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Jardin

21 parasites du potager : comment les éloigner ?

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15 min de lecture

Modifié le 02/01/2026

La culture potagère est une aventure formidable. Au plaisir incomparable de déguster sa propre production s'ajoutera celui d'être au plus près de la terre et de voir la vie s'exprimer devant soi. Nous l'avons vu dans un précédent article, quelques maladies viendront attaquer les plantations et des actions seront à mener pour anticiper, prévenir mais également traiter. Il en sera de même avec nombre de parasites plus ou moins nuisibles au potager. Quels sont les parasites qui s'attaquent aux végétaux et plus particulières aux plantes potagères ? Comment se débarrasser de ces insectes et, mieux encore, éviter leur apparition ?


Une observation régulière de vos plants potagers et de leur environnement vous permettront de rapidement repérer les parasites du potager - © BlackSalmon - stock.adobe.com

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Les 21 parasites les plus fréquents au potager

Les Lépidoptères

Les Lépidoptères représentent l’une des plus grandes classes de papillons. Mais alors que ces derniers sont des hôtes importants du potager en jouant un rôle majeur dans l’indispensable pollinisation, les chenilles de certains d’entre eux comptent parmi les insectes les plus nuisibles pour les cultures. On citera les familles les plus connues :

  • les noctuelles qui attaquent plusieurs familles potagères ;

  • les teignes tout particulièrement redoutables pour les alliacées ;

  • les tordeuses dont nous ne parlerons pas ici puisqu'elles concernent le petits fruits et arbres fruitiers ;

  • les piérides qui raffolent de tous les crucifères.


Derrière de charmants papillons se cachent des chenilles dévastatrices au potager. De gauche à droite, Agrotis ipsilon, la noctuelle de la salade, Noctua pronuba et son “ver gris”, Helicoverpa armigera, la noctuelle de la tomate - © Henk Wallays/ Kenneth Cabrera Perez/Wiltrud/ I. Rottländer/Sagar Khunte/Vaakim - stock.adobe.com

Les noctuelles

Les chenilles de noctuelles terricoles sont grises à brunes. Véritables parasites du potager, elles rongent les racines, le collet et les toutes premières feuilles de nombre de légumes comme les blettes ou les pommes de terre. La plus connue d’entre elles est la noctuelle de la salade (Agrotis ipsilon).

Les chenilles de noctuelles défoliatrices, vert clair, brun clair à gris clair, s’attaquent, elles, à toutes sortes de feuilles comme celles des choux ou des betteraves par exemple. On les regroupe le plus souvent sous l’appellation “vers gris”. L’une des plus communes au potager est la chenille de Noctuelle fiancée (Noctua pronuba).

Les chenilles de noctuelles foreuses progressent sur les tiges, les fleurs, les fruits, les gousses, comme celle du haricot par exemple, en les perforant. Elles sont vert-brun. La plus connue d’entre elles est la noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera).

Toutes sont parées de divers motifs selon l’espèce et sont de tailles diverses, situées entre 12 et 50 mm généralement.

Signes & Symptômes : les noctuelles sont difficiles à voir dans un premier temps car elles se dissimulent dans la terre et n’agissent que la nuit ou à l’aube. Mais leurs dégâts seront bien visibles. Si la plante attaquée ne meurt pas toujours, sa croissance est fortement empêchée, sa production ralentie et abîmée. Affaibli, le végétal sera plus vulnérable à la survenue de pourriture et moins résistant aux maladies.

Période à risque : apparition au printemps, attaques par vague jusqu’à l’automne.

Prévention : pour les parcelles précédemment infectées, retournez le sol en hiver pour exposer les chenilles au froid et aux prédateurs ; favorisez la présence de ces prédateurs dont les nématodes, véritables auxiliaires des jardiniers ; dès le printemps, paillez le sol en couche épaisse et installez un voile anti-insecte.

Traitement : pulvérisez des décoctions de prêle ou d'ail ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations de bouillie bordelaise ou utiliser un fongicide autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.

À ne pas confondre avec : une attaque de gastéropodes mais l’absence de mucus et la présence de déjections vous permettra de faire la différence.



Les teignes

Les chenilles de teignes se reconnaissent par un corps de couleur vert clair et des pattes jaunes. Elles mesurent quelques 12 mm de long. Redoutables parasites au potager, elles attaquent principalement le poireau mais également l’ail, l’oignon et l’échalote. Elles creusent des galeries dans les feuilles puis rejoignent l’intérieur du fût ou du bulbe. La teigne du poireau (Acrolepiopsis assectella) est communément appelé vers du poireau.

Signes & Symptômes : la croissance est ralentie ; les feuilles jaunissent et se parent de taches brunes ; le cœur de la plante est perforé et peut finir par pourrir.

Période à risque : apparition en fin de printemps, au redoux puis en début d’automne.

Prévention : veillez à repiquer des plants bien secs ; associez à vos plantations des plantes répulsives pour les teignes comme la carotte ; installez un filet anti-insectes ; disposez un piège à phéromones spécifiques aux vers du poireau ; pulvérisez une décoction de tanaisie tous les 15 jours.

Traitement : pulvérisez du purin de prêle éventuellement mélangé à du savon noir ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.

À ne pas confondre avec : la mineuse du poireau.


La piéride du chou

Les chenilles de ce papillon blanc mesurent de 4 à 5 cm de long, sont vert grisâtre et rongent peu à peu les feuilles extérieures jusqu'à n'en laisser que les nervures. Parasites fréquents au potager, elles apprécient tous les types de brassicacées, tous les choux, les navets, les radis mais également la capucine, souvent présente dans les potagers pour son rôle de plante auxiliaire qu'on se gardera donc bien de planter près des crucifères.

Signes & Symptômes : les feuilles extérieures sont rongées jusqu'à la nervation.

Période à risque : apparition en mai puis en août.

Prévention : plantez des cultures répulsives pour les piérides comme la bourrache, la sauge, le plantain, le romarin, l'aneth, le céleri ; installez un filet anti-insectes ; paillez avec des fougères ou du genêt ; pulvérisez de l'extrait de tanaisie hebdomadairement ; éliminez manuellement les œufs (allongés, légèrement pointus, côtelés, jaunâtres) au fur et à mesure de leur apparition sous les feuilles.

Traitement : dès apparition, pulvérisez toutes les semaines du purin d'ail mélangé à du savon noir à raison de 100 ml d'ail et 5 ml de savon noir pour 1 l d'eau ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations de produit à base de Bacillus thuringiensis autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre avec : la piéride de la rave, plus petite mais surtout ne pas confondre ses œufs avec ceux de la coccinelle, ces derniers étant lisses et plus arrondis.


Les Hémiptères

Quelques-uns des hémiptères présentés dans cet article avec, de gauche à droite et de haut en bas : Halyomorpha halys, la punaise diabolique, Lygus pratensis, la punaise des prés, une des punaises du chou (Eurydema ornata), la cicadelle de la pomme de terre (Empoasca fabae), une aleurode (Aleyrodoidea) et le psylle de la carotte (Trioza apicalis) - © Marco Uliana/Krzysztof/André Labetaa/Klejdysz Tomasz/Jürgen Kottmann/Luc Pouliot - stock.adobe.com

Cet ordre d'insectes offre au potager son lot de parasites parmi les plus connus et redoutés au potager. Parmi les familles les plus fréquentes au potager, on citera :

  • les punaises dont certaines espèces asiatiques connaissent une recrudescence inquiétante dans nos jardins ;

  • les pucerons, célèbres et divers piqueurs-suceurs ;

  • les cicadelles, et plus particulièrement la cicadelle de la pomme de terre (Empoasca fabae) ;

  • les aleurodes également appelées mouches blanches,

  • les psylles dont certaines espèces ravageront la carotte (Dyspersa apicalis) ou encore les alliacées (Bactericera tremblayi).

Nous ne reviendrons pas sur les pucerons auxquels nous avons consacré deux articles, “Lutter contre les pucerons” et "Comment éloigner les pucerons des rosiers” avec des conseils applicables au potager. Mais voyons ces autres insectes piqueurs-suceurs.


Les punaises

Pas facile de s'y retrouver dans cette vaste famille qui regroupe tout autant des ravageurs que des auxiliaires qui mangeront pucerons, jeunes chenilles, aleurodes, thrips, acariens ou encore psylles. Nous nous intéresserons ici qu'aux punaises phytophages qui se repaissent de nos cultures légumières (et fruitières) mais qui sont également vecteurs de maladies :

  • la punaise verte (Palomena prasina), facilement reconnaissable par sa couleur vert franc uni, qui s'attaque principalement aux solanacées dont les tomates, les pommes des terre ou encore les aubergines mais également à quelques cucurbitacées comme le concombre ou fagacées comme les haricots :

  • la punaise diabolique (Halyomorpha halys), venue d'Asie, brun grisâtre, aux antennes marquées de deux taches blanches, qui ravagera nombre de cucurbitacées, courgettes, citrouilles et autres potirons mais également les brassicacées (tous les choux, les radis, le navet, etc.) ;

  • la punaise des prés (Lygus pratensis), de couleur verte, brune et/ou rougeâtre, friandes de fleurs et de légumes comme les concombre, les poivrons mais également les salades ;

  • les divers punaises du chou (Eurydema), dotées de divers motifs mais toutes rouges et noires (à ne pas confondre avec le gendarme qui n'est pas un parasite ravageur au potager).

Signes & Symptômes : taches et déformation des tissus ; apparition de gales ; ralentissement de la croissance ; nécrose des fruits ; chutes de fleurs et des fruits ; apparition de maladies transmises par les punaises elles-mêmes.

Période à risque : printemps et été.

Prévention : appliquez des macérations huileuses ou des décoctions d'ail mélangé à un peu de savon noir très régulièrement ; plantez menthe, mélisse et népéta ou pulvérisez une préparation à base d'huile essentielle de menthe ; pensez au filet anti-insectes ; favorisez la présence de prédateurs des punaises telles que les araignées et les oiseaux.

Traitement : les pulvérisations valables en prévention le sont aussi en traitement ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.

À ne pas confondre avec : la mineuse du poireau.


Les cicadelles

De cette grande famille d'insectes sauteurs, nous parlerons ici de la cicadelle de la pomme de terre (Empoasca fabae) qui attaque également d'autres cultures dont les haricots. Il ne mesure pas plus de 3 mm. Reconnaissable à son corps vert pâle irisé, cet insecte ailé se déplace pourtant en sautant et vient sucer la sève des feuilles de ses hôtes, les affaiblissant mais leur transmettant également des maladies.

Signes & Symptômes : dessèchement localisé ; formation de miellat puis de fumagine ; affaiblissement de la plante ; croissance ralentie ; rendement médiocre.

Période à risque : dès la fin du printemps et jusqu'aux gelées.

Prévention : pulvérisez une solution à base de savon noir dilué (5 cuillère à soupe de savon pour 1 l d'eau) ; installez des filets anti-insectes ; favorisez la présence de prédateurs des parasites du potager et plus particulièrement des cicadelles telles que les coccinelles.

Traitement : si la plante le permet, douchez son feuillage à jet fort ; les pulvérisations valables en prévention le sont aussi en traitement ; si cela ne suffit pas ayez recours à un épandage de purin d'ortie.

À ne pas confondre avec : d'autres espèces de cicadelles qui ne s'attaque pas au potager ou à certaines cercopes.


Les aleurodes

Les larves plates et blanches de ces minuscules mouches blanches (Aleyrodoidea) ressemblent fortement à celles des cochenilles. Elles s'attaquent plus particulièrement au feuillage des haricots et pommes de terre qu'elles vident de leur sève, ce qui fait d'elles des parasites du potager à éloigner sans tarder.

Signes & Symptômes : apparition de miellat puis formation de fumagine sur les feuilles ; affaiblissement de la plante ; croissance ralentie ; dépérissement total.

Période à risque : été.

Prévention : installez des pièges gluants (attention toutefois, ils piègent TOUS les insectes) ; favorisez la présence de plantes répulsives pour l'aleurode comme la ciboulette ou encore les tagètes ou les capucines.

Traitement : lorsque possible, nettoyage manuel du miellat ; pulvérisation d'une solution à base de tanaisie ou de purin d'ortie ; introduction de prédateurs de l'aleurode comme Encarsia formasa, une petite guêpe ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre avec : les larves de cochenilles.


Les psylles

Friand de carottes ou encore de poireaux, ces insectes ailés vert-brun, de 2 à 6 cm et leurs larves sont de redoutables parasites du potager, ils causent de nombreux dégâts en piquant et suçant les feuilles et parfois les bourgeons.

Signes & Symptômes : apparition de miellat puis formation de fumagine sur les feuilles ; affaiblissement de la plante ; croissance ralentie ; dépérissement total.

Période à risque : printemps et été.

Prévention : installez des filets anti-insectes ; favorisez la présence de prédateurs auxiliaires comme la coccinelle, la chrysope, etc.

Traitement : lorsque possible, suppression des larves au jet d'eau ; pulvérisation de savon noir dilué dans de l'eau ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre avec : une attaque de pucerons ou de cicadelles qui causent le même type de dégâts.


Les coléoptères

Les parasites du potager de l'ordre des coléoptères avec, de gauche à droite et de haut en bas : une altise (Alticinae), un doryphore (Leptinotarsa decemlineata), une bruche (Bruchus), un hanneton (Melolonthinae), un taupin (Agriotes) et deux vers, le ver blanc du hanneton et le ver fil de fer du taupin - © Tomasz/Daniel Borker/Tomasz/Anyka Photography /Panosud360/Coulanges/Anatoliy - 1, 3, 4, 5 et 6, stock.adobe.com ; 2, pixabay.com

Voici une famille complexe pour qui cultive un potager car elle inclue autant d'amis que d'ennemis. Prenons la coccinelle, elle sera une auxiliaire précieuse pour sa prédation envers des parasites communs du potager ou encore le carabe doré qui dévorera les limaces. Mais ce sont les ravageurs que nous vous présentons ici.


Les altises

Noire, bleutée ou dorée, l'altise (Alticinae) est si minuscule qu'on la surnomme la puce de jardin. Elle n'en sera pas moins un parasite important du potager et fera des dégâts considérables surtout sur les brassicacées (les crucifères) comme les choux ou les radis par exemple mais se laisse tenter par d'autres espèces comme la betterave ou la blette.

Signes & Symptômes : petits trous circulaires sur les jeunes pousses, le feuillage tout entier voire la tige ; anéantissement des semis ; ralentissement de la croissance des plants.

Période à risque : fin du printemps.

Prévention : paillez pour amener de l'humidité au pied ; plantez au pied des plantes répulsives comme le trèfle blanc ou la tanaisie ; plantez à bonne distance des plantes à sacrifier qui attireront à elles les altises comme la moutarde ; installez un filet anti-insectes.

Traitement : maintenez la terre humide ainsi que le feuillage pour les légumes qui le tolèrent ; pulvérisez du purin d'ortie ; introduisez des prédateurs de l'altise comme Encarsia formasa, une petite guêpe ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre ou de roténone autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre : sa larve avec celle du charançon.


Le doryphore

Larves et sujets adultes de ce bel insecte à carapace jaune rayée de noir sont de redoutables parasites du potager. Alors que les adultes troueront les feuilles, les larves les rongeront allègrement jusqu'à les dévorer entièrement. Racines et tubercules seront également attaqués. Le péché mignon de Leptinotarsa decemlineata ? Les solanacées au premier rang desquelles les pommes de terre mais également les aubergines voire les tomates.

Signes & Symptômes : trou dans les feuilles, grignotage intégral du feuillage, détérioration des racines et des tubercules encore sous terre.

Période à risque : d'avril à septembre.

Prévention : pratiquez la rotation des cultures car le doryphore reste sous terre ; fertilisez le sol avec du compost ou du fumier bien décomposé ; attirez ses prédateurs comme le hérisson ou le carabe ; plantez à proximité immédiate des espèces répulsives pour le doryphore comme l'ail, le basilic, la sarriette ou encore les œillets d'Inde.

Traitement : à la main, détruisez les œufs dissimulés au revers des feuilles et ramassez les larves et doryphores adultes autant que possible ; pulvérisez du purin de consoude ou d'ortie pour leur effet répulsif ; introduisez des nématodes ou des coccinelles ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre : ses œufs avec ceux des coccinelles.


Le ver blanc des hannetons

Ici encore, ce n'est pas le hanneton adulte (Melolonthinae) qui pose réellement problème mais bien sa larve qui est considérée comme un véritable parasite au potager. Fort de leur taille imposante (jusqu'à 8 cm de long), ces gros vers blanc sale sont dotés d'une tête brun orangé et d'une extrémité de queue grise. Friands de racines, ils seront redoutables pour tous les végétaux et, bien sûr, tout particulièrement pour les légumes-racines comme la carotte, le navet, le radis, etc.

Signes & Symptômes : dépérissement brutal du plant.

Période à risque : au printemps et en été.

Prévention : plantez certains engrais verts qui lui sont toxiques comme le trèfle blanc ; paillez avec du feuillage émincé de crucifères (choux, navet, etc.) ; attirez ses prédateurs et en particulier des oiseaux comme les mésanges, les moineaux ou les corneilles ; accueillez des poules dans votre potager ; plantez à proximité immédiate des espèces répulsives pour le doryphore comme l'ail, le basilic, la sarriette ou encore les œillets d'Inde.

Traitement : binez au pied des végétaux atteints pour faire remonter les vers à la surface, visibles pour les prédateurs ; introduisez des nématodes spécifiques par arrosage ; si cela ne suffit pas, ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre : ses larves avec celles de la cétoine dorée.


Le ver fil de fer du taupin

Bien plus fin que le ver blanc, le ver fil de fer est la larve du taupin (Agriotes), un coléoptère sauteur. Ce ver jaunâtre de moins de 2 centimètres viennent creuser des galeries et se repaître des racines et tubercules. Leur principale cible ? La pomme de terre et toutes sortes de légumes-racines mais également des légumes-feuilles comme les salades.

Signes & Symptômes : ralentissement de la croissance, dépérissement brutal et sans raison apparente du plant.

Période à risque : au printemps et à la fin de l'été.

Prévention : pratiquez une rotation des cultures longue ; alcaliniser le sol avec de la chaux par exemple chaque année ; arrosez avec un purin de fougères dilué ; attirez ses prédateurs comme les oiseaux ou encore les carabes ; accueillez des poules dans votre potager.

Traitement : binez au pied des végétaux atteints pour faire remonter les vers à la surface, visibles pour les prédateurs ; posez des "pièges" à taupin, de simples rondelles de pommes de terre que vous renouvellerez tous les 2 jours ; introduisez des nématodes spécifiques par arrosage ; optez pour des pièges à phéromones là aussi spécifiques.

À ne pas confondre avec : le géophile ou la louvette.


Les bruches

Qu'elle soit des pois, de la fève, des haricots secs ou des lentilles, la bruche (Bruchus), petit insecte brun d'à peine 5 mm, et ses minuscules larves blanchâtres provoquent de redoutables dégâts en s'installant directement dans les graines, contaminant ainsi vos éventuels stocks de graines.

Signes & Symptômes : grignotage des feuilles par les adultes ; perforation des graines par la larve rendant celles-ci impropres à la consommation.

Période à risque : au printemps et en début d'été.

Prévention : pulvérisez une décoction de tanaisie pour son effet répulsif sur la bruche ; récoltez et consommez les légumineuses vertes lorsque possible (c'est le cas du pois) ou tout du moins le plus tôt possible ; en vue d'un semis ultérieur, faites tremper les graines en amont de la plantation et supprimez celles qui flottent ; lavez, séchez, passez vos graines au congélateur avant que de les conserver au réfrigérateur jusqu'au semis suivant.

Traitement : traitez avec un insecticide biologique spécifique.

À ne pas confondre avec : le sitone.


Mouches & Thrips

Thrisps et mouches parasites du potager, de gauche à droite et de haut en bas : Delia radicum, la mouche du chou, Psila rosae, la mouche de la carotte, Delia antiqua, la mouche de l'oignon, Tuta absoluta, la mineuse de la tomate, Napomyza gymnostoma, la mineuse du poireau, un thrips (Thysanoptera) - © Otto Song/Tomasz Klejdysz/Andrew/Mikhaïl Jigaline/Tomasz Klejdysz/Jorge Urosa Alonso Wirestock - stock.adobe.com

Nous terminerons cette liste par deux catégories d'insectes ailés, parasites du potager : les mouches et mouches mineuses, appartenant à l'ordre des Diptères et les thrips, ardents représentants des Thysanoptères.


Les mouches et mouches mineuses

Qu'il s'agisse de la mouche du chou (Delia radicum), de l'asperge (Plioreocepta poeciloptera), de la carotte (Psila rosae), de l'oignon (Delia antiqua) ou encore des mouches mineuses de la tomate (Tuta absoluta) ou du poireau (Napomyza gymnostoma), difficile de les différencier les unes des autres dans leur apparence sauf à prendre le temps d'un observation avertie et très rigoureuse. Ce qui est certains c'est que toutes seront des parasites sévères du potager et auront en commun de creuser des galeries dans les racines ou le feuillage de leurs légumes cibles et de les détériorer de manière significative.

Signes & Symptômes : galeries visibles ; arrêt de la croissance ; pourrissement du légume.

Période à risque : été.

Prévention : pratiquez la rotation des cultures ; procédez à des associations de légumes qui se protègeront entre eux ; plantez des plantes répulsives comme l'aneth ou la tanaisie, la lavande ou l'absinthe ou utilisez-les en paillage ; installez des voiles anti-insectes ; aérez régulièrement le sol pour détruire les œufs.

Traitement : arrachez et détruire les plants malades.

À ne pas confondre avec : d'autres espèces de mouches qui ne parasitent pas le potager ou encore la teigne.


Les thrips

Minuscules insectes n'excédant pas 2 mm de long, ces insectes ailés, allant du jaune clair au brun très foncé sont des parasites communs du potager où ils attaqueront tomates, concombres, aubergines mais également haricots verts ou encore oignon et poireau. Les thrips (Thysanoptera) sont également vecteurs potentiels de maladies virales.

Signes & Symptômes : taches et marbrures grises ; présence d'excrément noir sur le feuillage ; déformation des jeunes pousses, des fleurs et des fruits ; assèchement total des feuilles.

Période à risque : été.

Prévention : maintenez un environnement humide, brumisez le feuillage des plantes potagères qui le tolèrent ; pratiquez la rotation des cultures.

Traitement : introduisez des prédateurs du thrips comme les nématodes, certains acariens ou punaises ; utilisez des pièges englués spécifiques ; pulvérisez une décoction d'ail éventuellement mélangé à du savon noir pour gêner la progression des insectes ; si cela ne suffit pas, ayez recours aux pulvérisations d'extrait de pyrèthre autorisé en agriculture biologique.

À ne pas confondre avec : les tétranyques ou les aoûtats.

Une observation régulière de vos cultures potagères vous permettra de repérer rapidement les parasites du potager et de prendre les mesures qui s'imposent. Travaillez en amont, en prévention le plus possible et le moment venu du traitement, optez pour des solutions naturelles pour préserver votre environnement mais également vos santé et la qualité de la nourriture que vous produisez. Et n'oubliez pas que la nature sait combattre ses propres parasites, au potager comme au jardin ornemental. Appuyez-vous sur les plantes répulsives ou protectrices et sur les prédateurs naturels que vous vous appliquerez à faire venir au jardin !