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8 min de lecture
Modifié le 22/05/2023
Sa silhouette graphique, très ornementale, décore votre intérieur à la perfection. Peu exigeant dans son entretien, l’aloe vera vous apporte son esthétisme aussi élégant qu’exotique et c’est un plaisir que d’apporter attention et soin à cette plante d’intérieur. Voici quelques conseils simples pour rempoter votre aloe vera avec succès et faire votre choix de contenant et de substrat.

Généralités sur l'aloe vera

Membre émérite de la grande famille des succulentes au même titre que bon nombre d’autres cactus et plantes grasses, l’aloe vera nous vient du fond des âges. Révéré dans l’Antiquité, utilisé pour ses vertus médicinales, il est aujourd’hui encore utilisé en phytothérapie et cosmétique. Mais c’est également pour sa valeur très ornementale que nous affectionnons de le cultiver au jardin ou, le plus souvent, en pot.
Le genre Aloe compte près de 300 espèces différentes.
Toutes seront à forte valeur ornementale avec leurs splendides rosettes charnues de feuilles plus ou moins longues, plus ou moins plates, oscillant entre vert franc et vert bleuté.
En pleine terre, et plus rarement en intérieur, elles proposeront de belles floraisons en épis, allant du jaune au rouge en passant par toutes les nuances d’orange.
Plus ou moins frileuses, elles seront plus adaptées à une culture en pot avec possibilité d’hivernage qu’à une plantation en pleine terre même si certaines variétés s’acclimateront à une culture en extérieur sous des climats doux et secs comme la Côte d’Azur en particulier.

Notre aloe vera dit également aloe des Barbades, n’excèdera pas les 60 cm à maturité. Ses feuilles sont très épaisses et légèrement dentées. Il se prête particulièrement bien à la culture en pot mais doit être tenu à l’écart du plein soleil.
Pour des plantes plus petites encore, optez pour l’aloès à feuilles courtes (Aloe brevifolia) au port tapissant ou pour Aloe variegata une espèce naine au feuillage vert strié de blanc.
À moins que vous ne préfériez l’aloès du Lesotho, une petite variété compacte qui résistera bien au froid ou encore Aloe aristata et ses feuilles très pointues vert vif pointillé de blanc ; cette dernière est par ailleurs l’une des espèces les plus rustiques avec une résistance à -10°C.
Toutes ne dépasseront pas les 30 cm de haut.

Pour des silhouettes plus hautes, optez pour les 1.50 m de hauteur de l’aloès arborescent ou de Aloe striatula, ce dernier étant qui plus est rustique à -12°C.
À moins que vous ne choisissiez l’aloès du Cap (Aloe ferox) et sa belle silhouette de 3 m.
De culture facile et peu exigeante, elles demanderont beaucoup de luminosité, des températures chaudes et surtout sans amplitude trop marquée, un sol sec, un drainage impeccable et une situation protégée des vents froids et des fortes pluies.
Si vous souhaitez planter votre aloe en pleine terre, prévoyez un trou peu profond mais de large diamètre.
Paillez à son pied pour apporter une protection supplémentaire en cas de froid passager.

Mais c’est en pot que vous serez assurée de réussir la culture de votre aloe vera sans vous soucier des conditions climatiques.
En cas de fraîcheur passagère, un paillage au pied et un voile d’hivernage pourront suffire.
En cas de froid marqué, d’amplitudes importantes des températures ou encore de pluies torrentielles, remisez votre plante grasse en serre tempérée ou à l’intérieur de votre foyer.
Installée en situation lumineuse, elle s’épanouira sans trop d’entretien mais, pour lui permettre de croître dans des conditions optimales, il vous faudra périodiquement rempoter votre aloe vera.
Quand et comment rempoter un aloe vera ?
Il est recommandé de procéder à un premier rempotage de votre aloe vera dès l’achat, car celui-ci est peu adapté à une culture en contenant plastique. Choisissez alors un pot d’un diamètre légèrement plus large mais pas forcément plus profond. Cette opération sera à renouveler tous les 3 ans au début du printemps.
Les étapes du rempotage

Déposer une couche drainante au fond du pot, des billes d’argile, du gravier ou de la pouzzolane par exemple. Recouvrez celles-ci d’un feutre de drainage qui empêchera substrat et billes de se mélanger. Déposez du substrat sur quelques centimètres. Dépotez votre aloe vera. Coupez les racines endommagées. Placez l’ensemble dans le pot. Comblez avec le mélange de culture. Tassez. Arrosez modérément. Placez votre pot dans un endroit bien lumineux (sans soleil direct) pour favoriser la reprise.
Si votre aloe vera a atteint une taille trop importante pour être rempoté, procédez à un surfaçage c’est-à-dire à un renouvellement du substrat de surface sur 5 cm environ.
Une occasion pour la multiplication

Cette étape du rempotage peut être l’occasion de multiplier votre plante.
Après quelques années de culture, généralement dès la troisième année, des rejets appelés drageons apparaissent au pied de votre plante grasse.
Au moment de rempoter votre aloe vera, profitez-en pour détacher ces rejets si nécessaire en vous aidant d’un couteau bien tranchant. Choisissez ceux dotés d’au moins 4 feuilles et de petites racines.
Laissez sécher ces “bébés” quelques heures avant de rempoter les nouvelles pousses dans un mélange bien drainant de terreau et sable.
Placez ces boutures en exposition très lumineuse, à 20°C-25°C.
Envie d’aller plus loin encore sur le sujet ? Découvrez nos conseils généraux pour rempoter les cactées et plantes grasses.
Quel contenant choisir ?

L’une des clés d’une culture d’aloe vera réussie est son maintien dans un contenant toujours en rapport avec sa taille.
Il s’agit de trouver le bon équilibre entre un pot trop petit qui empêcherait les racines de se développer et un pot trop grand qui favoriserait une humidité trop importante.
Choisissez-le plus large que profond et augmentez son diamètre de quelques centimètres à chaque rempotage.
La matière a également une importance majeure. Choisissez-la poreuse pour permettre une bonne aération de la motte et une meilleure gestion de l’humidité stagnante.
La terre cuite sera l’un des meilleurs choix tant pour ses qualités respirantes qu’esthétiques. La pierre sera une bonne alternative.
Quel que soit le contenant choisi, assurez-vous que celui-ci soit percé.
Si vous placez une soucoupe, celle-ci doit être systématiquement vidée après l’arrosage.
Quel est le bon substrat ?

Nous l’avons vu, le drainage est un élément clé de la culture de votre plante grasse. Ce point aura son importance au moment du choix de la terre pour rempoter votre aloe vera.
Lorsque vous rempotez votre plante grasse, vous opterez donc pour un substrat drainant.
Vous pouvez le composer en mélangeant 1/3 de terre de jardin, 1/3 de terreau de feuilles très décomposées et 1/3 de sable.
Ce sera le cas de notre terreau cactées et plantes grasses spécial pot qui par sa composition permettra d’évacuer rapidement les eaux d’arrosage et d’éviter leur stagnation au niveau des racines en séchant vite.
L’effet drainant sera encore renforcé par la présence, au fond du pot, d’un lit de pouzzolane, de billes d’argile ou de gravier.
Quelques conseils d'entretien

Rempoter votre aloe vera sera un des essentiels d’une culture réussie. Au-delà, celui-ci sera bien peu exigeant et ne demandera que quelques attentions simples et un peu d’observation.
Où mettre votre aloe vera dans la maison ? Maintenez-le en exposition lumineuse, sans soleil direct, et à température constante (idéalement entre 20 et 25°C).
Que vous veniez juste de le rempoter ou au long cours, l’aloe vera demande un arrosage modéré mais régulier. Votre point de repère ? Un substrat sec au toucher. Généralement, l’arrosage est hebdomadaire ou bimensuel à la belle saison puis mensuel en hiver. Comme pour toutes les plantes, optez de préférence pour une eau de pluie non calcaire. N’oubliez pas de vider la soucoupe quelques minutes après l’arrosage.
Même s’il n’est pas indispensable, vous pourrez procéder à un apport d’engrais naturel spécifique à la fin du printemps et à la fin de l’année.

Si l’excès d’humidité est l’ennemi n°1 de votre aloe vera et de ses racines qui pourriront dans cette situation, les cochenilles farineuses sont ses ravageurs habituels et plus rarement les pucerons. Observez régulièrement votre plante pour l’en débarrasser manuellement avec un coton imbibé d’alcool à 70°C. Nettoyez les feuilles à l’aide d’une solution à base de savon noir.
Une dernière chose. Nous avons vu que votre aloe vera appréciera d’être hiverner en intérieur et aimera tout autant passer quelques mois en extérieur. Pour l’hivernage, ne tardez pas. Rentrez votre plante dès que les premières fraîcheurs nocturnes s’annoncent. Au moment de ressortir vos plantes, procédez par étape sans imposer un trop grand changement de température ou un ensoleillement trop important trop rapidement.
Vous voici à présent prêt.e à apporter les meilleures conditions de culture à votre sublime succulente. Et vous pouvez en apprendre toujours plus sur votre plante grasse en retrouvant notre article dédié à l’aloe vera !