvelle donne climatique, préserver l’esthétisme au jardin, encourager la biodiversité et économiser les ressources en eau, retrouvez cette sélection non exhaustive d’arbres feuillus ou fleuris, conifères et autres fruitiers résistants à la sécheresse…

Des feuillus caducs ou persistants

Souvent majestueux, vigoureux, intemporels, les feuillus de nos jardins font partie depuis longtemps et pour longtemps de nos paysages nationaux. Par chance, certaines variétés particulièrement résistantes à la sécheresse feront front face au changement climatique et poursuivront leur œuvre végétale et ornementale malgré l’augmentation de la température moyenne et la baisse de la pluviométrie qui sévit sur la quasi-totalité de nos territoires.

Les érables

 

Dans la très grande famille des érables, quelques beaux spécimens résisteront tout particulièrement à la sécheresse. Vous le choisirez en fonction de votre zone géographique pour une meilleure acclimatation naturelle. Au Nord, privilégiez l’érable plane, arbre imposant et majestueux qui pourra atteindre de 30 à 40 m à maturité. Très ornemental, il propose une jolie floraison printanière jaune sur bois nu, très mellifère, puis de grandes feuilles palmées, dentées, rougeoyante l’automne venu. Plus petit et plus adapté aux littoraux, l’érable champêtre  s’installera en isolé ou en haie libre. Avec ses dimensions moyennes, 10 m de haut pour 3 ou 4 m d’envergure, et son joli port globulaire et dense, il fera le spectacle aux portes de l’hiver avec un feuillage teinté d’or et de cuivre.

Et pour les inconditionnels de ce feuillu caduc, il existe même une variété de petit taille (5 m environ), l’érable de Montpellier, particulièrement adapté à la zone méditerranéenne et aux petits jardins.

Les chênes

 

Les chênes forment eux aussi une grande famille de feuillus emblématiques. Et dans cette lignée également, certains seront plus adaptés à la sécheresse que d’autres.

C’est le cas du chêne vert qui s’adapte tant au soleil brûlant et aux sols secs du pourtour méditerranéen qu’au climat océanique du Sud-Ouest de la France. On le préfèrera en isolé ou sa silhouette majestueuse pourra se développer pleinement et atteindre une quinzaine de mètres à maturité. Contrairement à certains autres chênes, cette variété présente en plus l’avantage d’être persistante. C’est donc tout au long de l’année qu’elle fera le spectacle. Couvert de petites feuilles coriaces, luisantes, plus ou moins dentées, d’un beau vert sombre aux revers argenté, il produira une jolie floraison au printemps et une généreuse fructification à l’automne, des glands très décoratifs, régal des cochons domestiques et sauvages.

 

Si la présence du feuillage tout au long de l’année n’est pas, pour vous, un critère incontournable, vous pourrez choisir de nombreux autres feuillus. De grands spécimens, dépassant 20 m, comme le micocoulier de Provence, le platane à feuilles d’érable ou des arbres aux dimensions plus modestes comme le faux poivrier.

Des conifères et résineux

Les conifères regroupent une multitude de genre et d’innombrables variétés. En plus d’une culture facile, d’un entretien peu exigeant, d’un choix important de silhouettes et d’un feuillage persistant la plupart du temps, cette grande famille propose des spécimens parmi les plus résistants à la sécheresse.

Pins & Cèdres

 

Dans la grande famille des pinacées, sélectionnons deux genres qui fournirons des variétés très résistantes à la sécheresse. Ainsi, parmi les pins, on citera le pin sylvestre, conifère à croissance rapide, un roi de l’adaptabilité à fine silhouette avec 7 m d’envergure pour une trentaine de mètres de hauteur, le pin noir d’Autriche et le pin laricio de Corse qui résistent au froid comme à la chaleur, à la sécheresse comme au vent ou encore le pin parasol, symbole des paysages côtiers du pourtour méditerranéen. Tous demandent de l’espace et s’installent à distance du bâti, des routes, du voisinage. Envie d’en savoir plus ? Découvrez notre article sur le Pin : variétés, plantation, culture et entretien.

 

Beaucoup d’espace sera également indispensable pour notre deuxième espèce sélectionnée : les cèdres ; et plus particulièrement, parmi eux, le mythique cèdre du Liban, reconnaissable entre tous avec son port pyramidal et sa cime étalée. Ses lointains cousins, le cèdre de Chypre et le cèdre de l’Atlas sont également à retenir.

Genévrier et Cyprès

 

Quand il s’agit de résister à la chaleur et à la sécheresse, la famille des cupressacées n’est pas en reste.

 

Citons, parmi les nombreux genres qui la composent, les genévriers. Feuillage persistant, port buissonnant ou étalé selon les variétés mais toujours massif et délicieusement odorant, choisissez selon vos goûts des sujets rampants comme le très décoratif Icee Blue® et son feuillage écailleux bleu argenté ou la silhouette épineuse et très colonnaire d’un genévrier commun Sentinel.

 

Si ce sont les ports colonnaires qui vous séduisent,

vous ne pourrez échapper aux cyprès, ces silhouettes si reconnaissables qui habillent les régions méridionales. Pour un arbre de sol sec, effilé à souhait,

culminant à 10-12 m de haut,

optez pour un cyprès d’Italie

également appelé cyprès de Florence ou de Provence.

Des arbres fruitiers

Tous les arbres fruitiers ne sont pas égaux face aux aléas climatiques. Ainsi, gel et canicule les impacteront de manière inégale. Face à la sécheresse, un certain nombre d’entre eux feront preuve d’une belle résistance.

Au milieu du jardin, au sein d’une haie fruitière ou au cœur d’un verger, l’abricotier est un bel exemple d’adaptabilité à la chaleur et aux sols secs car c’est plutôt l’humidité qu’il redoute et les gelées printanières qui ruinent sa floraison et mettent donc en danger sa fructification (une protection de type voile d’hivernage est alors fortement recommandée).

 

Découvrez-en plus sur l’abricotier, ses variétés, sa plantation et sa culture dans notre article.

 

De culture plutôt méditerranéenne, l’amandier propose des sujets qui sauront s’adapter aux régions septentrionales mais ce seront des variétés comme l’Espagnole ‘Marcona’ ou la ‘Sultane’ qui résisteront le plus au manque d’eau et températures élevées.

 

Découvrez-en plus avec nos conseils de culture de l’amandier et ses diverses variétés.

On citera bien sûr deux autres fruitiers emblématiques des paysages méditerranéens, l’olivier et le figuier. Les deux se délectent d’un climat doux, d’une chaleur sèche et d’un soleil généreux.

 

Retrouvez notre article dédié pour en savoir plus sur l’olivier et sa version plus ornementale que fruitière l’olivier de Bohême ainsi que sur l’élégant, atypique et peu exigeant figuier, ses variétés, sa plantation et sa culture.

 

Et si ce sont les arbres et fruits atypiques qui vous séduisent, pourquoi ne pas tenter un néflier du Japon ou bibacier, petit persistant à l’allure exotique et aux fruits non moins surprenants qui résistera parfaitement à la sécheresse une fois implanté.

 

Pour en savoir plus, retrouvez notre article dédié au néflier du Japon et à son lointain parent le néflier commun ou néflier d’Allemagne.

À la nèfle à la saveur particulièrement sucrée, vous préfèrerez peut-être la pulpe juteuse et légèrement acidulée des graines de grenade. Implantez alors au jardin un grenadier qui survivra avec très peu d’eau même si, pour les sujets les plus jeunes, la sécheresse ralentira considérablement la fructification sans toutefois mettre en danger l’arbre. Nous revenons sur le grenadier et sa culture dans notre article consacré à cet arbre aussi fruitier qu’ornemental avec sa belle floraison estivale rouge orangé.

 

Enfin pour terminer sur de petits fruits, n’oublions pas le jujubier qui en plus de proposer une petite “datte chinoise” en fin d’été, offre une belle silhouette tortueuse et une résistance hors norme aux extrêmes climatiques que ce soit le froid, la chaleur ou la sécheresse. Plus classique, le mûrier à feuilles de platane propose en plus de mûres juteuses à souhait une silhouette étalée très décorative et une ombre généreuse. Il est l’un des champions de la résistance à la chaleur et à la sécheresse.

De petits arbres fleuris

Sous le soleil écrasant, dans la chaleur de l’été, quoi de plus enthousiasmant que des floraisons exubérantes aux parfums d’évasion. Petits arbres et grands arbustes fleuris ne sont pas en reste quand il s’agit de résister à la sécheresse avec classe !

Si ce sont les floraisons généreuses qui vous font vibrer, l’arbre de Judée ne peut que vous séduire. Au tout début du printemps et pour trois bons mois, sa jolie silhouette érigée, tortueuse et encore nue se couvre de petits bouquets de fleurs rose vif. S’il peut craindre les gelées printanières il présente par contre une résistance importante aux embruns, à la pollution urbaine et à la sécheresse. Ses dimensions modestes – 5 m de haut en moyenne – le prédispose à bien des usages, en isolé, en massif, en bordure, en bosquet, dans de grands comme de petits jardins.

 

Un peu plus étalé mais à peine plus grand, le savonnier a lui aussi de nombreux atouts ornementaux. En plus d’un feuillage caduc d’une finesse et d’une légèreté pleine de grâce, sa floraison en panicules jaunes très mellifère illumine toute la saison estivale et parfois une partie de l’automne. Également nommé arbre à lanternes,

celui-ci offre en plus une fructification automnale

et hivernale des plus originales : une multitude de petits fruits verts, orangés puis bruns comme autant de petites “lanternes”.

Pour les petits jardins et des décors paysagers prodigieux, impossible de faire l’impasse sur un des champions de la résistante toutes catégories (froid, chaleur, sécheresse, pollution), le sumac de Virginie. Une silhouette sculpturale, légère avec son feuillage fin et découpé, flamboyante dès l’automne avec son incroyable palette d’orange et de rouge. Une fructification ultra-décorative avec ses longues grappes duveteuses couleur pourpre. Prévoyez cependant une barrière anti-rhizome à l’installation en raison de sa tendance à drageonner.

 

Floraison et fructification intéressantes aussi avec l’aubépine, petit arbre commun dans nos campagnes, qui viendra agrémenter de sa belle silhouette épineuse les jardins baignés de soleil. En fin de printemps, cette “épine à fleurs” se couvre totalement d’une floraison généralement blanche et très parfumée. En fin d’été, ce sont de petits fruits rouges qui prennent le relais et régalent les oiseaux jusqu’au cœur de l’hiver.

S’il ne tolère pas les vents, il est par contre insensible à la chaleur et à la sécheresse. Le paulownia fait partie des arbres ornementaux à privilégier dans les régions très ensoleillées non seulement en raison de sa résistance donc mais également pour l’ombre qu’il apporte grâce à un port étalé – 10 à 12 m d’envergure pour 10 à 12 m de haut – et de grandes feuilles. Et ce ne sont pas ses seules qualités car en plus de bénéficier d’une croissance très rapide, sa floraison printanière est elle aussi spectaculaire avec ses épis violets délicatement parfumés.

 

Et quand on parle de floraison spectaculaire, on ne peut que sélectionner le lilas des Indes. Également connu sous le nom de lagestroemia ou lilas d’été, ce magnifique arbuste doit sa belle réputation à sa grande adaptabilité – il est tout aussi rustique (-18°C) que résistant à la sécheresse et aux maladies – mais surtout à son pouvoir ornemental sans limite. Floraison en grappes mellifères, rose, rouge, violet, mauve ou blanche. Feuillage automnale flamboyant. Son écorce, même, est décorative !

Si nous étions sortis du thème strict de l’arbre, nous aurions pu citer, bien sûr, les palmiers qui sont en réalité des herbes géantes puisque leur tronc n’en est pas un (il s’agit en fait de stipe). Il reste que leur silhouette, bien souvent assimilée à un arbuste ou un arbre, habille les paysages les plus secs. Parmi les variétés les plus résistantes, on citera par exemple, le palmier bleu du Mexique, le dattier des Canaries ou l’arbre à laque. Nous revenons plus en détail sur les différentes variétés, leur plantation et entretien dans notre article dédié aux palmiers.

 

Pour aller plus loin, retrouvez également notre sélection de 26 plantes qui supportent le manque d’eau et nos conseils pour créer un jardin sec.

Notre sélection d’arbres résistants à la sécheresse

Pin Parasol

À partir de 52,90 €

Palmier Bleu Du Mexique

À partir de 40,50 €

Cyprès d'Italie

À partir de 12,37 €

Genévrier commun 'Sentinel'

À partir de 8,33 €

Grenadier 'Provence'

À partir de 11,54 €

Platane à Feuilles D'Érable

À partir de 14,97 €

Chêne Vert

À partir de 24,35 €

Sumac De Virginie

À partir de 16,95 €

Micocoulier De Provence

À partir de 102,12 €

Olivier De Bohême

À partir de 9,90 €

Genévrier rampant 'Icee Blue® Monber'

À partir de 15,77 €

Faux Poivrier Odorant

À partir de 46,50 €

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