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Modifié le 08/06/2023
Exotique à souhait et ultra-graphique, le Phormium ou Lin de Nouvelle-Zélande aura vite fait de conquérir votre cœur. Il apportera verticalité et originalité à vos massifs. Il offrira personnalité et prestance à vos potées. Choisissez parmi une multitude de variétés aux tonalités multiples et aux feuillages tout aussi divers, plantez et prenez aisément soin de ce nouveau bel ami…

Principales variétés de Phormium et caractéristiques
Originaire de Nouvelle-Zélande, voici là une vivace qui a bien des atouts pour séduire. Traditionnellement exploité par les Maoris pour sa fibre utilisée en vannerie, le Phormium est une plante hautement décorative. Cultivée en pleine terre ou en grand pot, la belle silhouette ultra-graphique sera une vedette au jardin, et ce tout au long de l’année.
Le Phormium – aussi appelé Lin de Nouvelle-Zélande ou Lin des montagnes – déploie de longues feuilles lancéolées, telles de magnifiques épées, dressées, fières et persistantes, qui s’habillent au fil des saisons et des variétés d’une multitude de couleurs et de motifs. En été, floraison et fructification rappellent un peu plus encore tout l’exotisme du sujet. De longues hampes florales dominent avec gaieté la belle touffe feuillue ; une nuée de fleurs rouge profond qui attirent à elles les regards et toute une faune gourmande, oiseaux, abeilles et autres butineurs. La saison estivale se clôt avec l’apparition de petites gousses brunes.

Au cœur d’un massif de graminées, en ponctuation d’une allée fleurie, en solitaire, vedette unique d’un jeu de potées, le Phormium a à offrir une verticalité majestueuse, une pointe d’exubérance, un fort ancrage graphique. Il ne vous reste plus qu’à choisir une variété et avec elle une teinte, un habillage, un style.
Membre de la famille des Agavacées, le genre Phormium se partage en deux espèces et un bon nombre de variétés hybrides.
La plus grande, Phormium tenax, peut atteindre 3 m de haut et d’envergure. Elle est la plus commune et se décline en plusieurs cultivars.
Choisissez Phormium tenax Purpureum pour sa teinte hors du commun, un pourpre mâtiné de bronze qui apportera majesté et élégance au jardin ou sur une terrasse ou, plus lumineux encore, le ‘Rainbow Queen’ plus petit avec ses 1 m de haut et d’envergure mais d’un rose-rouge surprenant.

Si vous préférez les robes panachées, optez pour le classique Lin de Nouvelle-Zélande ‘Variegatum’, un beau spécimen de taille moyenne – de 1 m à 1.50 m – vert vif et jaune crème. Du même acabit, ‘Blackman’ propose un panel de couleur plus original, oscillant entre le vert olive et le bronze mâtiné de reflets orangés.
Dans un autre style, tout aussi magnifique, on peut également citer ‘Pink Panther’, feuillage rose saumoné strié de bronze.
Globalement plus petites, les variétés de Phormium cookianum proposent une silhouette également plus retombante. Certains de ces cultivars n’excèdent pas les 50 ou 60 cm comme le lin des montagnes ‘Blondie’, cultivar récent, proposant une belle touffe dont les feuilles vrillées jaunes bordées de vert feront merveille en grande potée.
D’autres sont de taille plus intermédiaire comme ‘Black Adder’, son mètre de haut et sa sublime robe grenat presque noire ou encore ‘Tricolor’, particulièrement lumineuse avec son feuillage vert à rayure jaune et rose, joliment assorti à sa floraison jaunâtre.
Quand et comment planter le Lin de Nouvelle-Zélande ?

Bien qu’exotique, le Lin de Nouvelle-Zélande s’accommode relativement bien à nos climats. Cultivé en pleine terre, il sera rustique à -5°C, résistera à de petites gelées tant qu’elles seront passagères, supportera vent marin et embruns – surtout les Phormium cookianum –, tolèrera une sécheresse momentanée – plus particulièrement les Phormium tenax.
Toutes les variétés de Lin de Nouvelle-Zélande apprécieront une exposition ensoleillée, un sol ou un substrat frais, sec, léger, sableux et surtout bien drainé.
Sous des climats un peu rigoureux, la culture en pot est recommandée, l’hivernage en intérieur frais et lumineux préférable.
Plantez votre Phormium de préférence au début du printemps ou encore en tout début d’automne.
Pour une plantation en pleine terre, le trou de plantation doit être bien large, 3 fois supérieur à la motte, la terre travaillée et ameublie.
Installez impérativement une couche drainante au fond, du gravier par exemple. Mélangez à votre terre de jardin, un terreau de qualité, de préférence pour plantes méditerranéennes, du compost et un peu de sable.
Arrosez généreusement. Paillez pour maintenir la fraîcheur mais également protéger votre plante des rigueurs hivernales.
En pot, les conditions seront les mêmes. Le contenant doit être de belle taille pour permettre au sujet de bien se développer. Le drainage est impératif – petit gravier ou billes d’argile. Offrez un substrat équilibré, mélange de terreau, terre végétale légèrement sableuse et compost bien mûr.
Comment entretenir un Lin de Nouvelle-Zélande ?

L’entretien du Lin de Nouvelle-Zélande est quasi inexistant.
En pleine terre, maintenez un arrosage régulier la première année, hebdomadaire ou bi-hebdomadaire, tous les 15 jours seulement les années suivantes sauf en cas de sécheresse.
Pour une culture en pot, apportez un arrosage régulier – dès que la motte est sèche – et un engrais liquide une fois par mois. Durant l’hivernage, arrosez peu et interrompez l’apport en engrais.
La taille est inexistante. Procédez simplement à un nettoyage des fleurs fanées à l’entrée du printemps en rabattant à 20 cm du sol les tiges. Coupez à ras les feuilles abîmées.
Surveillez régulièrement votre plante pour détecter cochenilles farineuses et/ou tétranyque tisserand. Ces deux redoutables ravageurs apparaissent généralement lors de fortes chaleurs ou en période de sécheresse.
Le premier dépose des amas farineux et provoque parfois une décoloration des feuilles. Tentez de supprimer régulièrement les insectes repérés à la main. Vous pouvez également pulvériser les parties aériennes avec à base de savon noir.
Le second, un acarien microscopique, pique les feuilles pour se repaître de leur suc. Ces meurtrissures répétées ont pour conséquences le brunissement, le dessèchement et, à termes, la mort des feuilles. À l’apparition de fines toiles à la surface du feuillage, coupez les parties contaminées et brûlez-les. Brumisez généreusement la plante à l’eau claire. En cas d’invasion importante, tentez un traitement au soufre.
Astuces Jardiland : vous pouvez également avoir recours, en anticipation, à des auxiliaires de type chrysopes ou coccinelles pour vous assister dans votre lutte contre ces ravageurs.