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Plantes

Comment réussir la plantation de ses rosiers ?

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10 min de lecture

Modifié le 07/04/2025

Vous avez succombé au charme d'un rosier ! Comment vous en blâmer tant ces arbustes qu'ils soient buissons, grimpants ou pleureurs, habillent avec élégance et une grâce infinie tous les extérieurs. Pour une culture réussie, l'étape de la plantation est majeure. Que vous choisissiez de le cultiver en pot ou en pleine terre, découvrons ensemble quand, où et comment planter votre rosier ?



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Quand et comment préparer le terrain ?

Les rosiers aiment les terres riches et drainées. Vous lui choisirez une exposition ensoleillée, à l'abri des vents forts et si possible des pluies battantes. Selon la nature de votre terrain, vous travaillerez le sol et l'amenderez en conséquence tout en choisissant à quel moment le planter idéalement. Tour d'horizon des gestes préparatifs.


Le bon timing


C'est environ 15 jours voire 30 jours avant la plantation qu'il sera préférable de préparer le sol. Selon le type de rosier, ou du moins le type de conditionnement, vous procèderez de préférence à certaines périodes.

Si un rosier acheté en pot dans votre jardinerie peut être planté toute l'année, préférez tout de même une plantation de l'automne au printemps ou plus précisément de septembre à juin. Pour un rosier en motte, plantez de la mi-octobre à la mi-mai avec une préférence pour les mois de novembre à avril. Enfin, s'il s'agit d'un rosier à racines nues, durant une période pouvant aller de mi-octobre à fin mai, vous préfèrerez planter votre rosier durant les mois de novembre, décembre, février et mars.

Il est communément accepté que l'automne reste la meilleure saison pour planter un rosier mais, dans tous les cas, procédez toujours hors période de canicule ou de gel.


La nature du sol


Selon la nature de votre terrain, quelques adaptations pourront être nécessaires.

Ainsi un sol argileux aura pour avantage de retenir l'eau apportée ainsi que les nutriments mais ce type de terre reste difficile à travailler. Pour plus de confort et un bon développement racinaire, allégez la terre de plantation avec du sable grossier et amendez avec du compost ou un fumier bien décomposé.

Un sol sableux sera lui facile à travailler mais il aura tendance à sécher plus rapidement et être plus pauvre. Amendez avec du compost, du fumier décomposé mais également un terreau de feuilles pour lui donner de la consistance.

Les rosiers apprécieront également les terres plutôt neutres. En cas de terre calcaire, corrigez avec un apport de soufre et enrichissez avec un terreau plantation enrichi de compost ou une terre de bruyère. En présence de terre acide, corrigez avec de la dolomie et nourrissez régulièrement avec une fumure organique (fumier, compost, déchets verts, etc.).


La préparation du trou


Le sol sera travaillé en profondeur pour permettre au rosier de bien s'enraciner. Pour ce faire, commencez par désherber puis épandez les amendements cités plus hauts. Enfouissez en travaillant le sol à la bêche sur 40 à 50 cm de profondeur. Ce sera l'occasion de retirer les racines et cailloux restants et de bien mélanger à la terre l'ensemble des amendements. Le sol en sera ainsi harmonieusement enrichi et les racines ne risqueront pas d'être brûlées. Ratissez pour terminer la préparation.

Dans le cas d'une plantation d'un rosier à la place d'un autre, il sera nécessaire de totalement renouveler la terre.

Le terrain ainsi préparé par anticipation, voyons à présent comment procéder le Jour J et planter votre rosier dans les meilleures conditions.

Comment planter votre rosier en pleine terre ?

Vous avez pu anticiper la préparation du sol comme décrit précédemment ou vous êtes face à un coup de cœur qui vous prend au dépourvu. Pas de souci, voici les conseils pour préparer votre rosier et procéder au trou de plantation qui va l'accueillir dans les meilleures conditions.


Préparatifs et plantation


Ouvrez un trou de plantation de 50 cm en tous sens. Au fond du trou, déposez une pelletée de fumier et une poignée d'engrais azoté à libération lente de type corne torréfiée. Recouvrez ceux-ci d'une vingtaine de centimètres d'un mélange de terre légère et de terreau rosier. Cette couche permettra d'empêcher un contact direct entre les racines de votre rosier et les amendements.

Pour tous les rosiers à planter (en motte reconstituée ou à racines nues), supprimez les éventuelles branches mal positionnées ou en surnombre. Globalement, vous laisserez 2 belles branches pour un rosier grimpant comme le 'Pierre de Ronsard' par exemple et 3 ou 4 branches pour des rosiers buissons comme la bien-nommée 'Mystérieuse' et son rare violet foncé ou un rosier tige que vous préparerez à être conduit plus tard comme un arbuste.

Si votre rosier est à racines nues, il sera également nécessaire de préparer ses racines avant de l'installer. Retaillez-les sur 3 cm de longueur et procédez à leur pralinage. Pour ce faire, trempez les racines dans un pralin prêt-à-l'emploi disponible en jardinerie ou dans un mélange de terre argileuse et de terreau gorgé d'eau.



Puis placez votre rosier dans le trou de plantation en laissant le point de greffe, c'est-à-dire l'endroit d'où les branches démarrent, à la surface du sol. Rebouchez le trou en vous assurant de ne pas laisser de vide. Tassez précautionneusement en formant une cuvette et arrosez jusqu'à saturation.

Pour terminer, buttez le rosier c'est-à-dire remontez la terre pour former un petit monticule qui viendra couvrir la base des branches. Laissez ainsi 4 semaines pour les plantations réalisées en fin d'hiver ou au printemps et jusqu'au début du mois de mars pour les plantations réalisées en automne ou au début de l'hiver. Après le retrait du buttage, procédez à la première taille de votre rosier, une taille sévère qui consistera à couper celui-ci à environ 5 à 7 cm du sol. Cette action permettra un redémarrage rapide de la croissance.

Pour les rosiers achetés en pot, la préparation du sol sera la même. Laissez tremper le pot avant la plantation jusqu'à ce que la motte soit détrempée. Dépotez et placez celle-ci de façon à aligner le dessus de la motte avec la surface.

La plantation tardive


Nous l'avons vu l'automne est la période idéale de plantation mais celle-ci peut également survenir au printemps.

Pour les rosiers achetés en pot, le calendrier ne sera pas si décisif. Vous pourrez choisir de maintenir l'arbuste dans son pot d'origine et attendre l'automne suivant pour le planter en pleine terre. Ou bien vous pourrez le planter dès l'achat quelle que soit la période tant que vous êtes hors canicule et hors gel. Dans tous les cas, taillez court pour favoriser la reprise.

Par contre, si vous succombez à l'achat d'un rosier à racines nues ou en motte reconstituée hors des périodes préconisées, vous pourrez procéder à une plantation dite tardive, sans toutefois dépasser le mois de mai. N'oubliez pas de bien réhydrater les plants avant plantation. Pour ce faire, prévoyez 48 h d'immersion des racines pour un rosier à racines nues et un trempage de la motte jusqu'à saturation (jusqu’à ce que plus aucune bulle d’air ne remonte à la surface) pour les rosiers à motte reconstituée. La taille sera sévère, ne conservez que 2 ou 3 branches que vous recoupez à 5 cm du point de greffe (un renflement visible sur le tronc). Maintenez un arrosage régulier. Supprimez les premières fleurs pour permettre à votre rosier de se préoccuper de son enracinement, et seulement de cela.

La plantation en pleine terre ne sera pas la seule solution. Si vous ne possédez pas de jardin, vous pourrez profiter de cet arbuste irremplaçable grâce à une culture en pot.


Et la plantation en pot ?

Vous n'avez pas de jardin ? Vous aimez cultiver de belles potées, des jardinières à couper le souffle ? Nombre de variétés de rosier s'adapteront à une culture en pot !

Les rosiers miniatures


Si l'on peut planter un mini rosier en pleine terre, il se prêtera particulièrement à une culture en contenant. Aux côtés de rosiers miniatures comme l'éclatant 'Bijou d'or' ou l'immaculé 'Summer Palace', vous trouverez également des rosiers buissons ou couvre-sols de taille compacte, tout à fait adaptés !

Dans ce cas, planter ou plutôt transplanter votre rosier suivra aussi quelques bons gestes. Le choix du contenant d'abord devra être adapté au sujet. Le pot devra toujours avoir son fond percé de quelques trous. Ses dimensions dépendront de la taille du rosier. Pour les plus petits d'entre eux, vous choisirez un pot de 40 cm en tous sens. Pour des rosiers certes compacts mais pas nains pour autant, préférez des pots de 50 ou 60 cm de diamètre.

Optez de préférence pour des matières respirantes qui permettront une bonne aération de la motte et une absence d'humidité stagnante. Pot en terre cuite et bac en bois sont particulièrement recommandés. Le premier devra être protégé en cas de grands froids car il résiste mal au gel. Le second sera choisi en bois imputrescible ou traité naturellement pour résister au temps qui passe et aux intempéries.


Le substrat répondra à la gourmandise du rosier et particulièrement celle des variétés remontantes qui vous gratifieront de plusieurs floraisons dans l'année si tant est qu'elles soient bien nourries. Tournez-vous vers un terreau pour rosiers que vous mélangerez à 2/3 de terreau pour plantes en pots.

Le moment de la plantation venu, réhydratez les racines en les trempant longuement dans une bassine ou trempez la motte jusqu'à saturation. Pour les rosiers à racines nues, taillez et pralinez les racines comme pour une plantation en pleine terre.

Tapissez le fond du pot d'une couche drainante de 5 cm de billes d'argile par exemple. Couvrez avec une première couche de substrat. Déposez le rosier bien au centre et bien droit en laissant le point de greffe au-dessus du bord haut du pot. Comblez avec le reste de substrat en tassant au fur et à mesure avec précaution. Arrosez copieusement. Paillez avec du broyat ou un paillis végétal pour conserver le pied au frais.

Les boutures


Le pot sera également le milieu de culture idéal pour planter vos pousses de rosiers.

En effet, après avoir prélever des rameaux de 20 ou 25 cm en coupant au-dessus d'un nœud, c'est-à-dire du point d'attache d'une feuille ou d'un rameau à venir, coupez l'extrémité de vos boutures et supprimez les feuilles du bas à hauteur d'une dizaine de centimètres. Trempez la base dans une poudre d'hormones et plantez dans un pot individuel de 10 à 12 cm de diamètre rempli d'un terreau bouturage.

Brumisez les boutures ainsi plantées et placez-les dans un local chaud et humide, éventuellement "à l'étouffé" c'est-à-dire sous cloche ou dans un sac plastique transparent ou encore sous châssis pour accélérer le processus.



Les prélèvements s'effectuent de préférence à la fin du mois d'août et jusqu'au mois d'octobre. Vous pourrez les transplanter en pot ou en pleine terre dès lors qu'elles auront produit suffisamment de racines pour reprendre, généralement au printemps suivant.

Ce processus et son résultat peuvent prendre plusieurs mois. Et toutes les variétés ne se bouturent pas ou du moins pas facilement. Privilégiez les variétés à petites fleurs tels les rosiers paysagers 'The Fairy' ou le blanc pur 'Iceberg' car celles à grosses fleurs comme un 'Line Renaud' par exemple émettent plus difficilement des racines.

Planter un rosier n'a à présent plus de secret pour vous et c'est au terme de cette procédure somme toute simple que vous entamerez une relation pleine d'élégance et de belles surprises. Si planter votre rosier dans de bonnes conditions est important, nous vous accompagnons à chaque étape qui suit. Envie d’en savoir plus ? Découvrez nos conseils sur comment palisser les rosiers grimpants ou encore quel paillage utiliser pour les rosiers. Des attentions à apporter et l'assurance d'un spectacle dont vous ne vous lasserez jamais !