Pin : variétés, plantation, culture et entretien

Pin : variétés, plantation, culture et entretien

Les Pins font partie de nos paysages et ont investi nos jardins grâce à la diversité de leur forme, de leur taille et de leur silhouette. Les membres du genre Pinus sont des conifères peu exigeants et d’une grande adaptabilité. Maritime, Sylvestre ou Parasol, monumental, buissonnant ou tapissant… il y a forcément un Pin fait pour vous et votre extérieur. Choisissez votre variété et suivez nos conseils pour une culture facile !

Principales variétés de pin et caractéristiques

Avec plus de 120 espèces différentes, Pinus est l’un des genres les plus vastes parmi les conifères (résineux).

De taille, de couleur, de port, de silhouette et d’origine différentes, les pins peuplent la Terre depuis une éternité.

 

Entre les espèces originales et les nombreux cultivars plus récents, il existe aujourd’hui un Pin pour chaque jardin, chaque terroir, chaque milieu cultural.

Tous ont en commun les aiguilles qui, selon les espèces, seront réunies en faisceaux plus ou moins denses (de 1 à 8 aiguilles). Un habillage persistant, plus ou moins épais, plus ou moins présent, qui revêt diverses tonalités de vert. Leur écorce diverge selon les variétés mais est toujours originale et remarquable.

Au printemps, les fleurs mâles – les chatons – libèrent une grande quantité de pollen, une poussière jaune bien reconnaissable et souvent allergisante.

 

Quant aux fleurs femelles, elles se transforment en cônes – aussi appelés pigne ou pomme de pin.

La encore, la forme, la couleur, la nature et la densité des écailles qui le composent ainsi que la taille des cônes diffèrent en fonction des espèces.

 

Les cônes sont toujours pendants – ce qui n’est pas le cas chez tous les résineux où certains cônes présentent un port dressé. Les graines qu’ils renferment sont très appréciées par toute une petite faune : oiseaux, écureuils, loirs, etc. Celles du pin parasol, les pignons, sont très prisées dans certaines cuisines méditerranéennes, de la Provence au Levant.

Parmi les espèces les plus présentes sur notre territoire, deux pins habillent nos côtes.

 

Pinus pinaster, le Pin maritime, est présent sur toute la façade océanique. Il est l’arbre symbole de la forêt des Landes et couvre à lui seul près de 10% des espaces boisés de la France métropolitaine – dans le Sud-Ouest donc mais également en Bretagne, en Sologne ou encore, entre autres, en Corse !

De croissance rapide, il atteindra 30 m de haut en moins de cinq décennies. Il est à réserver à des jardins de bonne dimension, à des climats chauds et lumineux. Bien que rustique à -15°C, il préfère les hivers doux.

C’est dans un sol sableux, humifère, bien drainé et plutôt acide qu’il s’épanouira le mieux. Il développera alors un beau port conique s’arrondissant peu à peu avec l’âge, une robe d’aiguille vert foncé, un tronc à l’écorce grise mâtinée de rouge et dégarni à la base dont se dégage une délicieuse odeur résineuse.

L’autre star côtière, Pinus pinea, le Pin parasol., est le symbole des paysages méditerranéens même si on le retrouve également dans le Sud-Ouest.

Sa silhouette est incomparable avec son grand étalement d’aiguilles vert plutôt clair au sommet d’un tronc dégarni, souvent tortueux, habillé d’une écorce très épaisse, crevassée, brune avec des reflets rougeoyants. Majestueux, de belles dimensions – 20 m de haut pour une envergure de 10 m à maturité – il occupera rapidement l’espace de la plus belle des manières.

Installé dans un sol plutôt calcaire, sableux, pauvre et bien drainé, il se plaira en situation très chaude et ensoleillée ; il résistera à la sècheresse et aux vents soutenus, plus difficilement au froid avec une rusticité n’excédant pas les -10°C.

En plus de son fort pouvoir ornemental, il produit de grosses pommes de pin qui abritent de délicieux pignons à récolter de l’été à l’automne… et à cuisiner sans modération !

Parmi les autres nombreuses variétés de grande taille, on peut également citer Pinus silvestris et Pinus nigra austriaca.

 

Le premier, le Pin sylvestre est quant à lui le roi de l’adaptabilité. Son port élancé, son tronc peu commun avec ses nuances de rose saumoné, l’élégance de son feuillage gris aux reflets bleutés et verts, sa silhouette élégante avec de fines proportions – 30 m de haut pour 7 m d’envergure – en font l’un des rois des forêts européennes et de nos montagnes françaises. Il s’acclimatera cependant à bien des territoires mais préfèrera les climats montagnards. Il s’accommode de sols pauvres et ordinaires mais n’aime ni le calcaire ni les terres lourdes. Très rustique, il supporte des températures largement négatives (jusqu’à -30°C) mais redoute les eaux stagnantes. Il est lui aussi à réserver à de vastes jardins ou à des larges allées où son port colonnaire pourra exprimer toute sa puissance ornementale.

Le second, le Pin noir d’Autriche – est originaire des Alpes autrichiennes comme son nom l’indique mais a conquis depuis longtemps les Alpes du Sud, le Massif central, les Cévennes et d’autres zones de moyenne montagne en Europe.

Il atteindra au jardin 30 à 35 mètres (jusqu’à 55 m dans son habitat d’origine).

Son tronc bien droit à l’écorce très crevassée, brun clair enrichi de reflets allant du jaune au gris presque noir, ses aiguilles d’un vert profond, sa résistance au froid, à la sécheresse, au vent comme à la pollution en fond l’allié des grands jardins un peu difficiles.

Trouvez-lui un espace dégagé – il n’aime pas l’ombre –, un sol ordinaire qu’il préfèrera sec et sablonneux et il déploiera sa silhouette pyramidale assez rapidement.

Dans les variétés de taille plus moyenne,

on citera le Pin de Monterey (Pinus radiata), un conifère particulièrement élégant.

Un port bien régulier, conique les premières années, un peu plus colonnaire à maturité. Parsemées durablement de longs cônes, les aiguilles, longues elles aussi, sont bleutées, foncées et nombreuses. La densité de ce feuillage ajoute à la personnalité de ce pin californien même si on devra prendre en compte, au jardin, qu’il produit une ombre très épaisse. Rustique à -15°C, sensible aux fortes gelées mais également aux fortes chaleurs et à la sécheresse, il est à réserver à des climats plutôt tempérés. Il aime les terres calcaires, argileuses, de bruyère, les sols plutôt acides et bien drainés. Sa densité en font un excellent brise-vent. Sa croissance rapide lui permet de vite atteindre ses dimensions définitives, un peu moins d’une quinzaine de mètres de haut pour 4 m d’envergure.

Enfin, les variétés de pin de petites hauteurs – excédant rarement les 5 m – comme les variétés naines – allant du mètre de haut à quelques dizaines de centimètres – sont pléthore.

 

Parmi les plus esthétiques ou originales, on peut citer le Pin de Weymouth (Pinus strobus) nain. La variété ‘Radiata’ de ce pin blanc propose un port buissonnant, une silhouette arrondie de 1.75 m x 1.75 m composée d’aiguilles bleutées, presque argentées, d’une belle brillance. Il s’accommode de tout, à l’exception du calcaire, de presque tous les climats, à l’exception des plus humides, et de toutes les conditions culturales, en pleine terre ou en pot, en rocaille ou sur un balcon.

 

À peine plus petit – 1.3 m x 1.3 m –, comparable en termes d’exigence, également de croissance lente, Pinus mugo ‘Winter Gold’ propose un spécimen de rocaille ultra-lumineux avec des aiguilles nombreuses et longues qui se teintent de doré en été pour devenir totalement jaune étincelant en hiver.

Si c’est la brillance que vous aimez, ne manquez pas de découvrir Pinus densiflora ‘Jane Kluis’.

Ce Pin rouge du Japon est doté d’une écorce rouge orange qui contraste merveilleusement avec le vert clair et vif de ses aiguilles. Sa forme naturelle en parasol et sa petite taille – 1.50 m au bout d’une quinzaine d’année – en fond un petit sujet charmant en rocaille, massif, bac, en plein soleil et dans tous types de sols bien drainés. Il est l’un des pins éligibles à la taille bonsaï et Niwaki.

 

Pour terminer, faisons mention de la version miniature du Pin de Bosnie.

Pinus heldreichii ‘Schmidtii’ culmine à 80 cm et propose une silhouette vert profond, très arrondie, dressée avec malice au sommet d’un petit tronc. Il s’adaptera à tous les climats, s’accommodera de tous les sols, même pauvres, même calcaires, toujours bien drainés. Il s’intègrera à toutes les ambiances, en pleine terre ou en contenant, pour peu qu’il est du soleil.

Quand, comment planter le pin ?

Nous l’avons vu, le genre Pinus se décline en de nombreuses espèces et variétés. Quelques-unes auront des exigences culturales spécifiques, certaines seront plus adaptées à certains climats que d’autres ou demanderont quelques attentions particulières.

 

Quelques règles générales s’appliquent cependant au genre. La période de plantation préconisée en premier lieu : au mieux en septembre et octobre, à défaut au tout début du printemps.

Le sol pourra être pauvre, il pourra être sec ou lourd, il sera impérativement bien drainé. L’emplacement sera forcément ensoleillé.

Prévoyez de l’espace pour les variétés les plus hautes, anticipez l’ombre qu’elles projetteront lors de l’aménagement du reste du jardin.

Évitez la proximité avec le voisinage, du bâti, un domaine public…

Le moment de la plantation venu, n’oubliez pas de tremper longuement la motte.

Creusez un trou au moins trois fois supérieur à celle-ci. La terre doit être décompactée très en profondeur. Travaillez également le sol autour du trou, en surface, à la griffe ou à la fourche-bêche. La racine profonde et les racines superficielles doivent pouvoir s’installer tranquillement, sans entrave.

Mélangez la terre de jardin à du sable ou un peu de gravier pour favoriser le drainage. En cas de terrain trop lourd ou gras, plantez sur une butte. En cas de terre trop pauvre, amendez avec du fumier ou du compost bien mûr. Placez la motte sans la défaire. Amenez la terre à elle en vous assurant de ne pas laisser de vide.

Le trou rempli, tassez très légèrement et arrosez généreusement.

 

Dans un pot, choisissez un contenant percé et installez une couche drainante au fond. Optez pour un terreau de très bonne qualité, apportez éventuellement un peu de terre de bruyère. Arrosez généreusement mais sans détremper.

Astuces Jardiland : dans le cas d’un sujet haut, placez les tuteurs dès la plantation, avant même de placer la motte, et attachez-y le tronc avec des liens souples.

 

Comment entretenir un pin ?

Le Pin demande peu d’attention surtout lorsqu’il est planté dans de bonnes conditions, en pleine terre. Soutenez sa croissance en l’arrosant pendant la saison chaude pendant les trois premières années. En pot, il demande un arrosage un peu plus régulier et éventuellement un apport en engrais spécial conifère au printemps et une protection de type voile d’hivernage par temps très froid.

 

On ne taille pas le Pin pour sa survie mais pour des raisons esthétiques. L’entretien se réalise alors de novembre à mars, hors période de fortes gelées et avant le redémarrage de la végétation.

 

Les grands sujets se “nettoient” : supprimez les branches mortes, les bois chétifs qui encombrent le cœur de l’arbre ; coupez les branches basses à ras du tronc pour le dégager progressivement et former la silhouette. Appliquez un mastic de cicatrisation sur les coupures.

Les pins à aiguilles courtes (Pinus sylvestris, thunbergii ou densiflora par exemple) et les variétés naines se prêtent également particulièrement aux arts de la taille. À vous de choisir votre style ! Une forme animale ou géométrique pour un art topiaire digne d’un jardin à la française. Une miniaturisation façon bonzaï japonais ou penjing chinois, ces arts précis, délicats et millénaires. Une œuvre paysagère de type niwakis, ces arbres d’ornements ancestraux qui peuplent les jardins japonais et qui ont inspirés l’arbre nuage. Cette taille “artistique” s’effectue en deux temps, à la fin du printemps pour la formation puis en septembre pour l’entretien, avec parcimonie, patience et lenteur.

 

Conseil Jardiland : quant à la taille de la cime, renseignez-vous auprès de professionnels, quitte à leur confier la tâche. En effet, l’étêtage reste une opération assez technique, elle n’est pas adapté à tous les arbres, loin s’en faut, et peut provoquer la mort du végétal.

Pour ce qui est des maladies et autres ravageurs, le Pin a bien quelques ennemis. Le plus redoutable d’entre eux, la chenille processionnaire, a connu une progression fulgurante ces dernières années et sévit dans la quasi-totalité des régions françaises à présent. Repérables à leur gros nid ouateux et aux colonnes de chenilles noires duveteuses qui s’en échappent… en colonne, ces insectes, en plus de ralentir considérablement la croissance de l’arbre et d’altérer sa résistance générale, sont extrêmement urticants. À ce titre, il présente un fort inconfort pour l’humain et un réel danger pour les animaux domestiques, entre autres le chien. Il est nécessaire de se débarrasser de tout nid repéré. Il s’agit de le récupérer et de le brûler ou de l’immerger longuement. Vous pouvez également choisir les traitements biologiques comme la pulvérisation de produits à base de Bacillus thuringiensis.

Dans tous les cas, il faut être extrêmement bien protégé pour manipuler le cocon (gant, masque, visière ou lunettes, manches longues, etc.) et il faut souvent travailler à grande hauteur. Nous ne pouvons que vous encourager à vous tourner vers un professionnel.

Moins redoutables mais à surveiller parmi les atteintes les plus communes, le chermès, une espèce de puceron dont vous vous débarrasserez en appliquant une huile minérale sur le tronc de votre sujet quand sa taille le permet encore. Toujours sur des sujets jeunes, traitez à la bouillie bordelaise (en respectant les dosages conseillés par le fabricant) pour lutter contre la rouille du pin et ses taches rouges.

Bienfaits et utilisation du pin

Le pin et plus particulièrement Pinus sylvestris est utilisé depuis toujours en phyto- et aromathérapie.

En infusion, décoction, gargarisme ou encore en huile essentielle, on lui reconnait des qualités antiseptiques, antitussive, expectorante et diurétique. En application externe ou en bain, ses aiguilles contribueraient également à soulager les douleurs rhumatismales et névralgiques. Bien évidemment, son utilisation répondra aux conseils et prescriptions de professionnels qui vous informeront sur les formes, la posologie et d’éventuelles contre-indications.

 

Certaines parties du pin sont également comestibles et entrent dans la composition de plusieurs mets. La partie la plus connue, le pignon intègre la recette traditionnelle du pesto où il rejoint parmesan et basilic. Il fait également partie de bon nombre de recettes levantines, en particulier libanaises, salées ou sucrées.

Plus méconnue, la tradition culinaire amérindienne a laissé quelques traces. Ainsi, après avoir été cuites très légèrement à la vapeur, les jeunes pousses de pin se consomment en vinaigrette, en solo ou accompagnées d’autres jeunes pousses légumières.

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