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Plantes

Quel terreau utiliser pour les bonsaïs ?

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4 min de lecture

Modifié le 26/05/2023

Miniature végétale qui confine à la pièce d’art, le bonsaï séduit depuis des siècles des publics de plus en plus larges. Venu du Japon et de ses arts de la taille aussi minutieux qu’élégant, ces silhouettes délicates ont pris place dans nos foyers pour y apporter élégance et sérénité. Le bonsaï d’intérieur est exigent mais les gestes d’entretien, précis et impératifs, sont somme toute assez simples. Retour sur la culture de ces bijoux horticoles et focus sur le terreau qui sera nécessaire à votre bonsaï.



Notre sélection de bonsaïs d'intérieur

Qu'est-ce que le terreau ?

Qu’il s’agisse de plantations en pleine terre ou de plantes en pot, le choix du terreau est déterminant dans la réussite de la culture. Petit rappel des composants et propriétés possibles de ce support de culture.

Composé de divers éléments le terreau permet la bonne évolution de la plante en permettant à son système racinaire de se développer avec force et à sa croissance d’être vigoureuse. Selon qu’il s’agisse d’un terreau pour plante d’intérieur ou pour plantations de pleine terre, mais également selon les exigences des variétés cultivées, les matières végétales et minérales qui composent se substrat seront différentes en nature et en pourcentage.

Globalement, on y trouvera une base qui permettra au substrat d’être bien aéré tout en retenant efficacement l’eau. Les tourbes tenaient jusqu’il y a peu ce rôle fondamental d’allègement et d’amélioration des sols ou des substrats mais la disparition progressive des tourbières et les récentes prises de conscience en matière d’écologie la font peu à peu disparaître des terreaux du commerce au profit de matières plus responsables et plus durables comme la fibre de coco par exemple. Cette base, donc, est associée à d’autres composants en fonction de sa destination.



Pour les cultures les plus gourmandes comme les plants potagers ou les plantes fleuries par exemple, on choisira un terreau enrichi de compost végétal. La pouzzolane, roche volcanique, aèrera un peu plus encore l’ensemble tout en assurant une bonne rétention d’eau ; elle sera particulièrement adaptée pour les cactées entre autres.

Perlite et vermiculite présenteront elles aussi une grande propension à aérer le substrat et offrira un drainage parfait ; on les retrouvera ainsi dans les terreaux utilisés pour les semis et les bouturages mais également pour toutes les plantes qui craindront l’humidité stagnante comme la plupart des plantes grasses mais également les orchidées et les bulbes à fleurs.

On peut compléter la liste en citant les écorces de pin broyées et compostées qui enrichira et acidifiera légèrement le sol, la terre de bruyère véritable indispensable aux plantes acidophiles de type azalée, le sable qui allègera et drainera ou au contraire l’argile qui retiendra l’eau en plus de nourrir.

Envie d’aller plus loin sur ce sujet ? Découvrez comment choisir votre terreau. Mais concentrons-nous à présent sur le cas particulier du bonsaï !


Quelques généralités sur les bonsaïs


Le bonsaï est le résultat de tailles successives des branches et des racines d’un arbre selon un procédé minutieux et codifié jusqu’à parvenir à une version miniature de celui-ci. Technique millénaire inspirée de Chine et magnifiée au Japon, l’art “Bon-saï” a investi nos intérieurs et nos jardins. L’entretien de ces bijoux végétaux demande lui aussi le respect de quelques règles assez précises.

Vous pourrez vous initier à cet art de la taille en école, en atelier, au travers de tutoriaux ou d’une littérature nombreuse et procéder à partir de végétaux minutieusement choisis. Ou bien, vous pourrez acheter dans votre jardinerie préférée quelques spécimens déjà formés dans les règles de l’art dont il vous faudra tout de même maintenir la silhouette et que vous devrez entretenir au fil du temps.

Ficus à petites feuilles ou pin des bouddhistes viendront ainsi rejoindre votre foyer dans un espace lumineux, ensoleillé sans soleil direct, dans une ambiance tempérée – de 18 à 26°C le jour, 11°C minimum la nuit – bénéficiant d’une bonne humidité ambiante.

L’humidité ambiante justement, et l’arrosage, seront des points à surveiller. La première sera maintenue si nécessaire en plaçant votre bonsaï loin des sources de chaleur et en l’accompagnant d’une coupelle de billes d’argile ou de petits graviers constamment humides. Le second sera apporté lentement mais généreusement dès lors que le substrat sera sec sur 1 cm de profondeur.

Un engrais pour bonsaï sera apporté une fois par mois en période végétative et interrompu en hiver.

Le rempotage surviendra tous les 2 ou 3 ans et répondra à des exigences assez précises en termes de pot et surtout de terreau, un élément décisif que nous allons à présent développer.


Quel terreau et quel substrat pour les bonsaïs ?


Le contenant, son esthétisme, sa forme, joue un rôle important dans la culture du bonsaï. Traditionnellement, il est simple, épuré, en céramique, large, peu profond et d’autant plus petit que l’arbre sera vieux puisque ce sont les jeunes spécimens qui auront besoin de plus de place alors que les bonsaïs déjà bien travaillés se contenteront de bien peu de substrat. Quant à ce dernier, il répondra à une composition particulière et des exigences bien précises.

Le terreau pour bonsaï qu’il s’agisse d’un ficus ginseng ou d’un conifère fera preuve d’une bonne rétention d’eau afin de conserver une humidité relative mais constante, de qualités drainantes afin que les racines ne pourrissent pas et d’une aération hors pair pour que les racines s’oxygènent et jouent pleinement leur fonction d’absorption et de transformation des nutriments.

Le terreau universel ne conviendra pas au bonsaï, tournez-vous un terreau spécial bonsaï car ses composants sont spécifiques ; il s’agit généralement d’un mélange de matières volcaniques tendres comme la pumice et dures comme la pouzzolane et d’une argile appelée akadama. Selon l’espèce choisie, quelques amendements pourront être apportés : du sable grossier pour parfaire le drainage, du terreau organique pour la rétention d’eau. Vous trouverez également des substrats bonsaïs déjà enrichi en engrais adaptés à la culture en intérieur et en extérieur.



Le substrat sera renouvelé à chaque rempotage.

Quand rempoter un ficus bonsaï ou tout autre espèce ? Au printemps, généralement tous les 2 ou 3 ans ou dès lors que les racines deviennent denses et visibles à la surface.

Comment bien rempoter votre bonsaï ? Avec précaution. Une fois l’arbre dépoté, grattez la terre avec prudence pour en délester les racines, démêlez celles-ci tout aussi prudemment et peignez-les. Raccourcissez au ciseau les racines les plus longues, coupez totalement celles qui sont abîmées sans toutefois éliminer plus de 30% du volume racinaire d’origine. Installez votre bonsaï dans son nouveau pot !

Le drainage est assuré par le perçage impératif du pot. Placez un petit grillage au fond pour empêcher racines et substrat d’obstruer les trous. Tapissez d’une fine couche de terreau pour bonsaï et positionnez votre arbre. Comblez minutieusement les espaces avec le reste du substrat. Tassez légèrement et arrosez.