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Vous n'avez pu résister au charme infini d'un rosier 'Pierre de Ronsard' et ses grosses fleurs de rose pâle à rose carmin. Vous imaginez déjà un 'Ghislaine de Féligonde' ornant la façade de votre maison, accueillant vos hôtes de sa floraison si généreuse ivoire mâtiné d'abricot. Rosiers grimpants, parfois liane même comme l'incontournable rosier de Banks et ses innombrables fleurs, petites roses jaunes délicatement chiffonnées qui investiront avec grâce tous les supports que vous voudrez bien leur fournir. Pour une culture réussie, voyons ensemble quand planter un rosier grimpant, en pleine terre ou en pot, et comment procéder.

Quand planter un rosier grimpant ?
Respecter le calendrier de plantation est l'un des points importants pour garantir une bonne reprise de votre arbuste. Que vous ayez acheté un rosier grimpant, un rosier tige, un rosier couvre-sol ou encore un rosier buisson, la période idéale de plantation dépendra avant tout du conditionnement du plant :
un rosier à racines nues se plante de mi-octobre à mai avec une période idéale située en novembre et décembre puis en février et mars ;
un rosier avec motte se plante également de mi-octobre à mi-mai et de préférence entre novembre et avril ;
un rosier en conteneur peut se planter toute l'année mais la période située entre septembre et juin reste préférable.
En matière de timing, quelques bons réflexes complémentaires sont à mettre en œuvre quand il s'agit de planter un rosier grimpant.
Comme pour toutes les plantations, les périodes de gel, de pluies abondantes, de sécheresse ou de canicule sont à éviter impérativement.
Dans le cas d'un rosier à racines nues, il est impératif de le planter dans les plus brefs délais après l'achat afin que les racines ne dessèchent pas. Si cela n'est pas possible, mettez-le en jauge c'est-à-dire enterrez-le momentanément jusqu'au point de greffe dans une terre de jardin légère ou même dans du sable. Maintenez humide jusqu'à la plantation définitive.
Enfin, si vous jardinez avec la Lune, installez votre rosier en Lune descendante, son enracinement n'en sera que meilleur.
Conseils Jardiland : si vous manquez les périodes préconisées pour la plantation, vous pouvez conserver celui-ci dans son contenant le temps de parvenir à la bonne époque. Placez-le de préférence dans une ombre légère, surveillez son arrosage, coupez les fleurs fanées au fur et à mesure pour ne pas épuiser la plante et faites un apport d'engrais pour rosier en suivant les préconisations figurant sur le produit.
Où et comment planter un rosier grimpant ?

Quel est le meilleur endroit pour planter un rosier ? Si les rosiers préfèrent généralement le soleil, vérifiez quelle exposition offrir à la variété choisie car certaines apprécieront un emplacement à mi-ombre. Choisissez toutefois un espace bien lumineux pour encourager une floraison généreuse. L'emplacement choisi, quelques règles sont à suivre pour avoir de beaux rosiers grimpants.
La préparation du terrain
Les rosiers apprécient les sols riches, les terres denses et bien drainées. Même si son adaptation est possible à tous les sols, une bonne préparation et quelques améliorations si nécessaires seront les bienvenues. Prévoyez ainsi :
d'alléger les terres lourdes avec un peu de sable grossier mais également un compost bien décomposé ;
d'enrichir une terre un peu trop pauvre, sablonneuse, avec du fumier, du terreau de feuilles ou tout composé humifère ;
de maintenir un sol fertile en apportant une fois par an au moins une fumure organique.
Idéalement une à deux semaines avant la plantation, préparez le trou :
désherbez minutieusement l'emplacement et faites un premier apport de matière organique en surface de type compost ou fumier très décomposé ;
travaillez la terre à l'aide d'une bêche sur 50 cm de profondeur, enlevez cailloux, racines et autres déchets verts tout en enfouissant le fertilisant organique dans le sol ;
ratissez pour affiner une dernière fois.
Le choix du palissage
Contrairement à une clématite qui se hissera sur son support grâce à ses tiges volubiles ou au lierre qui usera de ses crampons pour entreprendre une ascension, le rosier grimpant aura, lui, besoin d'aide. Certes ses épines l'aideront à progresser mais il aura besoin d'un support bien pensé ou de plus ou moins d'aide pendant les premières années de son ascension. Quand viendra le moment de planter votre rosier grimpant, vous pourrez l'installer au pied d'une pergola agrémentée de filins solides, futurs supports de votre rosier liane ou encore d'un mur habillé d'un treillis. Dans tous les cas, prévoyez des liens souples pour attacher fermement votre rosier à son support sans le blesser. Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment palisser les rosiers grimpants.
Conseils Jardiland : quand le moment sera venu de planter un rosier grimpant, prévoyez 40 cm d'espace entre lui et son support. Si vous plantez une série de rosiers pour habiller un grand mur par exemple, prévoyez également 2 voire 3 m de distance entre les pieds.

La plantation du rosier à racines nues
En amont, préparez votre plant en retaillant l'extrémité des racines et éventuellement des branches si elles vous semblent défraichies ou en surnombre ; pour un rosier grimpant, on laisse généralement 3 ou 4 belles branches, appelées « charpentières ». Pralinez les racines c'est-à-dire enrobez celle-ci d'un mélange de boue fertile (terre argileuse et terreau) et d'eau – le pralin que vous trouverez également en prêt-à-l'emploi dans votre jardinerie – puis procédez à la plantation :
dans l'espace travaillé les jours précédents, creusez un trou de 50 cm en tous sens ;
au fond, déposez une pelletée de fumier, de la corne torréfiée ou tout engrais azoté à diffusion lente ;
recouvrez d'un mélange à parts égales de terre légère et de terreau pour rosiers sur 20 cm afin que les racines ne soient pas en contact direct avec l'amendement ;
placez le rosier en laissant le point de greffe – l'endroit où les branches démarrent – juste au-dessus de la surface du sol ;
rebouchez en tassant avec précaution au fur et à mesure pour chasser l'air ;
arrosez très copieusement.
La plantation du rosier en motte
Elle suivra le même processus que le rosier à racines nues. Si la motte est entourée d'un filet, celui-ci sera souvent biodégradable et à laisser en place au moment de la plantation. On notera également que pour ces deux types de conditionnement, la plantation automnale sera suivie d'un buttage c'est-à-dire d'un apport de terre au pied sur environ 20 cm qui protègera celui-ci du gel et du dessèchement. La butte restera généralement en place jusqu'au dernières gelées mais ne devra pas recouvrir intégralement le point de greffe.
La plantation du rosier en conteneur
La préparation du sol et du trou est la même que pour les rosiers à racines nues ou en motte. Le buttage ne sera par contre pas nécessaire. En amont, faites tremper le rosier une bonne heure pour que le substrat soit bien saturé d'eau. Placez la motte dans le trou de telle sorte qu'elle affleure la surface. Formez plutôt une cuvette au pied et arrosez jusqu'à saturation.
Astuces Jardiland Comme d'autres types de rosiers, le rosier grimpant peut se cultiver en pot. Il vous faudra là encore prévoir le système de palissage et surtout choisir un pot aux dimensions adéquates. Prévoyez un diamètre minimum de 50 cm et une profondeur de 70 voire 80 cm. Tapissez le fond d'une couche drainante de billes d'argile et choisissez un bon terreau de plantation.
Vous savez à présent quand planter un rosier grimpant et comment procéder selon qu'il est à racines nues, en motte ou en contenant. Il ne vous reste plus qu'à choisir parmi nos diverses variétés, celle qui viendra enchanter votre paysage.