Comment planter un arbuste ?

Comment planter un arbuste ?

Qu’il s’agisse d’un arbuste en conteneur, en motte ou à racines nues, qu’il soit installé en haie, en isolé ou en massif, qu’il soit ornemental ou fruitier, l’installation d’un arbuste au jardin répond à un calendrier, une préparation et des méthodes de plantation. Rappel de quelques gestes simples pour planter un arbuste avec succès.

À quelle période planter un arbuste ?

Les arbustes en conteneur peuvent se planter toute l’année. Évitez cependant les périodes d’extrêmes et de déséquilibres : gel, canicule, sécheresse, pluies intenses.

 

Privilégiez une plantation au printemps ou, mieux encore, en automne.

 

Dans ce dernier cas, l’arbuste s’installera tranquillement, dans une terre encore chaude mais sans avoir à affronter des températures trop élevées et sans requérir des arrosages aussi intensifs qu’au printemps car, nous le verrons, l’apport d’eau est essentiel à la plantation et dans les semaines qui suivent.

 

L’automne sera également la saison privilégiée pour la plantation des arbustes en motte, le plus souvent des persistants (qui conservent leur feuillage toute l’année) et des conifères.

Les arbustes à racines nues demandent une autre approche.

 

Qu’il s’agisse de plantes caduques qui perdent leur feuillage en hiver ou de sujets persistants mais très jeunes, leur installation en pleine terre se fera lors du repos végétatif – entre la chute des feuilles et le réveil des bourgeons – de novembre à fin mars (hors période de gel).

 

La toute fin de l’automne, de mi-novembre à mi-décembre, sera la période idéale pour la plantation en racines nues des arbustes fruitiers – framboisier, groseillier, myrtillier, cassissier, mûrier –, des rosiers de tous types, des jeunes conifères, des arbustes pour une haie bocagère, etc.

Ceux-ci profiteront alors d’une terre encore chaude pour s’installer avant les rigueurs hivernales et printanières.

Comment en planter un en conteneur ou en motte ?

Ces arbustes sont généralement plus coûteux que les arbustes à racines nues. Choisissez-les avec attention pour préserver votre budget mais également mettre toutes les chances de votre côté pour une reprise réussies. Ainsi, un arbuste prometteur aura un conteneur adapté à sa taille ; un arbuste déjà très développé dans un tout petit contenant a de fortes chances d’être carencé. Sa silhouette est équilibrée et sa motte est aérée, sans feutre apparent autour des racines. Globalement, tous les arbustes en conteneur demandent la même stratégie au moment de la plantation.

 

Étape n°1 : faites tremper la motte

 

Placez le pot dans un grand contenant rempli d’eau durant une heure ou, tout du moins, jusqu’à ce que plus aucune bulle d’air ne s’échappe de la motte. Celle-ci doit rester intacte, ne la défaites pas. De même, utilisez de préférence de l’eau de pluie pour cette étape.

Conseil Jardiland : en matière de jardinage, l’utilisation de l’eau de pluie présente bien des avantages tant écologiques qu’économiques. Retrouvez notre article sur comment installer un récupérateur d’eau de pluie.

 Étape n°2 : préparez le trou

 

Le trou de plantation se creuse de préférence une quinzaine de jours avant le jour J. Celui-ci fait généralement deux à trois fois la largeur de la motte et au moins une fois et demie sa hauteur.

Lorsque vous creusez – à la bêche ou à la fourche à bêcher –, essayez de récupérer la terre avec méthode. Réalisez un tas avec la terre de surface ;

 

les 20 à 30 premiers centimètres sont en effet constitués de terre dite arable, c’est-à-dire plus fertile. Celle-ci sera utilisée pour le rebouchage. La partie plus profonde, plus pauvre, est mise de côté dans un autre tas.

La terre de fond est bien débarrassée des racines, des cailloux, de tout ce qui pourrait faire obstacle à l’étalement et au développement des racines.

 

Selon la nature du sol et les besoins spécifiques de votre arbuste, vous pourrez l’amender plus ou moins avec du terreau, et apporter plus ou moins de matière drainante tant au fond du trou qu’à la terre de rebouchage – billes d’argile, gravier, sable, etc.

Astuce Jardiland : si votre sol est très lourd, anticipez un éventuel phénomène de stagnation de l’eau au niveau des racines en creusant un trou un peu plus large et un peu moins profond que la normale.

Étape n°3 : placez le tuteur

 

Après avoir décompacté le fond, l’avoir ameubli, travaillé à l’aide d’une serfouette panne et fourche sur une 20 cm de profondeur, placez le tuteur si nécessaire. L’installer à ce stade et non après avoir placé l’arbuste permet de ne pas blesser les racines. Prévoyez également une couche drainante surtout en cas de terre lourde ; déposez un lit de 5 cm à 10 cm de gravillon, de sable grossier, de pouzzolane.

 

Étape n°4 : dépotez et préparez l’arbuste

 

En cas de résistance au moment d’enlever le pot, si l’ensemble n’est pas trop volumineux, retournez-le et tapez d’un coup franc. Sinon, découpez le conteneur jusqu’à ce que la motte se dégage sans résistance. Sans casser la motte, démêlez précautionneusement les racines avec une griffe à main à bout rond.

Si celles-ci ont formé un “chignon”, c’est-à-dire un amalgame de racines enchevêtrées, coupez celui-ci à l’aide d’un sécateur propre et bien aiguisé. Pour de grands sujets qui auraient déjà produit des racines longues et épaisses, raccourcissez légèrement celles-ci.

Étape n°5 : positionnez fumure et arbuste

 

En amont, mélangez la terre arable mise de côté à du compost ou du terreau. Déposez au fond du trou un peu d’engrais organique – compost, du fumier – et recouvrez avec une fine couche de cette terre améliorée pour que l’engrais ne soit pas en contact direct avec les racines sous peine de les brûler. Placez-y, bien droit, l’arbuste – que vous aurez laissé égoutter au préalable – en déployant ses racines.

Le collet, c’est-à-dire le point d’intersection entre les racines et le tronc doit rester à quelques centimètres (5 ou 6) au-dessus de la surface. Continuez à reboucher progressivement avec la terre améliorée en tassant légèrement au fur et à mesure et en vous assurant de ne pas laisser de poches d’air. Maintenez durant toute la procédure votre arbre bien vertical et à fleur de surface. Fixez-le si nécessaire à son tuteur et ce avec des liens souples.

Terminez en tassant fermement à la main et en formant une cuvette de 30 cm de diamètre autour du tronc.  Arrosez copieusement, y compris par temps pluvieux. Paillez sur 3 ou 4 cm d’épaisseur avec une matière organique.

Envie d’aller plus loin ? Découvrez nos conseils pour choisir le meilleur engrais, choisir son paillage et, entre autres, utiliser les feuilles mortes au jardin.

Si vous êtes équipé(e) d’un composteur, nous vous disons que mettre au compost et comment le réussir.

 

Conseil Jardiland : dans le cas d’un arbuste acheté en motte, déposez celui-ci dans le trou, sur une petite butte, avec son “emballage”. Celui-ci est généralement un fourreau en paille (appelé tontine) ou une toile le plus souvent biodégradable. Dans ce cas, ouvrez l’enveloppe et laissez-la reposer sur le fond.

Quelles spécificités pour un arbuste à racines nues ?

Si la phase de plantation d’un arbuste à racines nues est identique à celle d’un arbre en motte, la préparation en amont diffère.

 

En tout premier lieu, il est à noter qu’il est préférable de planter l’arbuste sans tarder.

Si cela n’est pas possible, ne laissez pas les racines à l’air libre. Pour une courte attente, vous pouvez les emballer dans un sac que vous refermerez autour du tronc. Si l’attente excède les 4 ou 5 jours, placez l’arbre en jauge c’est-à-dire dans un trou en recouvrant simplement les racines d’une fine couche de sable ou de terre légère.

 

Le moment de la plantation venu, observez les racines. Raccourcissez de quelques centimètres toutes celles qui sont abîmées ou trop longues par rapport aux autres.

Puis, procédez à un pralinage. Cette étape consiste à enrober les racines d’un mélange boueux, le pralin. Cette technique présente deux avantages.

D’une part, le pralin constitue une gaine autour des racines qui la protège des intrusions parasitaires, des maladies et accélère la cicatrisation des petites plaies laissées par la taille opérée sur les racines. D’autre part, sa présence améliore la “fusion” entre terre et racines, facilite l’absorption de l’eau et des nutriments.

Vous pouvez acheter dans votre magasin préféré des pralins prêt à l’emploi. Vous pouvez également choisir de composer votre propre mélange. Dans une grande bassine, mélangez 1/3 d’eau de pluie à 1/3 d’argile en poudre ou de terre de jardin tamisée et 1/3 de fumier, de bouse de vache, de crottin de cheval ou de compost bien mûr. L’ensemble doit former un mélange équilibré, homogène, fluide mais pas trop, puisqu’il doit adhérer à la racine sans l’étouffer mais sans dégouliner. Après 20 minutes de repos, trempez les racines dans le mélange avant de procéder à la plantation. Si le pralinage n’est pas systématique, il est fortement recommandé pour les rosiers en racines nues par exemple.

 

Revenez sur toutes ses étapes avec notre article dédié : comment planter un arbre à racines nues ?

D'autres conseils sur les arbustes

Nous consacrons de nombreux articles au thème de la plantation.

Découvrez par exemple comment choisir les arbustes et planter une haie.

Revenez en détails sur la plantation d’arbustes plus spécifiques comme le bambou, l’hibiscus, les magnolias, le rhododendron ou une grimpante comme la clématite.

Découvrez comment planter les arbres et arbustes fruitiers ainsi que nos articles dédiés au framboisier, groseillier, myrtillier, cassissier ou encore au mûrier.

Entre autres choses, vous aborderez dans ces articles la problématique de la distance à respecter entre les arbustes selon leur utilisation (massif, alignement, haie), leur nature et leur besoin.

 

Vous verrez par exemple que pour une haie, la distance entre deux plants ira de 30 cm pour une haie basse de buis à 80 cm pour une haie persistante de conifères de type thuyas ou cyprès, à 1 m et plus pour une haie d’arbustes fleuris ou fruitiers.

 

De même les rosiers selon qu’ils sont buissonnants, arbustifs, grimpants ou couvre-sols seront à planter à des distances bien variables pouvant aller d’un petit 40 cm pour un rosier à grandes fleurs à près de 3 m pour les grands rosiers grimpants.

 

Consultez toujours les indications sur le produit lors de l’achat ou renseignez-vous auprès de l’un de nos conseillers de vente.

Notre sélection d’arbustes

Rosier paysager Isalia®

À partir de 15,95 €

Cyprès De Leyland

À partir de 3,33 €

Myrtillier 'Bluecrop'

À partir de 3,95 €

Murier 'Triple Crown'

À partir de 11,69 €

Framboisier 'Héritage'

À partir de 6,50 €

Photinia Red Robin - Pot de 2 L

8,95 €

Cassissier 'Noir De Bourgogne'

À partir de 7,95 €

Groseillier à Grappes 'Roland'

À partir de 7,95 €

Comment planter une haie et choisir ses arbustes ?

Lire la suite

10 arbres et arbustes pour massif

Lire la suite

Comment déplacer un arbre ou un arbuste ?

Lire la suite