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Plantes

Quels arbres à croissance rapide choisir ?

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8 min de lecture

Modifié le 18/08/2023

Que vous souhaitiez composer rapidement une haie, cacher une vue disgracieuse, arborer un terrain nu, installer un coin d’ombre, apporter de la couleur et un parfum à votre paysage, il existe des arbres feuillus, des conifères ou de beaux spécimens fleuris à croissance rapide qui répondront à vos attentes. Nous en avons sélectionné 8 parmi nos préférés


Arbre à croissance rapide : le saule pleureur

Voir nos arbres

Des conifères persistants

Le cyprès de Leyland

Le cyprès de Leyland (Cupressocyparis leylandii)

Laissé libre, le cyprès de Leyland atteint, selon les variétés, de 15 à 30 m de haut pour une envergure de 6 à 10 m à raison d’une croissance 80 à 100 cm par an.

Utilisé à la fois en isolé pour sa silhouette majestueuse et son port érigé pyramidal mais également et surtout pour sa capacité à composer rapidement une haie tant brise-vue que coupe-vent, le cyprès de Leyland se cultive partout en France.

Il est à fois très rustique avec une tolérance à une température de -25°C, résistant à la sécheresse passagère et au vent, y compris aux embruns.

Il s’installe au soleil ou à la mi-ombre, dans une exposition bien lumineuse et un sol ordinaire toujours bien drainé.

Pour une croissance particulièrement rapide, privilégiez le cyprès de Leyland commun et le ‘2001’, une variété très lumineuse, à port colonnaire compact, de 7 m de haut et 4 m d’envergure à maturité.

Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article sur le cyprès de Leyland.


Le pin de Monterey

Le pin de Monterey (Pinus radiata)

Dans le vaste genre Pinus, le pin de Monterey est certainement l’un des plus rapides de tous puisqu’il pourra croître de 100 à 150 cm par an pour atteindre à maturité de 25 à 30 m de haut et une envergure de 4 à 5 m sous nos climats.

Sa silhouette élégante habille de plus en plus le littoral océanique et on le retrouvera aisément à l’intérieur des terres dans les régions tempérées puisqu’avec sa rusticité à -15°C il fera preuve d’une belle résistance au froid une fois bien installé. Le pin n’apprécie ni la sécheresse ni les étés caniculaires mais installé en sol acide et bien drainé, il déploie au fil des ans une charpente particulièrement esthétique, un port conique très régulier s’étirant peu à peu pour devenir plus colonnaire au fil du temps.

Son feuillage vert-bleuté sera du meilleur effet au cœur d’une haie libre, en groupe dans un bosquet de conifères, en isolé au cœur d’un paysage de landes. Installez-le assez loin des bâtis – à au moins 5 m – car ces racines s’étendent et restent superficielles ce qui le rend tout de même plus prompt au déracinement en cas de tempête.

Envie d'en savoir plus sur le genre Pinus ? Découvrez notre article sur les pins.


Des arbres d’ombrage

Le paulownia

Le paulownia (Paulownia tomentosa)

Si vous souhaitez une zone d’ombre généreuse dans votre jardin, le paulownia est l’arbre de la situation avec une croissance très rapide, surtout les premières années, et près de 2 m de pousse par an pour une hauteur de 8 à 12 m à maturité selon les variétés.

D’un point de vue esthétique, le paulownia cumule les atouts et mérite à chaque instant son surnom d’arbre impérial.

Une magnifique floraison printanière, toute de violet et de grosses clochettes parfumées. Puis, la silhouette se couvre de très grandes feuilles en forme de cœur, d’un vert pomme éclatant.

Le paulownia s’installe au soleil et à l’abri des vents, dans un sol profond et bien drainé. Bien qu’il soit rustique à -20°C, préférez une situation abritée si vous habitez en climat un peu rigoureux car le bourgeonnement est précoce et craint, bien sûr, le gel.

Notre sélection : le paulownia tomentosa pour son port bien étalé – 12 m de haut pour 10 m d’envergure –, une mise en place très rapide et la possibilité de le tailler pour maîtriser sa hauteur (même si c’est alors au détriment de la floraison).


Le catalpa

Le catalpa doré (Catalpa bignonioides 'Aurea')

Pour des qualités esthétiques assez similaires au Paulownia tomentosa, tournez-vous vers le catalpa doré, une variété parfaite pour tous types de jardins avec ses dimensions moyennes – pas plus de 10 m de haut pour 10 m d’envergure – qu’il atteindra rapidement avec une croissance de plus de 1.5 m par an.

 Le catalpa doré illumine le paysage avec son feuillage d’or au printemps, ses jolies fleurs en trompettes blanches en été et sa fructification en forme de longs haricots.

Si une exposition ensoleillée lui est préférable, il peut se satisfaire d’une ombre légère. Il aime les sols profonds, frais, bien drainés. Il résiste aux grands froids avec une rusticité à -30°C. Son ennemi, la sécheresse. Il sera nécessaire de bien l’arroser les premiers étés suivant sa plantation.

Un point de vigilance : ses racines traçantes qui vous feront l’installer loin de tout bâti.

Vous pourrez vous tourner vers d’autres espèces de catalpa, des variétés plus monumentales comme le catalpa bignonioides à réserver aux grands jardins ou le catalpa de Bunge et sa jolie forme boule en fleurs tout l’été.


Le saule pleureur

Le saule pleureur (Salix babylonica)

Si ce sont les esthétismes plus légers qui vous séduisent, les petits feuillages, les rameaux graciles et les ports retombants, optez pour le saule pleureur. Dans de bonnes conditions et selon la variété il pourra atteindre une croissance annuelle de 2.50 m.

Le saule pleureur s’installe dans le plein soleil mais s’épanouit les pieds dans un sol humide. Il résiste aux étés les plus ardents comme aux hivers les plus rudes avec une rusticité qui peut atteindre -40°C. Lui aussi est à planter loin des bâtis – à au moins 15 m – car ces racines sont coureuses.

Profitez de sa silhouette majestueuse au cœur d’un jardin, au bord d’une pièce d’eau idéalement.

Appréciez chacune de ses saisons… Sa jolie floraison estivale en chatons. Son feuillage élégant paré d’or en automne. Sa charpente nue et fragile l’hiver venu qui dévoile des rameaux verts, bruns, pourpre ou presque noirs selon la variété.


De petits arbres fleuris

Le mimosa

Le mimosa d'hiver (Acacia dealbata)

Planté en pleine terre, le atteint, selon les variétés, de 3 à 8 m de haut – 2.50 m pour les variétés pleureuses – avec, pour les plus rapides, une croissance annuelle d’1 m.

On ne présente plus son feuillage fin, oscillant entre gris et vert, qui donne une impression de grande légèreté. Ni sa floraison si distinctive, une nuée de minuscules pompons jaunes vifs au parfum unique.

Sa rusticité varie en fonction de la variété. Il se cultivera facilement en pleine terre dans les climats les plus tempérés et en pot partout ailleurs. Mais, dans ce derniers cas, sa croissance sera plus lente.

Il s’installe au soleil, à l’abri du vent dans un sol plutôt pauvre, sablonneux voire caillouteux.

Notre sélection : pour sa croissance plus rapide et sa bonne résistance au froid (-10°C), Acacia dealbata aussi connu comme le mimosa d’hiver, une variété dense, très occultante, qui fleurit de janvier à mars. Sa silhouette étalée atteint à maturité 5 m de haut pour 4.50 m d’envergure.

Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article sur le mimosa.


L’albizia

L'albizia ou arbre à soie

Sa croissance de 50 à 60 cm par an amènera l’albizia à une hauteur à maturité de 6 à 10 m selon les variétés pour une envergure de 6 à 8 m.

Il a quelques points communs avec le mimosa, entre autres son feuillage léger et très découpé et ses conditions culturales assez similaires. Plantation en plein soleil, à l’abri du vent, dans un sol plutôt sableux. On le surnomme d’ailleurs mimosa de Constantinople.

Mais côté floraison, l’albizia, plus connu sous le nom d’Arbre de soie, est incomparable d’originalité avec ses fleurs estivales en forme de plumeaux tout ébouriffés, le plus souvent blancs à la base rose très vif au sommet ou en version monochrome ivoire ou vert anis.

Si le mimosa est persistant, l’albizia est, lui, caduc, il perd donc son feuillage en hiver !

Mais si vous voulez être surpris par plus d’originalité encore, cumulez l’esthétisme inattendu de la floraison avec le feuillage de la variété ‘Summer Chocolate’ qui se parera au fil des semaines d’un dégradé de nuances allant d’un vert bronze à un brun pourpre de plus en plus sombre.

Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article sur l'albizia.


Le cerisier du Japon

Le cerisier du Japon ou cerisier à fleurs d'ornement (Prunus serrulata)

S’ils sont un peu plus lents au démarrage, les cerisiers du Japon se rattrapent au fil du temps et atteignent en quelques années leur dimension adulte avec des hauteurs, des envergures et des ports très différents selon la variété.

Qu’ils soient érigés, arbustifs ou pleureurs, de 2 m de hauteur à 12 m, les cerisiers à fleurs ont tous une floraison printanière, simple ou double, explorant tout un nuancier de rose, très généreuse, toujours spectaculaire. Et même si l’hiver le feuillage disparaît, la silhouette poursuivra son œuvre de séduction avec un tronc à l’écorce très décorative et des rameaux souvent tortueux.

Si un arrosage régulier les premières années sera nécessaire pour une croissance rapide, le cerisier du Japon s’installe également à l’abri du vent pour préserver sa floraison.

Offrez-lui du soleil mais pas de rayons ardents, un sol frais et impérativement drainant (qui ne retient pas l’eau).

Placez-le en isolé au cœur d’un petit jardin, en groupe pour un tableau fleuri spectaculaire ou en vedette d’un paysage japonisant.

Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article sur les cerisiers d'ornement.