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Modifié le 19/03/2025
Le jardinier, qu’il soit amateur ou averti, connaît la valeur de l’eau au jardin. Elle est la vie des plantes, la prospérité des plantations. Elle est aussi un poste de dépenses important en matière de jardinage. Et les changements climatiques nous démontrent à quel point elle est précieuse quand canicule et sécheresse viennent, entre autres, bousculer le paysage. Si l’on ajoute à cela que près de 50% de l’eau que nous utilisons ne nécessite pas d’être potable et que le coût de cette eau potable justement est en constante augmentation, prendre la décision de se doter d’un récupérateur d’eau de pluie se révèle dès lors à la fois économique, écologique et responsable. Petit tour d’horizon des systèmes de récupération d’eau de pluie qui s’offrent à vous et des critères de sélection pour choisir votre modèle.

Ce qu'il faut prendre en compte pour choisir un récupérateur d'eau de pluie
Plusieurs éléments seront à prendre en compte au moment du choix d’un récupérateur. Quelle utilisation ferez-vous de cette eau de pluie ? Quels sont donc vos besoins en termes de volume ? Quel est le système le plus adapté à vos possibilités de récupération ?
Quelles utilisations possibles ?
Faiblement minéralisée et acide juste ce qu’il faut, l’eau de pluie est donc parfaite pour vos plantations.
Mais, outre l’arrosage du jardin, l’eau de pluie peut répondre à d’autres utilisations domestiques comme l’alimentation des WC ou le lavage des sols par exemple. L’alimentation du lave-linge sera également possible – et autorisée par la loi – si votre eau est correctement filtrée. Ainsi, l’eau de pluie étant impropre à la consommation, elle ne peut pas non plus être utilisée lors de la préparation des aliments, le lavage de la vaisselle ou pour l’hygiène corporelle. Son acheminement vers l’intérieur du domicile doit par ailleurs se faire via des canalisations clairement identifiées et différentes de celles destinées à l’eau potable.
En ce qui concerne le remplissage d’une piscine, l’eau de pluie devra là aussi faire l’objet d’une filtration et d’un traitement à la fois pour corriger son ph (faire baisser l’acidité) et la désinfecter. Il en sera de même si vous décidez de remplir votre bassin de jardin avec de l’eau de pluie (l’eau de source reste plus recommandée).
Enfin, concernant le lavage d’une voiture, l’eau de pluie est bien évidemment à privilégier si vous tenez réellement à procéder à domicile. Mais en raison du caractère illégal de celui-ci et de la pollution induite par les produits utilisés et du gaspillage d’eau, nous ne pouvons que vous conseiller de vous rendre dans une station de lavage professionnelle.
Quels volumes nécessaires ?

Évidemment difficile de quantifier ici vos besoins en eau de pluie puisqu’ils dépendront de tous les points précédemment cités et des choix que vous ferez mais nous pouvons donner quelques indications générales et ordres de grandeur :
pour un arrosage de jardin, en fonction du volume et de la nature des plantations – ornementales, potagères, xérophytes (peu gourmandes en eau) ou pas, etc. – mais également du climat, vous consacrerez de 10 à 15 litres par m2 de terrain ;
pour un lavage de voiture manuel, comptez jusqu’à 500 litres d’eau (contre 100 à 350 L en station de lavage avec rouleau) ;
pour une utilisation sanitaire, comptez 11 litres pour chaque utilisation des WC et 120 litres en moyenne pour le lave-linge.
Quelle quantité d’eau récupérable ?
Deux facteurs entrent en compte dans le calcul : la pluviométrie de votre lieu d’habitation et la surface de votre toit.
Si vous n’avez pas de données précises concernant la pluviométrie locale, sachez qu’ en France métropolitaine le volume d’eau récupérable par mètre carré de toiture annuellement est fixé à à peu près 600 litres.
Pour connaître la quantité d’eau que vous pourrez récupérer par an, multipliez la pluviométrie (convertie en mètre cube, ex. 600 litres = 0,6 mètre cube) par la surface au sol de votre habitation (en mètre carré). Déduisez 10% du résultat (pour tenir compte des pertes potentielles). Vous obtiendrez au final en mètre cube le volume récupérable et aurez ainsi une première indication pour procéder au choix de la cuve de votre récupérateur d’eau de pluie.
Quelle cuve choisir pour récupérer l'eau de pluie ?

Vous avez donc déterminé le volume d’eau qu’il vous est possible et nécessaire de récupérer. Plusieurs solutions et systèmes de récupération d’eau de pluie s’offrent à vous.
Le système aérien
Simple à mettre en œuvre, le bac récupérateur d’eau de pluie aérien est également le plus économique des systèmes. Il s’agit d’une cuve hors-sol, en résine de synthèse pour la plupart des modèles et ainsi particulièrement résistantes à l’usure, aux chocs mais également aux UV.
Vous pourrez choisir des modèles basiques et habiller votre récupérateur d’eau de pluie pour qu’il s’intègre harmonieusement à votre environnement. Caché derrière un treillis joliment habillé d’une plante grimpante, dissimulé derrière un bardage de bois, votre cuve pourra recueillir pour les modèles les plus communs de récupérateur d’eau de pluie 200L, 500L, 1000L voire 2000L.
Connaissez-vous le récupérateur d'eau de pluie pliable ? Découvrez nos conseils sur le récupérateur d'eau de pluie pliable : avantages et utilisation.

Vous trouverez également dans nos magasins un grand choix de réservoir plus esthétiques…
Le récupérateur à eau mural Latitude de Belli propose un look contemporain avec son gris anthracite et sa forme effilée, tout en hauteur. Fabriqué en France, il a une contenance de 300 litres. Plus petit et tout en courbes, le récupérateur à eau rond avec socle de la même marque se mariera à bien des façades avec sa couleur taupe à la fois neutre et élégante. D’une capacité de 200 litres, ce produit est livré complet, comme son grand frère, avec couvercle, robinet et kit de raccord.
Pour aller plus loin encore dans l’esthétisme et choisir un récupérateur qui aura tout de l’objet déco, optez pour les récupérateurs possédant un bac à plantes. En plus d’un design moderne et d’un coloris graphite très tendance, le réservoir est à double fonction ; non seulement il récupère l’eau de pluie mais il possède également un bac à plantes amovible équipé d’un géotextile. Vous pourrez ainsi agrémenter ce ”grand vase” d’un joli arrangement de plantes d’extérieur.
Pour de plus grandes contenances, optez pour les récupérateurs à eau façon jarre, à moins que vous ne préfériez des couleurs acidulées.
Le système enterré
Plus coûteux et technique à mettre en place, le récupérateur d'eau de pluie enterré sera choisi dans le cas d'un gros besoin en volume d'eau récupérée - pour un grand jardin ou un vaste potager par exemple, pour une utilisation mixte intérieur/extérieur - mais également pour des raisons esthétiques - les récupérateurs de grande capacité sont souvent inesthétiques. Enfin, le gain de place sera également considérable. On trouvera dans cette configuration des cuves d'une capacité allant de 500 litres à quelques 60 000 litres. Ces cuves grands volumes peuvent aussi, sous conditions, être installées en intérieur, dans un garage par exemple.
Les récupérateurs souples
Ces systèmes sont un compromis entre récupérateur hors sol et cuve enterrée. Qu'il s'agisse d'un contenant placé sur armature tubulaire rigide ou d'une bâche autoportante qui formera une fois remplie un gros oreiller, ces modules proposent des capacités allant de 500 litres à 600 000 litres. Opaques, traités anti-UV et résistants au gel, ils se déplacent facilement lorsqu’ils sont vides et peuvent se ranger lorsqu'ils ne sont plus utilisés.
Comment procéder à l'installation ?

Vous avez cerné vos options en matière de système. À présent que faut-il prévoir pour l’installation et, une fois votre choix fait, comment brancher votre récupérateur d’eau de pluie ?
Le principe est simple : il s’agit de récupérer les eaux pluviales qui se déversent depuis le toit dans les gouttières puis dans les descentes qui habillent le ou les murs de la maison. C’est cette descente qui doit être raccordée au récupérateur grâce un tuyau collecteur qui détournera l’eau vers le récupérateur. Installez, dans votre descente, un collecteur muni d’un filtre qui permettra l’arrivée d’une eau plus claire dans votre récupérateur.
Dans le cas d’un récupérateur aérien, préférez une cuve avec couvercle pour éviter le dépôt de déchets, insectes et autres présences indésirables. Trouvez-lui un emplacement judicieux, à proximité de la descente la plus prolifique et préparez-lui un sol compact, stable et bien droit et mettez en œuvre vos quelques talents en bricolage. Pensez à surélever votre cuve de sorte que le robinet soit à hauteur d’un seau ou d’un arrosoir.
Il en sera de même pour les récupérateurs souples dont l’installation est simple et le raccordement à la descente par l’intermédiaire d’un collecteur filtrant tout autant.
L’installation d’une cuve enterrée nécessitera, elle, un chantier plus important. Travaux de terrassement, opérations de raccordement et installation du système de pompage – différent selon que vous choisirez une utilisation de l’eau uniquement pour l’extérieur ou mixte extérieur/intérieur – demanderont un certain niveau d’expertise. N’hésitez pas là à vous faire accompagner par un professionnel.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment installer un récupérateur d’eau de pluie ?
Précautions et entretien

Les récupérateurs d’eau de pluie aériens sont le plus souvent fabriqués dans des matériaux résistants, insensibles aux chocs et aux UV. En cas de gel passager, protégez votre réservoir. Si le froid est intense et récurrent, purgez votre réservoir et placez-le à l’abri. Les cuves enterrées ou installées en intérieur ainsi que les récupérateurs souples pourront, eux, être maintenus en place et utilisés tout au long de l’année…
On y pense peu mais les matériaux qui composent le toit de votre habitation influeront sur le volume et la qualité de l’eau récupérée. Alors que les tuiles, l’ardoise, le zinc, la tôle ondulée seront en tous points préférables, le cuivre, l’alu, le goudron et les matériaux synthétiques nuiront à la pureté de l’eau. Quant aux toits végétalisés ou habillés de bois, leur rendement est bien inférieur et l’eau récupérée est pleine d’impuretés.
Pour une récupération de l’eau de pluie efficace, le système de gouttières et descentes doit être adapté et entretenu. En zinc, en PVC, en acier inoxydable voire en faïence ou en fonte, les gouttières seront idéalement équipées d’un filet en amont de la descente pour empêcher les feuilles et débris divers d’obstruer le passage et de souiller l’eau. À défaut, nettoyez régulièrement celles-ci. Et dans tous les cas, une à deux fois par an, videz celles-ci de tous les déchets.
Pour prévenir la présence d’insectes, en plus d’un couvercle sur la cuve, prévoyez des clapets sur les conduits à l’entrée et à la sortie de votre réservoir.
Pensez au système de trop plein afin d’éviter un débordement au niveau du récupérateur d’eau de pluie en lui-même ou des gouttières.
Enfin, dès lors que vous souhaitez utiliser l’eau de pluie pour un arrosage par tuyau ou en intérieur, vous ne pourrez pas faire l’économie d’une pompe – qu’elle soit de surpression ou immergée – pour injecter l’eau vers les tuyaux et canalisations.
De même, en vue d’un usage domestique, un bon système de filtration sera indispensable pour nettoyer et purifier l’eau. Selon la qualité initiale de l’eau récupérée, votre utilisation et vos possibilités, vous pourrez choisir un osmoseur, un stérilisateur UV, une micro-filtration ou un filtre à charbon actif. Seule la première solution demandera l’intervention d’un professionnel mais toutes exigeront une maintenance (plus ou moins) régulière.
Astuces Jardiland : si le crédit d’impôt n’est pas d’actualité pour la récupération d’eau de pluie, un taux de TVA de 10% est par contre applicable tant pour la fourniture que pour l’installation du système par un professionnel. Ces installations de cuve de récupération d’eau de pluie ou de rétention des eaux pluviales font également l’objet de subvention de la part de certaines collectivités territoriales. Renseignez-vous auprès de votre mairie, votre communauté de communes ou votre conseil départemental.