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Plantes

Cyprès, Cupressus : variétés, plantation, culture et entretien

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10 min de lecture

Modifié le 04/04/2025

Quelle variété de Cyprès choisir ? Cupressus sempervirens, macrocarpa, arizonica ou encore cashmeriana, choisissez votre conifère pour une plantation en alignement, en isolé ou en haie, et apprenez l’essentiel sur sa taille et son entretien pour une culture réussie !


Cyprès, Cupressus

Notre sélection de cyprès

Principales variétés de cyprès et caractéristiques

Au contraire de leur cousins les Faux-Cyprès – appartenant au genre Chamaecyparis et que l’on trouve au Nord, en climat frais et humide –, les Cyprès ou Cupressus sont des conifères imposants qui s’épanouissent plutôt dans les régions chaudes et sèches qui bénéficient d’hivers doux.

Si le genre regroupe environ 20 espèces différentes, en France on trouve principalement trois d’entre elles, Cupressus sempervirens, Cupressus macrocarpa et Cupressus arizonica.

Cyprès, Cupressus

Cupressus sempervirens – connu sous le nom de Cyprès de Provence, Cyprès d’Italie ou encore Cyprès commun – est emblématique des régions méditerranéennes qu’il habille de sa longue silhouette effilée et de son port colonnaire. Son bois, imputrescible, était particulièrement prisé dans l’Antiquité. Il était et est encore symbole d’immortalité, d’éternité. En Italie, il est d’ailleurs un incontournable des cimetières.

Plus généralement, on l’utilise pour structurer un jardin, délimiter des espaces. Son écorce brun gris se crevasse au fil du temps. Son feuillage en écaille, persistant, dégage une subtile odeur de résine. Ses cônes sont petits, bruns et sphériques. Selon la variété, sempervirens peut atteindre les 25 m ; sa taille à maturité étant cependant plutôt située entre 10 et 15 m.

Pour un port particulièrement étroit, choisissez le Cyprès de FlorenceCupressus sempervirens ‘Totem’ – et ses 12 m de haut atteint très rapidement. Il a la particularité de ne pas fructifier, gardant ainsi une silhouette fine vert sombre ultra-régulière. Plus grand mais tout aussi effilé, Cupressus sempervirens ‘Stricta’ atteindra et souvent dépassera les 14 m de hauteur. Son vert est particulièrement sombre et sa silhouette très dense.

Pour les amateurs de haies de conifères, ‘Horizontalis’ semble être le bon choix avec ses branches horizontales et sa silhouette pyramidale qui n’excède pas les 8 m. Surnommé Arbre de Montpellier, il est plus rustique que les autres sempervirens avec une tolérance à des températures pouvant atteindre les -20°C.


Cyprès, Cupressus

Plus massif, Cupressus macrocarpa – nommé Cyprès de Lambert, Cyprès de Monterey ou encore Cyprès à gros fruits – est un classique des paysages côtiers bretons et affectionne, en général, les hivers doux et humides et les étés frais.

Dans son terroir d’origine, la côte ouest des États-Unis il peut atteindre plus de 30 m de haut, ce qui en fait l’un des plus grands des Cupressus.

En France, on trouvera des spécimens plus petits, aux alentours des 15 m, reconnaissables à leur port conique, qui s’élance et s’évase avec le temps, et à leur feuillage persistant dense, vert profond, dégageant un léger parfum de citronnelle et parsemé de très grands cônes. Pour un sujet plus lumineux que la moyenne, choisissez Cupressus macrocarpa ‘Goldcrest’, un cultivar qui n’excèdera pas les 5 m et qui propose un feuillage doré, tirant vers le bronze en hiver. Il sera également magnifique en pot.

Enfin Cupressus arizonica, désigné comme Cyprès bleu, se reconnait à son feuillage gris bleuté donc et à sa silhouette conique commune dans les régions au climat tempéré. S’il est plutôt rustique avec une résistance à des températures allant jusqu’à -15°C, il redoute l’humidité et les eaux stagnantes. Culminant généralement à un maximum de 20 m en culture, il bénéficie d’un beau feuillage persistant, plus ou moins bleu, subtilement odorant. On aime particulièrement le port dense et très élancé de Cupressus arizonica ‘Fastigiata’, une colonne étroite, vigoureuse, joliment parsemée de cônes sphériques à écailles.

Si ce sont les reflets bleutés qui vous ravissent, on citera également Cupressus cashmeriana. Même s’il est moins commun car plus fragile, le Cyprès de l’Himalaya vous ravira avec sa belle silhouette pleureuse. Il reste difficile de profiter de sa beauté et de son originalité tant il est délicat. Peu rustique – il ne résiste pas à des températures en-deçà de -7°C – il est en plus peu résistant au vent et à la sécheresse. Ces contraintes culturales le rendent rare mais il n’en demeure pas moins exceptionnellement élégant !


Quand et comment planter le cyprès ?

Cyprès, Cupressus

Les cyprès se plantent de mars à mai ou de préférence en octobre et novembre, et dans tous les cas hors période de gel.

Cupressus est un genre peu exigeant quant au sol. Il pourra être riche ou pauvre, acide ou neutre, calcaire même, mais il faudra par contre qu’il soit bien drainé.

Choisissez-lui un endroit bien ensoleillé et s’il résiste bien aux espaces ventés, il n’aime généralement pas les vents froids.

Pensez également à lui prévoir un environnement suffisamment vaste pour se développer ; cet espace nécessaire dépendra de l’utilisation et de la variété choisie – de 4 m pour un grand sujet isolé à une dizaine de mètre pour un sujet “pleureur”, environ 1.5 m pour une installation en haie.

En amont, pendant que la motte trempe, travaillez le sol pour l’aérer. Creusez un trou au moins deux fois supérieur à la motte. Au fond, installez une couche drainante de gravier. Tamisez la terre extraite et mélangez-la pour moitié à du terreau spécial plantation ou du compost bien décomposé. Installez une première couche de ce mélange d’environ 20/30 cm et déposez-y la motte en la décompactant. Remplissez l’espace libre avec le reste de substrat. Tassez en vous assurant que l’arbre est bien droit. Tuteurez si nécessaire. Formez une cuvette au pied et arrosez généreusement.

Dans le cas d’une plantation en haie, creusez une tranchée d’environ 40 cm de large sur 60 cm de profondeur puis procédez comme décrit précédemment.

Comme toutes les variétés petites ou rampantes de conifères, le cyprès se cultive très bien en pot. Veillez à choisir un contenant assez grand. Placez une couche drainante au fond. Utilisez un terreau plantation ou universel que vous mélangerez pour 1/3 avec du sable et pour 1/3 avec une terre franche.


Comment entretenir et tailler un cyprès ?

L'entretien

Cyprès, Cupressus

Une fois installé, le cyprès ne demande que peu d’entretien. L’arrosage sera à surveiller les trois premières années. Durant la saison chaude, un apport d’eau régulier sera nécessaire. En évitant toujours de saturer le sol – pour ne pas provoquer un pourrissement des racines – ou de mouiller le feuillage pour ne pas favoriser le développement des maladies cryptogamiques.

Vous pouvez apporter au pied un engrais spécial conifères ou encore de la poudre de corne broyée au printemps, surtout dans le cadre d’une haie que vous souhaiteriez voir formée assez rapidement. De même, pour une culture en pot, arrosage et apport d’engrais sont plus fréquents et réguliers.


La taille

Cyprès, Cupressus

Concernant la taille, elle n’est pas nécessaire à l’épanouissement du cyprès, elle n’est en réalité qu’esthétique et permet soit de contenir hauteur et silhouette, ou de densifier le feuillage.

Les tailles d’entretien des grands sujets, généralement plantés isolés ou en alignement, se réalisent au début de l’automne. Elles se pratiquent sur les jeunes rameaux, à la cisaille ou au taille-haie, sans jamais aller jusqu’au vieux bois. Vous pouvez également supprimer les branches mortes ou très abîmées avec un ébrancheur quand nécessaire. La taille s’effectue en biseau pour éviter que l’eau ne stagne.

La taille d’une haie de cyprès s’effectue elle en deux temps. La taille principale a lieu au printemps lors de la montée de sève. Il s’agit de tailler 2/3 de la longueur des jeunes pousses (là encore, restez à distance du vieux bois). On commence par les côtés, du bas vers le haut, en conservant la cisaille ou le coupe-haie bien parallèle à la végétation. Puis vient la taille de la hauteur. Il est recommandé d’installer au préalable un cordeau afin de tailler droit. Attention également d’utiliser un escabeau bien stable. Si nécessaire, des retouches pourront être effectuées au mois de septembre.

Dans le cas de très grandes hauteurs, il est fortement recommandé de faire appel à un professionnel.

Conseil Jardiland : le recours à la taille doit rester bien maîtrisé et les plaies systématiquement traitées. En effet, tailles à répétition et blessures occasionnées sont autant d’encouragement à la survenue de maladies !


Les maladies et parasites

Cyprès, Cupressus

En ce qui concerne les parasites, le cyprès peut être attaqué par deux ravageurs : Cinara cupressi, un puceron et Phloeosinus aubei, un scolyte. Le premier suce la sève et affaiblit le végétal. Il se traite entre autres grâce à des applications par pulvérisation ou encore par l’introduction d’auxiliaires prédateurs du puceron, comme les coccinelles ou les chrysope. Le scolyte, lui, creuse des galeries qui en plus d’affaiblir l’arbre constituent des portes d’entrée pour certaines maladies. Pas de traitement curatif connu pour cet insecte. Là encore, supprimez les parties atteintes par le dessèchement sans tarder.

Car, si le cyprès est résistant et vigoureux, il a cependant quelques ennemis.

Le plus redoutable d’entre eux, le chancre cortical du cyprès peut même lui être fatal. Il se repère par un dessèchement de l’écorce, des branches par endroit et un écoulement excessif de résine. Provoquée par un champignon microscopique, le Seiridium cardinale, cette maladie est en plus hautement contagieuse.

Autres maladies fongiques pouvant affecter les cyprès, entre autres végétaux : l’Armillaria mellea qui entraîne un pourrissement des racines et une asphyxie progressive de l’arbre ; le Sphaeropsis qui attaque tronc et branche en cas de manque d’eau ou au contraire Phomopsis occulta qui apparaîtra plutôt à la suite d’une pluviométrie trop importante.

S’il n’y a pas de traitement préventif ou curatif contre ces maladies cryptogamiques, il est par contre impératif de couper dès apparition les parties contaminées et de s’en débarrasser sans attendre.


Bienfaits et utilisation du cyprès

Bienfaits et utilisation du Cyprès (Cupressus)

En phytothérapie, feuilles, écorce, bois et cônes de Cupressus sempervirens sont utilisés sous forme de décoction à boire, à appliquer en compresse ou à utiliser en bains de siège.

En plus de contenir des flavonoïdes et des tanins, le cyprès commun renferme une huile essentielle qui est, elle, employée en aromathérapie.

Décrit comme un tonique veineux puissant, on lui reconnait aussi des qualités anti-inflammatoire, antispasmodique et antiseptique.

En usage interne, l’huile essentielle de cyprès s’utilise comme anti-infectieux respiratoire et expectorant.

En application, elle est considérée comme décongestionnant et aura un effet de résorption sur les œdèmes et la cellulite. Enfin, elle est également prisée pour son effet apaisant et tranquillisant.

Conseil Jardiland : il est à noter que l’huile essentielle de cyprès est contre-indiquée dans plusieurs cas et interdite durant la grossesse et l’allaitement. Dans tous les cas, nous ne pouvons que vous encourager à vous tourner vers des professionnels de l’aromathérapie et de la phytothérapie.