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Modifié le 18/08/2023
Les poules sont parfois touchées par des maladies qui leur sont propres. Si vous envisagez d'avoir un poulailler dans votre jardin, il est utile de savoir reconnaître les premiers signes de ces maladies afin de traiter les gallinacées au plus tôt. Nous vous proposons de découvrir les 11 maladies des poules les plus courantes et les mesures de soin et de prévention à appliquer.

Les maladies fréquentes de la poule
1. Coccidiose
La coccidiose est l'une des maladies les plus fréquentes chez les poules. Elle est due à des parasites, les coccidies, qui apparaissent essentiellement à cause d'un manque d'hygiène du poulailler. Ils se développent ensuite danss les intestins des poules lorsqu'elles les ont ingérés.
Les signes : anémie, diarrhée, faiblesse générale, diminution de l'appétit et de la ponte.
Le traitement : des antibiotiques et anticoccidiens sont utilisés pour guérir la maladie, avec une bonne efficacité s'ils sont administrés suffisamment tôt. Un nettoyage et une désinfection totale du poulailler sont indispensables pour éliminer toute trace des parasites. En prévention, une vermifugation régulière contribue également à éviter l'apparition de la coccidiose.
2. Coryza

Comme chez le chat, le coryza existe aussi chez les poules. On appelle également cette pathologie "rhume des poules" car elle s'attaque au système respiratoire et est contagieuse.
Les signes : difficultés respiratoires, éternuements, gonflement de yeux, larmoiements, écoulement du nez, pouvant s'accompagner d'une diarrhée et d'un amaigrissement.
Le traitement : après avoir isolé les poules atteintes, vous leur administrerez un antibiotique prescrit par votre vétérinaire. De plus, l'huile de foie de morue et le thym sont des compléments naturels qui peuvent aider à la guérison (mais ne remplacent pas le traitement médicamenteux) : demandez conseil à votre vétérinaire.
Conseil Jardiland : le mauvais temps et les courants d'air sont des facteurs de développement de cette affection. En protégeant vos poules des mauvaises conditions météorologiques et en isolant bien le poulailler, vous diminuez le risque d'apparition du coryza.
3. Typhose (ou pullorose)

La typhose aviaire (ou pullorose chez les poussins) apparaît souvent dans les élevages importants mais les petits poulaillers ne sont pas à l'abri. Des salmonelles sont à l'origine de cette maladie. Elles contaminent les poules par l'intermédiaire de la litière, de la nourriture ou de l'eau.
Les signes : diarrhée, déshydratation, perte d'appétit, diminution de la ponte, fatigue.
Le traitement : votre vétérinaire pourra vous prescrire un médicament à diluer dans l'eau de boisson, qui devra être administré rapidement après avoir constaté les premiers symptômes.
Les maladies évitables par la vaccination

Lorsque vous passez par un éleveur pour adopter une ou plusieurs poules, demandez bien les documents de vaccination. Ils prouveront le sérieux de l'élevage et vous n'aurez ainsi pas à vous tourner vers un vétérinaire spécialisé afin d'effectuer les vaccins.
Ces derniers évitent l'apparition de certaines maladies graves chez les gallinacées et assurent la sécurité de votre cheptel.
En revanche, si vous êtes amené à faire naître des poussins dans votre poulailler, pensez bien à contacter un vétérinaire afin qu'il leur administre les vaccins.
4. La peste aviaire ou maladie de Newcastle
La peste aviaire est une maladie extrêmement contagieuse et la plupart du temps mortelle. Dès l'apparition des premiers symptômes, les poules touchées doivent être mises en quarantaine dans un autre poulailler ou un enclos grillagé fermé afin d'éviter de contaminer les poules saines.
Les signes : fièvre, apathie, perte d'appétit et déshydratation, plumes hérissées, problèmes respiratoires, troubles nerveux.
Le traitement : aucun traitement n'existe contre cette maladie. Seul un vaccin empêche son apparition.
5. Maladie de Marek

La maladie de Marek s'attaque généralement au système digestif des poules mais peut se traduire par des symptômes très variés. Elle atteint tout particulièrement les jeunes poules. Un virus est à l'origine de cette maladie qui se transmet très rapidement entre les animaux par les voies respiratoires.
Les signes : paralysie des pattes et des ailes, troubles respiratoires et digestifs.
Le traitement : la maladie de Marek ne se soigne pas, le vaccin préventif est indispensable pour l'éviter même s'il n'est pas efficace à 100%.
6. Maladie de Gumboro
La maladie de Gumboro (appelée aussi bursite infectieuse) est une maladie virale très contagieuse qui touche de nombreuses volailles et oiseaux non vaccinés dans beaucoup de pays.
Les signes : diarrhée, abattement, perte d'appétit.
Le traitement : pas de traitement curatif, un vaccin est administré aux poussins en prévention.
Les parasites de la poule

Les poules sont susceptibles d'attraper un certain nombre de parasites. S'ils ne sont pas éradiqués rapidement, ils risquent de provoquer des problèmes de santé plus ou moins graves chez les gallinacées.
7. Les poux communs
Il existe deux types de poux chez la poule : les poux communs et les poux rouges.
Les poux communs ne sont pas les plus dangereux. Généralement, les poules arrivent à s'en débarrasser grâce à des bains de terre. Si toutefois vous soupçonnez leur présence, utilisez de la terre de diatomée directement sur le plumage des volailles et dans leur environnement.
Un autre insecticide naturel est la poudre de pyrèthre, à n'utiliser que dans l'environnement des poules.
8. Les poux rouges
Les poux rouges représentent un risque pour la santé des poules. Ils se cachent dans les recoins du poulailler et contaminent les volailles lorsqu'elles dorment. Comme ils se nourrissent de leur sang, la conséquence est un affaiblissement progressif et une anémie.
Les signes : les premiers symptômes seront des démangeaisons, des pertes de plumes inhabituelles, une fatigue générale et une perte d'appétit.
Le traitement : comme pour les poux communs, la
terre de diatomée
est efficace pour éloigner les poux rouges, en complément d'un traitement antiparasitaire. Il est également indispensable de nettoyer entièrement le poulailler et le désinfecter.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment traiter les poux de la poule.
9. La gale déplumante

Là encore, deux types de gales peuvent affecter vos poules : la gale déplumante et la gale des pattes. Les deux sont causées par des acariens.
La gale déplumante n'est pas toujours évidente à repérer.
Les signes : perte de plumes importante, démangeaisons, fatigue et baisse d'activité.
Le traitement : nettoyez et désinfecter le poulailler. Parmi les produits de
soin de la poule, l'huile de cade est une protection efficace contre la gale. Dès que vous pensez qu'une poule est atteinte, isolez-la pour la traiter car la maladie est très contagieuse.
10. La gale des pattes
La gale des pattes, comme son nom l'indique, s'attaque aux pattes des gallinacées. Elle est parfois mortelle notamment lorsqu'elle n'est pas repérée assez tôt. La chaleur et l'humidité sont des conditions propices à la propagation de cette maladie.
Les signes : déformation des pattes et des doigts due au soulèvement des écailles, apparition de croûtes blanchâtres à jaunâtres, la poule commence à boiter. Lorsque la maladie est avancée, elle peut entraîner une cassure de certains doigts et des surinfections.
Le traitement : l'huile de cade est également préconisée pour traiter la gale des pattes. Elle possède des propriétés à la fois désinfectantes, cicatrisantes et aussi répulsives. Après avoir nettoyé le poulailler, il est également possible d'appliquer de l'huile de cade sur les perchoirs. D'autres produits existent, que votre vétérinaire pourra vous prescrire.
11. Les vers

Les vers intestinaux représentent cette fois des parasites internes (contrairement aux parasites externes que sont les poux et les acariens provoquant la gale). Ils se développent donc dans les intestins des volailles, où ils puisent des nutriments.
La contamination entre poules est moins importante qu'avec les parasites externes mais le risque existe tout de même. En effet, les vers ou leurs œufs sont évacués par les excréments et peuvent être ingérés par d'autres poules.
Les signes : diarrhée, perte de poids, baisse de la ponte.
Le traitement : l'utilisation d'un
vermifuge
deux fois par an évite le développement de ces vers. En cas de contamination, votre vétérinaire vous prescrira un vermifuge à appliquer à toutes les poules en même temps. Il existe également des
compléments alimentaires pour poule
aidant le système digestif à mieux se défendre contre les parasites.
Conseil Jardiland : quelle que soit l'affection dont souffrent vos poules, ne consommez pas les œufs pondus pendant la période de maladie et de convalescence.
Comment éviter le développement de maladies dans le poulailler ?

Il est bien sûr toujours préférable de mettre en œuvre des actions de prévention régulières pour éviter l'apparition de maladies plutôt que d'avoir à soigner des poules malades.
Le premier point concerne l'intégration de nouvelles poules dans un cheptel existant. Il est conseillé de respecter une période de quarantaine, en plaçant les nouvelles arrivées dans un enclos séparé du poulailler principal. De cette manière, si elles sont amenées à développer une maladie, elles ne contamineront pas les autres poules.
De plus, de mauvaises conditions de vie favorisent le développement des bactéries, virus, parasites et des maladies qu'ils transmettent. Ces situations sont par exemple :
une surpopulation dans le poulailler : découvrez
combien de m² par poule prévoir au poulailler
.
un entretien du poulailler pas assez régulier, notamment concernant la litière et les accessoires (perchoirs, abreuvoir, mangeoire).
une humidité trop grande dans le poulailler.
une nourriture inadaptée aux besoins des poules : il est conseillé de fournir une
correspondant à leurs besoins nutritionnels.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment bien nourrir ses poules.
Ainsi, en maintenant vos poules dans les meilleures conditions possibles, vous diminuerez grandement le risque qu'elles tombent malades !
Afin de préserver la vie sauvage, l’animal dont vous venez de faire l’acquisition ne doit pas être relâché dans le milieu naturel.
