Comment protéger les plantes en pots du gel ?

Comment protéger les plantes en pots du gel ?

Protéger les plantes en pot du gel est impératif pour préserver leur santé, leur qualité et parfois assurer leur survie. Rustiques, semi-rustiques ou gélives, toutes n’ont pas le même seuil de résistance et les mêmes exigences. Alors, maintien à l’extérieur avec mise en place de protections ou remisage en serre, véranda ou buanderie ? Nous vous aidons à choisir la solution d’hivernage la plus appropriée pour vos végétaux !

Qu’est-ce que l’hivernage ?

Toutes les plantes ne sont pas égales face au froid. Certaines sont plus rustiques que d’autres, c’est-à-dire qu’elles supporteront des températures plus ou moins négatives. D’autres n’y survivront pas. D’autres encore seront peu impactées par un froid sec mais ne résisteront pas à l’humidité ou à un vent glacial.

 

À l’approche de l’hiver et selon le climat de votre région, prenez les mesures qui s’imposent – protection plus ou moins élaborée mais maintien en extérieur ou remisage en serre ou en buanderie par exemple – en fonction des plantes en pot que vous détenez, de leur emplacement ordinaire et des possibilités qui s’offrent à vous.

 

Ne perdez jamais de vue que les caractéristiques et comportements d’un végétal sont généralement à nuancer selon que celui-ci est installé en pleine terre ou cultivé en contenant. Ainsi, une plante en pot sera globalement plus sensible au froid qui l’atteindra à la fois par la surface mais également via les parois du contenant.

Astuces Jardiland : la matière du pot aura ici une importance majeure. Le bois est le matériau le plus isolant et résistant au gel. Plastique et résine seront certes peu efficaces face au froid mais leur aspect restera intact. La terre cuite en revanche souffrira en période de gelée. Très poreuse, elle pourra se fissurer sous l’effet du gel en raison de l’humidité emmagasinée. La pose d’un “manteau” provisoire sera donc indispensable.

Protéger les pots au jardin et sur le balcon

Vos pots sont trop lourds, trop volumineux ou vous n’avez tout simplement pas de solutions pour les remiser en intérieur, il existe des alternatives à mettre en œuvre à l’approche des premiers frimas.

 

La surélévation qui peut s’effectuer en posant vos pots sur des cales toutes simples ou un roule-plante bien ajouré. L’enjeu est multiple. Il s’agit d’isoler le pot du sol dans des matières souvent minérales (dalles, carrelages, etc.) et donc froides. Surélever le pot, que l’on prend soin de débarrasser de sa soucoupe, permet aussi à l’eau de s’évacuer totalement et donc de ne pas geler en cas de températures négatives.

 

Paillez le substrat de préférence avec un paillage végétal, bien meilleur isolant – écorces, paillis de lin ou de chanvre en épaisse couche, feuilles mortes ou même compost selon la plante. Aérez régulièrement ce paillage pour que l’humidité ne s’y installe pas trop.

Une protection complémentaire pourra être nécessaire. De nombreuses solutions sont à votre disposition. De la paille, excellent isolant, avec laquelle vous pourrez “emmailloter” vos contenants. Un épais manteau des feuilles mortes que vous stabiliserez avec du grillage par exemple. Une doublure improvisée en polystyrène, peu esthétique mais terriblement efficace. Des housses d’hivernage ou des voiles, perméables mais bon isolants thermiques, tout comme le sera le papier bulle.

 

Quand cela est possible, déplacez vos pots à l’abri du vent, des courants d’air et des pluies violentes. Installez-les contre un mur ou une haie persistante, dans un coin lumineux, où la température est la moins contrastée possible au fil de la journée et bénéficiant idéalement du soleil hivernal.

Si le déplacement n’est pas possible, que ce soit sur un balcon ou dans un jardin, installez un coupe-vent provisoire à l’aide de canisse, de panneaux treillis par exemple, fixés solidement aux murs, rambardes ou à d’épais tuteurs.

Remiser quand cela est possible et nécessaire

Les plantes en pot les moins rustiques seront donc rentrées hors gel dans un local frais – idéalement 10°C environ, pas moins de 5°C pas plus de 15°C dans tous les cas – et bien aéré. Anticipez en procédant au remisage avant l’arrivée des grands froids, cela permettra à vos plantes de s’acclimater progressivement à la baisse des températures.

 

Le remisage pourra s’effectuer dans une véranda, parfaite pour les plantes nécessitant de la lumière, dans un garage ou une buanderie qui, si ces deux pièces sont plus sombres, seront à réserver à des végétaux préférant la pénombre en phase de repos végétatif.

 

Si vous avez de nombreuses plantes en pot, il est certainement judicieux de vous équiper d’une serre. Pour jardin ou pour balcon, il en existe de toutes dimensions, volumes, formes. Les matériaux varient, l’esthétisme aussi.

Structures en bois, en acier, en aluminium ou en PVC, vitrages en verre ou en polycarbonate, il en existe pour tous les goûts, les usages, les budgets. Les installations sont plus ou moins élaborées, se montent de manière provisoire, simplement et rapidement ou de façon plus durable comme une “pièce” en plus, au cœur d’un jardin, en prolongement d’une terrasse, au bout d’un balcon, ou adossée à un mur.

 

La serre froide permettra une mise à l’abri des vents, de l’humidité et des températures très négatives les plantes les moins frileuses. Les plantes gélives pourront y être entreposées mais devront recevoir un surplus de protection en cas de grand froid (voile, isolation des parois à un endroit précis de la serre, apport de paille, etc.). La serre tempérée sera elle chauffée à environ 18°C. Elle est à réserver aux plantes fragiles. Enfin si vous avez un grand nombre de spécimens exigeants, songez à la serre tropicale et ses possibles 26°C.

 

Pour vous aider dans votre choix, lisez nos articles Choisir sa serre et Quelle taille de serre choisir ?

Conseil Jardiland : rentrer un végétal , qui plus est en compagnie d’autres, n’est pas anodin. Deux points principaux sont en prendre en considération. La “surchauffe”, il sera en effet préférable de laisser dehors une plante – tout en lui offrant d’autres protections maximales – que de la remiser dans un endroit trop chaud comme une pièce à vivre par exemple. Enfin, la contamination. Il est donc absolument nécessaire de ne remiser que des plantes nettoyées, traitées, totalement saines.

Quel hivernage pour quelles plantes ?

Nous l’avons vu l’hivernage est différent selon les plantes et le climat sous lequel elles sont installées. Il existe tout de même quelques grandes généralités.

 

Les plantes persistantes méditerranéennes sont généralement frileuses mais si elles n’aiment pas les grands froids, elles redoutent aussi la chaleur domestique. Elles seront idéalement placées hors gel, dans une serre très lumineuse. Laissez de l’espace entre chaque végétal pour que l’air et la lumière circulent et apportez un arrosage modéré mais régulier.

Si vous ne pouvez pas les mettre sous abri, sachez que si la plupart peuvent résister à un gel passager, celui-ci abîmera tout de même au moins le feuillage. Le mieux est d’anticiper en protégeant la partie aérienne – avec une “carapace” de cannisses par exemple complétée d’une ou plusieurs couches de voilage si nécessaire – en paillant la surface du pot en couche épaisse et en emmaillotant le contenant.

Ces recommandations valent par exemple pour les palmiers les moins rustiques, les bougainvillées, les orangers du Mexique, les lauriers-roses, les jasmins.

 

Maintenus en extérieur des persistants comme les asiatiques camélia et clérodendron ou encore, le tropical lagestroemia (à condition qu’il ait atteint l’âge adulte) seront eux aussi momentanément emmitouflés – partie aérienne comme pied et pot – au plus fort des gelées.

 

À placer en serre froide (simplement hors gel) et lumineuse, le romarin, le fuchsia ou encore le laurier-noble.

 

Nécessitant un abri mais pas de lumière, un garage ou une buanderie aveugle suffiront aux dahlias, hibiscus, anémones, cannas…

Certaines plantes pourront être rentrées dans la maison, à condition que celle-ci ne soit pas surchauffée et qu’une période d’acclimatation soit respectée – rentrez-les avant que les nuits ne soient trop fraîches et avant que le chauffage soit constant et élevé.

Ce sera le cas, par exemple, des pélargoniums, des cycas, de la plupart des bégonias, des papyrus (que vous continuerez à maintenir en territoire très humide)…

 

Quand aux plantes grasses, elles devront être mises à l’abri du gel.

Avant de les remiser, supprimez toutes les parties abîmées et traitez si nécessaire. Si vous les placez en espace non chauffé, cessez l’arrosage.

Par contre, si vous choisissez de les rentrer dans la maison, ce qui est possible pour la grande majorité d’entre elles, il vous faudra les arroser au moins une fois par mois.

Notre sélection

Hivernest 1.5X1.80M

11,95 €

Hivertmat paille de riz 1X1.50M

13,95 €

Maxizip 0.5X2M

18,95 €

Film à bulle 1x10m

11,95 €

Voile d'hivernage Wintertex 2X10m

6,95 €

Comment protéger les plantes du froid en hiver ?

Lire la suite

Comment préparer son potager pour l’hiver ?

Lire la suite