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Modifié le 20/09/2023
Les étés secs et caniculaires qui se succèdent nous incitent, entre autres choses, à faire bon usage de l'eau. Alors que, dans de nombreuses régions, celle-ci vient à manquer sur une période de plus en plus longue, tout nous pousse à trouver des solutions pour récupérer l'eau de pluie aussi souvent qu'elle daigne tomber. Arrosage au jardin et au potager ne nécessite pas d'eau potable tout comme d'autres usages domestiques que nous détaillerons plus loin. À vrai dire, c'est plus de 50% de l'eau que nous utilisons qui ne nécessite pas d'être potable ! Donc, si l'achat d'un dispositif de récupération n'est même plus à débattre, reste à savoir pour quel équipement opter et quelle taille choisir pour un récupérateur d'eau de pluie.

Quelles utilisations pour l'eau de pluie ?
L'eau de pluie est impropre à la consommation. Mais le champ légal de son utilisation domestique est suffisamment large pour que sa récupération soit plus qu'intéressante que ce soit d'un point de vue économique ou écologique. Il vous sera ainsi possible d'utiliser cette eau collectée pour :
arroser vos plantations ornementales et potagères qui bénéficieront d'ailleurs ainsi d'une eau bien plus adéquate à l'épanouissement des végétaux que l'eau domestique traitée ;
laver les sols de votre habitation, de votre terrasse ;
alimenter les WC ce qui fera économiser quelques 10 litres d'eau potable en moyenne par chasse tirée ;
alimenter votre lave-linge si et seulement si l'eau est filtrée avant de rejoindre celui-ci.
Conseil Jardiland : il est à noter que dans ces deux derniers cas, l'eau de pluie qui sera acheminée à l'intérieur du domicile devra l'être via des canalisations différentes de celles destinées à l'eau potable et clairement identifiées comme telles. N'hésitez pas à faire appel à un professionnel pour mettre en œuvre ce réseau parallèle. De plus, l'eau ne doit pas avoir ruisselé d'un toit contenant du plomb ou de l'amiante-ciment.
Revenons également sur deux autres cas d'utilisation possible de l'eau de pluie.
Le remplissage des piscines avec de l'eau de pluie requiert non seulement une filtration mais également un traitement pour faire baisser le pH ainsi qu'une désinfection. Ce sera également le cas des bassins de jardin pour lesquels l'eau de source est plutôt recommandée en raison de sa dureté et de sa minéralité. L'eau devra de toute façon être régulièrement vérifiée et traitée en présence de poissons. Bien que contraignante, c'est une solution qui est tout de même à étudier tant les restrictions sur le remplissage des piscines tendent à être de plus en plus régulières en période estivale sur notre territoire.
Enfin, le lavage des voitures pourrait être possible avec l'eau de pluie et la tentation sera grande d'utiliser en ce sens cette ressource gratuite mais ne perdons pas de vue que la pratique est illégale. Car ici ce n'est pas tant le gaspillage de l'eau pour un usage futile qui est pointé du doigt que la pollution des sols que provoque l'utilisation de produits nettoyants. Si vous tenez absolument à laver votre véhicule, faites-le avec parcimonie et impérativement dans une station de lavage professionnelle équipée pour le recyclage de l'eau et la gestion des polluants.
Ces éléments posés, il est à présent possible d'estimer l'eau de pluie qu'il vous sera nécessaire de récupérer et quelle taille pour un récupérateur d'eau de pluie correspondant à vos besoins.
Quelle taille pour un récupérateur d'eau de pluie ?
Vous savez à présent quels usages vous pouvez faire d'une eau de pluie récupérée. Il vous reste donc à estimer les volumes nécessaire et la quantité d'eau que vous serez en mesure de récupérer pour, au final, décider quelle taille de récupérateur d'eau de pluie sera en adéquation avec votre situation.
Calculer les volumes nécessaires

Difficile de calculer précisément les volumes que vous consacrez aux diverses taches pouvant se faire avec de l'eau de pluie mais quelques données générales assez fixes pourront cependant vous éclairer :
11 litres par chasse tirée, c'est ce que consomme une utilisation sanitaire classique, un volume qui pourra tomber entre 3 et 6 L avec l'installation d'une chasse d'eau double flux ;
120 litres par cycle pour un lave-linge ancienne génération, un volume qui est passé à une fourchette de 45 à 80 litres pour les machines les plus récentes.
500 litres d'eau par lavage manuel d'une voiture contre 100 à 350 L au rouleau d'une station de lavage... Une bonne raison de se rendre en station.
Pour l'arrosage du jardin et du potager, le calcul est moins simple car il dépendra de nombreux facteurs :
les conditions climatiques locales en tout premier lieu ;
la nature des plantes (gourmandes en eau ou au contraire xérophytes, c'est-à-dire des plantes qui ne craignent pas le manque d'eau) ;
leur nombre et leur exposition (soleil, mi-ombre, ombre, vent, embrun, etc.) ;
l'installation en pleine terre ou en pot (sachant qu'une plante en pot nécessitera un arrosage beaucoup plus fréquent) ;
la nature du sol de sableux et drainant à argileux et très rétenteur d'eau en passant par limoneux, un état intermédiaire ;
vos pratiques culturales avec, entre autres, le recours au paillage, grand allié de la lutte contre l'évapotranspiration, réduisant ainsi considérablement les besoins en eau (Envie d'en savoir plus ? Découvrez quel paillage végétal choisir) ;
le système d'arrosage choisi, du classique arrosoir au système d'arrosage goutte-à-goutte en passant par le tuyau classique ou les oyas.
Si vous souhaitez vous approcher au plus près de la réalité de votre consommation, il vous faudra réaliser quelques calculs. Sinon, vous pouvez partir d'une affirmation communément acceptée qui veut que l'arrosage moyen d'un jardin classique nécessite, lissé sur l'année, environ 10 à 15 L d'eau par m2 de terrain cultivé soit, à titre d'exemple, une consommation de 1000 à 1500 litres d'eau pour un jardin de 100m2.
Estimer la quantité d'eau de pluie récupérable

Si calculer la consommation d'eau dans le but de déterminer quelle taille choisir pour un récupérateur d'eau de pluie est quelque peu aléatoire, estimer la quantité d'eau que vous pourrez récupérer est simple et assez précise. Le calcul prend en compte deux données :
la pluviométrie annuelle locale que vous pouvez obtenir aisément sur des sites météorologiques ;
la superficie de votre toiture ou encore la surface au sol de votre habitation.
Astuce Jardiland : si vous ne parvenez pas à trouver la pluviométrie locale, basez-vous sur la donnée moyenne de la France métropolitaine qui est fixée à 600 litres d'eau de pluie récupérable annuellement par m2.
Puis le calcul est simple pour évaluer la quantité d'eau que vous pourrez récupérer par an. Il vous suffit de multiplier la pluviométrie convertie en mètre cube (par exemple nos 600 litres de référence seront équivalents à 0.6 m3) par la surface au sol de votre habitation mesurée, elle, en mètre carré. Déduisez 10% de ce résultat pour prendre en compte les pertes probables et vous obtiendrez un volume en mètre cube d'eau récupérable.
Cette données vous permettra de déterminer quelle taille choisir pour un récupérateur d'eau de pluie.
Choisir le récupérateur d'eau de pluie adéquat

Vous savez à présent comment dimensionner votre cuve de récupération d'eau de pluie. En fonction des volumes concernés, de la configuration du terrain et des espaces à arroser mais également de votre budget, plusieurs systèmes et solutions s'offrent à vous pour bien choisir cette cuve à eau. Pour résumer, vous aurez 3 grandes options :
Le système aérien. Il est le plus économique et le plus simple à mettre en œuvre. La cuve est installée hors sol à proximité immédiate d'une descente de gouttière. Le plus souvent en résine de synthèse, elle est durable et résistante aux chocs et aux UV. Nos modèles proposent des contenances allant de 117 litres à 2000 litres.
Le système enterré. Il est bien plus coûteux et exige souvent l'intervention de professionnels pour sa mise en place. Il concerne des besoins en récupération d'eau de pluie importants, les cuves allant de 500 à 120 000 litres voire plus.
Le récupérateur souple. Dispositif autoportant opaque, traité anti-UV et résistant au gel, il peut recueillir de 500 litres à 30 000 litres voire plus.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment choisir un récupérateur d'eau de pluie.
L'impérieuse nécessité d'économiser ce bien précieux qu'est l'eau, et qui plus est l'eau potable, est au cœur des enjeux environnementaux à très courts termes. Alléger nos factures est également une préoccupation majeure pour nombre de foyers français. La récupération de l'eau de pluie semble être une réponse plus que pertinente face à ce double objectif. Vous êtes à présent en mesure de calculer quelle taille de récupérateur d'eau de pluie vous est nécessaire et nous vous conseillons tout au long du processus, du choix du matériel à son installation.