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Modifié le 14/06/2023
Aussi connues sous le nom de volubilis ou liseron bleu, les ipomées nous viennent des Tropiques. Elles illuminent de leur floraison généreuse et incessante nos jardins et balcons, enlacent de leurs lianes volubiles nos treillages et nos clôtures. Facile à cultiver, peu exigeant, le genre propose une multitude de variétés qui raviront les jardiniers aussi amateurs qu’ils soient.

Principales variétés d’ipomées et caractéristiques
Les Ipomea sont les membres distingués d’un genre et d’une famille – les Convolvulacae – qui regroupent les ipomées, les patates douces, la belle-de-jour ou encore le liseron.
Remarquable par sa floraison en trompettes, la variété infinie de ses couleurs, l’impétuosité de ses lianes, l’ipomée grimpera partout. Volubile à souhait, elle habillera en un rien de temps de ses belles feuilles en forme de cœur tonnelles, treillages et clôtures, couvrira les sols disgracieux et s’échappera avec malice de potées romantiques.
Ses fleurs, gracieuses et légères, sont aussi fragiles et ne vivent parfois qu’un jour, jamais plus de trois ; mais chaque matin la floraison se renouvelle pour offrir un spectacle incessant de juillet aux premières gelées.
Il vous reste à choisir entre petites et grandes fleurs, simples ou doubles et parmi un nuancier de couleurs impressionnant de diversité.

Dans les variétés à grandes fleurs, citons la romantique ‘Scarlett O’Hara’ et son beau violine souligné d’un cœur blanc. À moins que vous ne préfériez les fleurs géantes d’un bleu franc et lumineux de l’Ipomoea tricolor ‘Morning Glory’ Giant Blue. Ou encore les corolles bleu azur striées de blanc et soulignées d’un cœur jaune de la moderne ‘Flying Saucer’.
L’Ipomea grandiflora offre une généreuse floraison bleu intense.
L’Ipomea coccinea propose même une floraison rouge mais est moins rustique.
Quant à la surprenante Ipomea alba, cette vivace odorante, également appelée Fleur de Lune, affiche des fleurs rondes, blanches et qui ont la particularité de s’ouvrir par temps couvert et de se fermer sous les rayons du soleil !
Dans la famille des Ipomea purpurea une fois encore, laissez-vous surprendre par Carnevale Di Venezia, la bien nommée. Ces fleurs en trompette blanches rayées de bleu lavande ou de rose vif ont de quoi séduire par leur originalité.
Plus légèrement striée mais tout aussi élégante, choisissez Hazelwood Blues et son étonnante palette de bleus, de l’azur à l’indigo, du marine à l’outremer.
Si ce sont les teintes sombres qui vous séduisent, choisissez ‘Kniola’s Black Night’. Avec sa robe de velours, sa couleur de cerise basque bien noire, son cœur lumineux blanc rosé, elle fera sensation au jardin.
Enfin, bien plus inhabituelle encore, Split Second Double vous étonnera avec ses fleurs aux allures de pivoine, de grosses pétales, froissées et doubles, et un élégant dégradé de rose.
Et si vous ne parvenez pas à choisir parmi la multitude de coloris proposés, n’hésitez pas à opter pour nos sachets de graines d’Ipomée volubilis variées.
Le saviez-vous ? L'ipomée est idéale pour se protéger du vis-à-vis sur sa terrasse.
Quand et comment semer ou planter les ipomées ?
Les semis

Si vous optez pour cette solution, vous pourrez planter à deux époques selon deux méthodes.
Sous abri, semez en godet dès mars. Procédez dans un godet percé au fond et rempli de terreau spécial semis. Dans le terreau humidifié et tassé au préalable, placez 3 ou 4 graines, chacune dans un trou fait avec un petit bâton. Recouvrez d’un peu de terreau, arrosez et couvrez avec un plastique transparent. L’ensemble est placé dans un endroit bien lumineux mais sans soleil direct. Aérez quotidiennement en ouvrant le couvercle ou en enlevant le film et conservez un substrat légèrement humide.
Vos plants pourront être mis en place au mois de mai. Installez-les dans un trou trois fois supérieur à la motte. Amendez la terre avec du terreau frais et du compost. Maintenez une distance de 40 cm entre les mini-mottes.
En place, semez en poquet entre avril et juin.
Faites tremper les graines dans l’eau claire, de pluie de préférence, durant 24 heures. Dans un trou d’une dizaine de centimètres de profondeur sur une vingtaine de large, placez de 4 à 5 graines. Recouvrez avec une terre de jardin que vous aurez pris soin d’améliorer avec du fumier ou un terreau de semis puis arrosez.
Astuce Jardiland : échelonnez les semis pour obtenir une floraison tout au long de l’été et jusqu’au milieu de l’automne. Vous pouvez semer jusqu’en juin !
Les plants

Si vous achetez des mini-mottes tôt dans la saison – elles sont généralement disponibles en jardinerie dès le mois d’avril – il vous faudra patienter jusqu’à fin mai pour les planter en place.
En attendant, repiquez vos mini-mottes dans un pot ou une caissette, dans du terreau pour plantes fleuries et placez l’ensemble dans une pièce lumineuse, à un minimum de 15°C et sans soleil direct.
La plantation en extérieur se fait la dernière semaine de mai en pleine terre ou en pot.
Dans ce dernier cas, choisissez un contenant assez grand, au moins 30 cm de diamètre que vous remplirez d’un mélange de terre légère et de compost.
Pour favoriser le drainage, ajoutez un peu de sable au substrat si nécessaire et installez une couche drainante de billes d’argile au fond du pot.
Pensez à installer tuteur dès la plantation et palisse ou treillage très rapidement.
Que vous la cultiviez en pleine terre ou en pot, en grimpante ou en couvre-sol, l’ipomée s’installe en situation chaude. Préférez une exposition finale au sud et à l’abri du vent. Prévoyez-lui de l’espace car elle se développe bien généreusement, un treillage solide ou un beau tronc, des grands pots, de larges vasques ou de longues jardinières.
Comment les entretenir ?

L’ipomée est une plante généreuse qui demande peu pour s’épanouir.
En été, il lui faudra un arrosage régulier et copieux, surtout en pot, ainsi qu’un apport mensuel d’engrais. Choisissez un engrais soluble, pauvre en azote, qui stimulera efficacement la floraison.
Un paillage sera utile pour conserver fraîcheur et humidité au substrat.
Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure pour encourager la floraison. Pincez les tiges pour les étoffer et n’hésitez pas à couper si la plante devient trop envahissante. Il ne faut en effet pas perdre de vue que ses lianes peuvent rapidement atteindre les 6 m de long. Prenez garde à ce qu’elles n’envahissent pas des lieux sensibles (gouttières, tuiles, bouches d’aération, etc.) et qu’elles n’étouffent pas les autres végétaux.
En automne, après la floraison, coupez les tiges sèches.
La plupart des ipomées ne sont pas rustiques et cultivées comme annuelles. Pour certaines et sous les cieux les plus cléments, vous pourrez les conserver à l’extérieur à condition de pailler généreusement le pied et de voiler le sujet en cas de risques de gelées passagères.

Peu sujette aux maladies et parasites, l’ipomée se traite éventuellement en prévention.
Contre les pucerons, outre l’installation d’insectes auxiliaires comme la coccinelle, vous pourrez anticiper en pulvérisant du purin d’orties ou du savon noir ; ce dernier ainsi déposé sur le feuillage empêchera l’insecte d’adhérer.
Les araignées rouges, friandes d’ipomées, seront “douchées” la nuit venue ou à l’aube.
Cultivées dans de bonnes conditions, finalement peu exigeantes, vos ipomées s’épanouiront avec bonheur et pourront même se multiplier avec facilité.
Si les Ipomea batatas – les patates douces – se bouturent puisqu’elles ne fleurissent pas, les Ipomea volubilis, elles, se multiplient. Il peut arriver qu’elle le fasse spontanément par marcottage lorsqu’elles sont conduites en couvre-sol.
Vous pouvez aussi procéder à leur multiplication en récupérant les graines des fruits lorsqu’ils sont bien mûrs, c’est-à-dire marrons et secs. Après les avoir bien laissées sécher, conservez ces petites graines noires au sec, au frais et à l’abri de la lumière. Semez-les au printemps suivant.