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Modifié le 22/01/2024
Cultiver des légumes et des fruits, semer, planter, entretenir et voir pousser jour après jour... Consacrer du temps à une production gourmande que pourront savourer proches et amis est un bonheur de tous les instants ! L'apparition d'une maladie au potager ne saurait mettre à mal vos efforts. Il sera donc important de savoir quelles maladies attaquent les plantations au potager ou sous serre, comment les identifier, comment les prévenir, lutter contre elle grâce à un équilibre entre bons gestes culturaux, soin des végétaux et traitements les plus naturels possibles. Suivez le guide !

Quels types de maladies redouter au potager ?
Que vous les cultiviez en pleine terre et en plein champ, en carré, sous serre ou encore en pot, plantes potagères et fruitières connaissent leur lot de désagréments. Les nuisibles, parasites et autres ravageurs au potager bio ou conventionnel feront l'objet d'un autre article. Pour l'heure, c'est aux maladies que nous nous intéressons en proposant tout d'abord une définition simple.
Les maladies cryptogamiques
Également appelées maladies fongiques, elles sont les plus communes et les plus connues des maladies au potager, au verger mais également au jardin d'ornement. Il s'agit de l'attaque plus ou moins marquée et néfaste de champignons microscopiques sur tout ou partie d'une plante. Ces champignons sont divers et occasionnent des dégâts tout aussi divers aux végétaux. Parmi les maladies cryptogamiques les plus fréquentes au potager, on peut citer entre autres :
l'oïdium,
le mildiou,
la rouille,
la cloque
la fumagine,
la fonte des semis.
Nous reviendrons plus en détail sur chaque maladie du potager un peu plus loin.
Les maladies bactériennes
Les maladies cryptogamiques peuvent parfois être confondues avec des maladies bactériennes comme :
les nécroses et les brûlures,
les tâches huileuses et pourriture molle,
les galles et tumeurs,
les chancres,
les trachéobactérioses.
Ce type de maladie du potager comme la galle du collet ou le feu bactérien sont généralement très difficiles à traiter. Ce sont plutôt des traitements préventifs que l'on tentera de mettre en place, comme la bouillie bordelaise par exemple, tout en modérant son utilisation car bien que naturelle celle-ci contribue, à terme, à modifier voire à altérer les qualités du sol et de la biodiversité. La série de bons gestes que nous préconisons plus loin seront les meilleurs remparts contre ce type d'attaques.
Les viroses végétales
Les virus végétaux ou phytovirus se comptent par milliers et peuvent contaminer tant les cultures potagères que les arbres et arbustes fruitiers, les plantes à fleurs ou encore les arbres d'ornement. Ils provoquent des dégâts sur le feuillage (coloration irrégulière, effet mosaïque, déformation, cloque, nécrose), les fleurs et les fruits (chétivité, nécrose, avortement) et des tiges (petites et nécrosées). Outre le fait que certaines espèces botaniques seront moins résistantes que d'autres, la survenue de ce type de maladie virale au potager sera favorisée par des facteurs extérieurs :
un espace de culture mal entretenu ;
un outillage contaminé ;
la présence massive de ravageurs, des insectes suceurs-piqueurs d'autant plus redoutables qu'ils seront ailés et se déplaceront rapidement d'un plant à l'autre ;
des hivers doux.
Les viroses végétales ne se traitent pas mais elles pourront se combattre préventivement principalement en améliorant les conditions de culture mais également en sélectionnent des plants sains, des variétés résistantes et en détruisant systématiquement les végétaux infectés.
Bons gestes & Bonnes habitudes

Avant que d'aborder plus en avant les spécificités de chaque maladie présente au potager ou tout du moins des plus fréquentes, les moyens de les prévenir et de les traiter spécifiquement, il est bon de rappeler les bonnes habitudes à prendre lorsque l'on cultive légumes, fruitiers et plus largement plantes d'ornement. Ces gestes seront une première garantie de bonne santé pour vos végétaux et une manière assez aisée de dire stop à l'apparition d'une maladie au potager :
optez pour des variétés les plus résistantes possible ;
utilisez des semences saines ;
utilisez un matériel en bon état, bien aiguisé, propre, désinfecté entre chaque plante et chaque utilisation ;
plantez les espèces sensibles séparément ;
assurez une bonne circulation de l'air en espaçant les plants ;
protégez autant que possible la plante contre toutes les formes de stress (stress hydrique, froid et gel, taille intempestive, carences) ;
surveillez les attaques de parasites qui affaiblissent la plante ;
arrosez au pied en évitant de toucher le feuillage ;
conservez un environnement propre, exempt d'adventices et de déchets ;
tuteurez correctement les variétés qui le nécessitent ;
paillez le sol au pied, aérez ce paillage régulièrement (découvrez comment pailler le potager) ;
évitez les fertilisations surdosées et tout particulièrement les engrais chimiques qui "forcent" la croissance en plus de polluer les sols ;
évitez les engrais très azotés en périodes propices aux maladies ;
évitez de blesser les végétaux ou de pratiquer des tailles intempestives ;
détruisez systématiquement les parties contaminées en ne les versant surtout pas au compost, le brûlage des déchets verts étant interdits, déposez-les dans votre déchetterie ;
semez des engrais verts sur les parcelles contaminées pour assainir les sols (découvrez pourquoi et comment semer des engrais verts) ;
faites "tourner" les cultures d'une année à l'autre (découvrez comment bien réaliser la rotation des cultures au potager).
Selon les espèces cultivées et la maladie apparue au potager, ses gestes seront à associer à divers traitements préventifs. Vous favoriserez bien évidemment traitement maladie des plantes naturel et des fongicides autorisés en agriculture biologique.
Les 11 maladies les plus fréquentes
Nous l'avons vu, plantes potagères et fruitiers ne sont pas à l'abri d'attaques diverses. Les bons gestes répertoriés ci-dessus éloigneront le plus souvent la plupart d'entre elles. Mais pour les plus fréquentes, voici quelques astuces pour les repérer, les identifier, prévenir leur apparition ou traiter leur survenue. Si un certain nombre de produits de synthèse, fongicides et autre anti-nuisible existent pour éloigner la maladie du potager, nous choisissons ici de vous présenter des solutions plus naturelles. Une façon d'encourager un jardinage plus responsable quand il s'agit de traiter une maladie au potager et de plaider pour une production saine pour vous et vos proches.

Les alternarioses
Également qualifiées de pourritures noires, elles sont nombreuses et peuvent toucher, en automne, en hiver et en été, diverses familles potagères.
Légumes concernés : les solanacées et en particulier la tomate mais également la pomme de terre ou l'aubergine, les cucurbitacées comme les potirons, les haricots, les blettes ou encore les arbres fruitiers sont concernées par l'alternariose des fruits ; les ombellifères comme la carotte et le persil sont concernées par l'alternariose des racines parfois appelée pourriture noire ; les poireaux, l'ail et l'oignon sont touchés par l'alternariose des alliacées ; les salades et plus particulièrement les laitues et les chicorées sont attaquées par l'alternariose des astéracées ; les divers choux, le navet ou encore le rutabaga sont concernés par l'alternariose des crucifères.
Signes & Symptômes : taches plus ou moins sombres et concentriques, entourées d'un halo jaune, apparaissant au cœur des feuilles suivie d'une perforation puis d'une chute de celles-ci ; extension aux fruits chez certaines espèces.
Causes : concomitance de températures douces et d'une forte humidité.
Prévention : réduisez ou cessez les apports azotés ; traitez les sols avec du purin de prêle dilué tous les mois ; pulvérisez les plants avec une décoction de prêle ou d'ail ou avec du bicarbonate de soude dilué tous les 3 jours pendant une quinzaine de jours dès lors que le temps est chaud et humide.
Traitement : pulvérisez des décoctions de prêle ou d'ail ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations de bouillie bordelaise ou utiliser un fongicide autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.
À ne pas confondre avec : le botrytis dont les taches touchent le bord des feuilles plutôt que le centre.
Les anthracnoses
Elles aussi sont diverses, se manifestent à peu près sous la même forme, au printemps et en été, et concernent diverses familles potagères et fruitières mais également des arbres et plantes d'ornement.
Légumes concernés : les légumes-graines comme les haricots, les pois ou les fèves, les petits fruits comme les fraisiers, les groseilliers, la vigne, les fruitiers comme les cerisiers, les amandiers, les pommiers, les légumes-fruits comme les concombres ou le melon.
Signes & Symptômes : taches noires à pourtour brun apparaissant sur les feuilles, les tiges et les fruits et ayant tendance à blanchir avec le temps.
Causes : concomitance de températures douces et d'une forte humidité.
Prévention : réduisez ou cessez les apports azotés ; traitez les sols avec du purin de consoude ou d'ortie ; pulvérisez les plants hebdomadairement avec une décoction de prêle ou d'ail dès lors que le temps est chaud et humide.
Traitement : arrachez et détruisez les parties atteintes ; pulvérisez des décoctions de prêle ou d'ail ou du purin de consoude ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations de bouillie bordelaise ou utilisez un fongicide autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.
À ne pas confondre avec : le mildiou en particulier sur les tomates.
Le botrytis
Également appelé pourriture grise, ce champignon apparait au printemps et en été. Cette maladie commune au potager touche de nombreux légumes, des fruits mais également de nombreuses fleurs ; il survit également sur les végétaux morts.
Légumes concernés : la tomate, les salades, les oignons, les pois et haricots, les petits fruits, la vigne.
Signes & Symptômes : petites taches brunes puis duvet de moisissure grise sur les racines, les tiges, les feuilles et les fruits.
Causes : milieu confiné, fraîcheur et humidité, plantes déjà fragilisées par des attaques de parasites ou par certaines maladies.
Prévention : aérez les espaces confinés comme les serres ; réduisez ou cessez les apports azotés et apportez du calcium et de la silice par voie foliaire ; pulvérisez avec une décoction d'ail ou une poudre à base de Bacillus amyloliquefaciens.
Traitement : arrachez et détruisez les parties atteintes ; pulvérisez une décoction d'ail, du purin de prêle ou du bicarbonate de potassium dilué ; si cela ne suffit pas ayez recours aux pulvérisations de bouillie bordelaise ou utilisez un fongicide autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.
À ne pas confondre avec : la cloque du pêcher ou l'oïdium.
La fonte des semis
Maladie cryptogamique provoquée par la présence de champignons divers dans le sol, elle concerne les jeunes plants tout juste sortis de terre.
Légumes concernés : les plants élevés en pépinière ou semés en place et tout particulièrement ceux de solanacées (surtout les tomates et les aubergines), les brassicacées comme les navets ou les radis, les cucurbitacées comme les courgettes ou les melons mais également les haricots et les salades.
Signes & Symptômes : semis clairsemé avec un grand nombre de graines n'ayant pas germé ; base de la tige très fine avec une coloration brunâtre ou rougeâtre ; amollissement et affaissement de la plantule puis pourrissement.
Causes : humidité excessive.
Prévention : aérez les serres et les sols ; ne semez ni trop profond ni trop dru ; utilisez un terreau de semis, léger et pauvre en azote, éventuellement amendé avec une poudre de charbon de bois horticole ; limitez les arrosages ; pensez au drainage ; faites tremper les graines dans une décoction de prêle avant semis ; arrosez avec du purin de prêle dilué ou pulvérisez avec une infusion d'ail ou du bicarbonate de soude dilué.
Traitement : pas de traitement possible, la fonte étant fulgurante.
À ne pas confondre avec : un simple filage survenant quand un plant part à la recherche de plus de lumière.

La fumagine
Cette suie noirâtre ne survient qu'après une infestation d'insectes piqueurs-suceurs comme les pucerons ou les cochenilles par exemple. Après que ceux-ci soient venus se repaître de la sève des plantes, ils déposent un miellat qui encouragera la survenue de ce duvet noir très inesthétique. Ce champignon parasitaire n'attaque pas la plante à proprement parler mais en se développant massivement sur le feuillage et sur la tige, il finit par occulter la lumière et asphyxier la plante.
Légumes concernés : tous ceux concernés par les attaques d'insectes piqueurs-suceurs, les plantes exsudant naturellement du miellat comme les agrumes par exemple.
Signes & Symptômes : apparition d'une suie noirâtre légèrement collante sur toutes les parties de la plante
Causes : les attaques d'insectes piqueurs-suceurs, une ambiance sèche et chaude
Prévention : combattez l'installation des insectes piqueurs-suceurs ; favorisez une bonne circulation de l'air entre les plants ; quand cela est possible, doucher la plante contaminée ou nettoyez manuellement les parties recouvertes de miellat
Traitement : quand cela est possible, douchez la plante contaminée ou nettoyer manuellement les parties recouvertes de fumagine.
À ne pas confondre avec : la pourriture grise (le botrytis).
La hernie du chou
Si les attaques racinaires de ce champignon restent très ciblées - il attaque principalement les crucifères -, il n'en est pas moins redoutable puisqu'il peut survivre plusieurs années dans le sol.
Légumes concernés : les crucifères comme le chou-fleur, le chou cabus mais également le navet ou la moutarde.
Signes & Symptômes : racines endommagées par des excroissances ; développement réduit de la plante ; flétrissement du feuillage durant les heures les plus chaudes de la journée.
Causes : températures douces combinées à une forte humidité des sols ; sol acide.
Prévention : relevez le pH du sol avec un apport calcaire, de la chaux par exemple (découvrez comment amender la terre de manière naturelle) ; assurez un bon drainage ; attendez plusieurs années avant d'installer les crucifères au même endroit du potager.
Traitement : quand l'attaque est visible, il est trop tard pour agir, arrachez et détruisez les plants contaminés.
À ne pas confondre avec : les galles du charançon gallicole du chou.
Le mildiou
Maladie malheureusement très fréquente au potager comme au jardin d'ornement, les diverses déclinaisons de cette espèce de champignon attaquent un grand nombre de légumes et s'installe généralement en raison de conditions climatiques particulières aggravées par de mauvaises habitudes culturales.
Légumes concernés : plus particulièrement les solanacées comme la tomate et la pomme de terre, les crucifères comme les choux et les radis, la vigne à raisin.
Signes & Symptômes : petites taches survenant d'abord sur le feuillage, jaunes puis brunes, grandissant peu à peu, séchant rapidement ; duvet grisâtre au revers des feuilles ; plus tardivement, taches brunes irrégulières sur la tige, marbrures brunes parfois bosselées sur les fruits.
Causes : humidité de l'air excessive et températures en-dessous de 25°C (au-delà, la maladie cesse de se développer).
Prévention : privilégiez des espèces et variétés résistantes au mildiou ; préparez une terre riche et fertile ; espacez les plants pour maintenir une bonne circulation de l'air ; protégez de la pluie ; aérez les serres ; modérez l'arrosage pratiqué impérativement au pied sans toucher le feuillage ; évitez les blessures et tailles intempestives ; supprimez et détruisez rapidement les parties contaminées ; pulvérisez par anticipation une décoction de prêle tous les 15 jours voire, en climat à fort risque, du bicarbonate de soude dilué dans de l'eau légèrement savonneuse (savon noir ou savon de Marseille) ou de la bouillie bordelaise (sachant qu'il est important de ne pas brumiser les fleurs, ces deux composés nuisant à la floraison.
Traitement : pas de guérison possible mais un arrêt de la propagation grâce à des pulvérisations de purin de prêle ou de décoction d'ail ou des arrosages avec purin de consoude et purin d'ortie ; supprimez les parties atteintes ; arrachez les plants trop fortement atteints ; ne laissez pas traîner les parties contaminées dans le jardin, déposez-les en déchetterie ou éventuellement au composteur dont la chaleur ambiante détruira le champignon.
À ne pas confondre avec : l'alternariose qui elle commence au niveau du pédoncule, la pourriture blanche qui elle ne concerne que la tige sans que celle-ci ne se teinte en noir ou encore, en ce qui concerne les tubercules comme la pomme de terre, la pourriture rose ou aqueuse.

La nécrose apicale
Plus généralement connue sous le terme "cul noir", cette affection non contagieuse touche les légumes-fruits et plus particulièrement la tomate jusqu'à rendre son fruit inconsommable. Une maladie du potager qui aura une conséquence directe sur vos récoltes.
Légumes concernés : certaines solanacées et tout particulièrement la tomate.
Signes & Symptômes : le dessous de la tomate encore verte (zone apicale du fruit) se couvre d'une lésion brun clair qui s'agrandit peu à peu et fonce jusqu'à devenir noire.
Causes : un sol déséquilibré (carence du fruit en calcium lié à une carence du sol en phosphore, déséquilibre entre le taux de potassium et de calcium, concentration trop importante en sels minéraux) ; la sensibilité accrue de certaines variétés à ce pathogène ; une instabilité climatique avec une succession de temps frais et humide et de temps chaud, sec et venteux ; stress soudain de toute nature.
Prévention : rééquilibrez le sol (éviter les fumures azotés, faire des apports raisonnés de calcium, maintenir un bon niveau de phosphore, maintenir un pH entre 6.5 et 6.8) ; préférez les variétés les moins sensibles ; maintenez un bon équilibre feuilles/fruits en effeuillant si nécessaire ; aérez le sol et les cultures ; offrez un arrosage bien régulier ; paillez le sol pour préserver l'humidité au sol ; évitez les blessures et tailles intempestives.
Traitement : les dégâts sur le fruit sont irréversibles mais un suivi des bons gestes de culture empêcheront la maladie de progresser.
À ne pas confondre avec : l'alternariose et le mildiou qui font des dégâts similaires sur les fruits mais attaquent le feuillage en tout premier lieu.
L'oïdium
Apparaissant principalement au printemps et en automne, cette maladie commune du potager est reconnaissable entre toutes par la feuille blanche dont se pare de nombreux légumes.
Légumes concernés : tout particulièrement les cucurbitacées comme le potiron ou les concombres mais également les solanacées et principalement les tomates, plus rarement les petits fruitiers comme les framboisiers, la vigne à raisin, les arbres fruitiers et d'autres légumes cultivés sous serre.
Signes & Symptômes : apparition d'un feutrage blanc très farineux sur les feuilles les plus vieilles et les tiges et plus rarement sur les fruits.
Causes : principalement un temps chaud et humide.
Prévention : évitez les engrais azotés ;faites des apports réguliers de matières organiques ; paillez ; renforcez les défenses naturelles de la plante en apportant du purin de prêle, d'ortie et de consoude ; lors de conditions climatiques propices à l'oïdium, pulvérisez du bicarbonate de soude dilué (en évitant les fleurs) voire du soufre (à utiliser avec parcimonie) ; arrosez impérativement au pied sans toucher le feuillage ; effeuillez en cas de feuillage très dense.
Traitement : supprimez rapidement les parties atteintes et déposer en déchetterie car l'oïdium est fortement contagieux ; pulvérisez du bicarbonate de soude ou du soufre qui peuvent avoir un effet curatif si la maladie n'est pas trop développé ; en derniers recours, utilisez un fongicide autorisé en agriculture biologique prêt-à-l'emploi.
À ne pas confondre avec : le botrytis en raison du duvet qu'il induit ou le mildiou et ses taches grisâtres en début de contamination.
Les rouilles
Ses variétés sont aussi diverses que les familles de végétaux qu'elle touche. Rarement mortelle, la rouille ralentit cependant la croissance des légumes de manière significative.
Légumes concernés : les cucurbitacées, les alliacées comme le poireau, les arbustes et arbres fruitiers, certaines aromatiques comme la menthe mais également les pommes de terre ou les haricots.
Signes & Symptômes : taches rougeâtres et jaunâtres sur les feuilles, petites pustules poudreuses, généralement orangées, au revers.
Causes : ambiances humides, mauvaise circulation de l'air.
Prévention : préférez des variétés résistantes ; réduisez les apports d'engrais ; favorisez la circulation de l'air par l'espacement entre les plants et l'effeuillage en cours de culture ; aérez les serres : renforcez la plante avec du purin de consoude.
Traitement : supprimez rapidement les parties atteintes et déposer en déchetterie car les spores de la rouille sont fortement volatiles ; pulvérisez des décoctions de prêle, d'ail ou du purin d'ortie ; en dernier ressort, pulvérisez des produits à base de cuivre ou de soufre de type bouillie bordelaise.
La verticilliose
Cette infection racinaire et ses conséquences sur l'aspect général de la plante sont à surveiller au printemps, période propice aux attaques de cette maladie au potager mais également au verger et au jardin d'ornement.
Légumes concernés : les variétés précoces de nombreuses espèces comme les solanacées et en particulier l'aubergine puis la tomate, le poivron et la pomme de terre, les cucurbitacées et en particulier les melons, les artichauts ou encore les fraisiers et de nombreux arbres fruitiers.
Signes & Symptômes : petites taches jaunes sur les feuilles, entre les nervures, s'agrandissant et brunissant avec le temps ; feuilles se recroquevillant sans tomber ; larges stries brunes presque noires sur la tige.
Causes : concomitance de températures fraîches (25°C) max et d'un sol humide.
Prévention : préférez des variétés résistantes ; nettoyez le sol des adventices et de tous déchets verts ; diminuez la fertilisation ; renforcez la plante avec des pulvérisation de purin d'ortie ou de décoctions de prêle ; pratiquez une rotation des cultures rigoureuses ; assainissez les sols après culture en semant des engrais verts.
Traitement : pas de guérison possible mais un arrêt de la propagation grâce à la suppression des parties contaminées ; arrachez les plants trop fortement atteints ; ne laissez pas traîner les parties contaminées dans le jardin, déposez-les en déchetterie ou éventuellement au composteur dont la chaleur ambiante détruira le champignon ; désinfectez vos outils.
À ne pas confondre avec : la fusariose et le flétrissement qu'elle provoque.
Vous savez à présent reconnaître les principales maladies du potager, vous savez comment traiter les plus fréquentes d'entre elles comme le mildiou et l'oïdium. Prenez le temps de l'observation régulière pour anticiper au mieux ces attaques et dites-vous bien que ces infestations font partie de l'aventure du maraîchage et que ceci ne saurait vous éloigner de toutes les belles surprises que vous réserve votre potager !
