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Modifié le 07/04/2025
Que vous les choisissiez remontants pour une floraison incessante de juin aux gelées ou non-remontants pour une floraison printanière unique mais ultra-généreuse, vos rosiers demanderont divers gestes d’entretien dont plusieurs types de taille selon la variété. Mais pour maintenir l’esthétisme, parfaire l’équilibre de la silhouette et contribuer au dynamisme de la floraison, couper les fleurs fanées fera partie des réflexes essentiels. Comment supprimer les fleurs passées ? Et comment anticiper et couper les roses pour composer de magnifiques bouquets.

Généralités sur l’entretien des rosiers
Vos rosiers demandent un entretien différent selon leur variété. La taille par exemple, étape essentielle de la culture de la plupart des rosiers, surviendra à des divers moments de l’année, à un rythme et une ampleur différentes.
Ainsi, les rosiers non-remontants offrent une floraison très généreuse mais une seule fois dans l’année, au printemps. Un ‘Paul’s Scarlet’, par exemple, se couvrira de roses rouge cerise de mai à juin, un ‘François Juranville’ proposera de grosses fleurs doubles rose lumineux alors qu’un ‘Bobbie James’ habillera ses lianes de grandes fleurs simple blanc crème.
Ces rosiers non-remontants se tailleront juste après la floraison, généralement au début de l’été.

Les rosiers remontants, eux, fleurissent plusieurs fois dans l’année, en général du milieu du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
Vous vous délecterez ainsi en vagues successives des fleurs très doubles tout en dégradé de rose du buissonnant ‘Jacques Cartier’, de l’élégant rose saumoné d’un rosier très remontant, le ‘Martin des Senteurs®’ ou encore d’une rose ancienne comme la ‘Falstaff’ et ses fleurs en coupe très dense, d’un beau pourpre foncé et au parfum enivrant.
Ces rosiers remontants seront taillés à la fin de l’hiver, de la mi-février à la mi-mars, pour une belle stimulation avant la mise en route printanière.
On ajoutera que les rosiers grimpants, et plus spécifiquement certains rosiers lianes comme un célèbre rosier de Banks ou la gracieuse ’Albertine’ requièrent une attention un peu différente.
Envie d’en savoir plus ? Découvrez nos articles sur la taille des rosiers grimpants et sur quand et comment tailler les rosiers remontants.
À ces tailles principales s’ajoutent d’autres gestes d’entretien, une pré-taille automnale, un nettoyage du bois mort, des gourmands, un suivi du palissage, une série de traitement, en particulier contre les maladies cryptogamiques communes du rosier comme la maladie des tâches noires, un paillage voire un voilage aux portes de l’hiver, etc.
Découvrez nos conseils dans Comment entretenir ses rosiers en automne ?
Couper les fleurs fanées

Dans le cas de rosiers remontants, cet exercice de suppression des fleurs fanés se réalisera tout au long de la floraison, à la fin de chaque épisode de floraison.
En agissant de la sorte, vous évitez que ne se forment des fruits et permettez à votre rosier de consacrer son énergie à la prochaine floraison qui n’en sera que plus généreuse. Toutefois, pour les rosiers botaniques, mieux vaut conserver les cynorhodons (fruits) qui renforcent leur beauté hivernale
Pour les rosiers non-remontants, il ne s’agit pas de dynamiser les floraisons suivantes mais de travailler l’apparence de l’existant.
Pour tous les types de rosiers d’ailleurs, la suppression régulière des roses fanées permet de garder un arbuste esthétique, agréable à regarder et à montrer…
De la méthode

Pour couper les roses fanées, procédez le matin, après dissipation de la rosée, sur un rosier bien sec. Munissez-vous de gants rosier qui vous protégeront efficacement des épines et d’un sécateur adapté, bien aiguisé et désinfecté entre chaque plant.
Même si cela parait tentant, simple et commun, tailler juste sous la rose n’est pas le geste le plus adéquat.
En réalité, coupée à cet endroit, la tige n’aura que peu d’utilité, peu de chance de ramifier et le résultat sera à la fois peu efficace et assez inesthétique.
Il s’agira en fait de couper la fleur fanée tout en favorisant la future reprise et en préservant la silhouette générale. Pour ce faire une méthode simple…
Partant de la fleur à couper, descendez le long de la tige. Chemin faisant vous rencontrerez une première feuille composée de 3 folioles (3 petites feuilles), parfois vous en rencontrez une seconde ainsi formée jusqu’à tomber sur une feuille composée, elle, de 5 folioles. Généralement, à la base de cette feuille-là, un œil s’est formé à fleur de tige. Il sera à l’origine de la prochaine ramification. Ainsi, pour favoriser cette repousse, coupez juste au-dessus, à un demi-centimètre environ, légèrement en biseau orienté à l’opposé de l’œil pour faciliter l’écoulement de l’eau de pluie ou d’arrosage.
Si vous considérez que votre rosier est trop haut et que la silhouette mérite d’être densifiée, vous pouvez choisir de couper la tige plus bas ; choisissez cependant de tailler la tige toujours au-dessus d’une feuille à 5 folioles.
Dans le cas d’un rosier à fleurs groupées, supprimez les fleurs fanées une à une, au fur et à mesure. Cela allègera l’ensemble, le rendra plus esthétique toujours et permettra aux fleurs restantes de mieux s’épanouir. Procéder à une coupe de la tige quand l’ensemble du bouquet est passé.
Couper les roses pour un bouquet

Vous pouvez choisir de ne pas attendre que vos fleurs fanent pour les couper mais préférer en profiter aussi en intérieur dans des bouquets élégants ou dans de romantiques compositions florales.
Vous joindrez ainsi l’utile – alléger vos rosiers à la floraison débordante – et l’agréable en habillant votre intérieur de la plus belle des manières.
Pour un bouquet qui dure dans le temps, choisissez un savant mélange de fleurs déjà épanouies (mais pas trop) et de roses encore légèrement fermées. Coupez en biseau, franchement, sans écraser la tige (au sécateur donc et pas au ciseau). Dénudez le bas de la tige de sorte que le feuillage ne soit pas au contact de l’eau. Placez votre vase dans un endroit lumineux mais sans soleil direct. Maintenez le niveau de l’eau. Afin d’éviter l’essoufflement de votre bouquet, raccourcissez les tiges de quelques centimètres et changez l’eau (de pluie de préférence) 2 fois par semaine.
Si toutes les roses ou presque trouveront leur place dans un bouquet, certains rosiers se prêtent plus à l’exercice. Longues tiges, parfum délicat, charme de l’ancien, comment ne pas citer ’André Le Nôtre’® et sa fleur rose clair délicieusement chiffonnée, une ‘Black Baccara’, la plus noire des roses, un port très altier et une texture veloutée à souhait ou encore l’inimitable ‘Charles de Gaulle’, d’une élégance rare avec son incomparable teinte, un lilas légèrement bleuté et son parfum puissant. Ou encore, les rosiers buissons, qui possèdent une grande variétés de fleurs.
La rose se mariera avec nombre de fleurs. Le choix dépendra de vos goûts esthétiques, de vos envies, de l’occasion, de la saison. Accompagnez-les cependant de fleurs ayant à peu près la même longévité, une semaine à 10 jours environ. Optez ainsi pour des marguerites, des pivoines, des renoncules, des lis ou des glaïeuls par exemple. Agrémentez, pourquoi pas, de jolis feuillages, des branches d’eucalyptus, du lierre, des graminées… et laissez votre créativité s’exprimer !