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Modifié le 08/04/2025
Alors que les géraniums vivaces se cultivent en pleine terre partout sous nos climats en raison de leur rusticité, les géraniums de balcon ou pélargoniums sont bien plus frileux et se cultivent en plantes annuelles, parfois en massif sous les climats les plus tempérés et le plus souvent en potées ou en jardinières. Pour une culture réussie, retour sur les maladies et ravageurs du géranium de balcon et les soins à apporter…

3 maladies communes et leurs traitements
Qu’il s’agisse d’un géranium zonale, odorant, lierre ou d’un géranium des fleuristes, la frilosité n’est pas le seul élément à prendre en considération quand il en vient à l’entretien de vos pélargoniums. Une inspection régulière et quelques signes extérieurs vous permettront de repérer facilement les maladies communes de vos géraniums de balcon et apporter les soins adéquats. Décryptage…
La rouille

Son nom est explicite à souhait puisque ce champignon, friand de pélargonium et plus particulièrement de géranium zonal, laisse sur le feuillage des taches jaunâtres et des amas circulaires, des sortes de pustules couleur rouille. Une surveillance régulière dès le printemps et une action immédiate s’imposent.
Signes : tâches et pustules, ralentissement de la croissance et de la floraison, dépérissement localisé et progressif.
Facteurs aggravants : chaleur, humidité, mauvaise aération.
Traitements préventifs : ne pas arroser le feuillage, ne pas planter densément, favoriser une bonne aération, désinfecter les outils entre chaque utilisation.
Traitements curatifs : suppression immédiate des parties atteintes dès apparition des dégâts.
Le phytophtora

Membre actif de la grande famille des pourritures des racines, le phytophtora est un micro-organisme qui attaque bon nombre de plantes ornementales, fleuries ou potagères tout au long du système racinaire jusqu’au collet, la base de la tige. Il se développe particulièrement lorsque les températures sont fraîches (de 13 à 16°).
Signes : décoloration du feuillage, brunissement ou rougeoiement ; noircissement de la tige ; dessèchement de la plante ; dépérissement parfois rapide.
Facteurs aggravants : humidité ambiante persistante ; arrosage trop fréquents.
Traitements préventifs : prévoir un drainage important pour assurer une bonne évacuation de l’eau en excès (billes d’argile au fond des contenants) ; ne pas blesser racines et tiges ; assurer une bonne aération.
Traitements curatifs : débarrassez-vous du plant tout entier et du substrat.
Les intumescences

Il ne s’agit pas d’une maladie à proprement parler mais plutôt d’un dysfonctionnement qui atteint plus particulièrement le géranium lierre et qui provoque une succession de petits œdèmes sur la partie aérienne de la plante.
Signes : petites hernies, petits boutons sur le revers de la feuille ; brunissement des feuilles qui finissent par se recroqueviller ; ralentissement de la floraison.
Facteurs aggravants : humidité par temps frais, excès de fertilisant ou fertilisation azote/potasse mal équilibrée.
Traitements préventifs et curatifs : réduire voire stopper l’arrosage par temps frais, humide et couvert, s’assurer d’un bon drainage et d’un milieu bien aéré, ne pas fertiliser en période de croissance lente ; faire un apport de calcium et potasse.
3 ravageurs du pélargonium à surveiller de près
Papillon, chenille, mouche ou encore puceron, le pélargonium plaît aux insectes. Focus sur 3 d’entre eux à ne pas laisser s’installer…
Le brun du pélargonium

Il a bien des appellations – mineuse des tiges ou encore Lycène des géraniums… Il s’agit d’un papillon brun d’Afrique du Sud, très invasif, qui attaque spécifiquement et uniquement les pélargoniums (à l’exception des odorants) en y déposant ses œufs qui donneront des chenilles vertes très ravageuses.
Signes : tiges minées et feuilles perforées ; déformation des boutons floraux ; dessèchement et dépérissement généralisé.
Facteur aggravant : la chaleur.
Traitements préventifs : décoction de tanaisie ou purin de fougères en pulvérisation sur le feuillage.
Traitements curatifs : suppression des parties atteintes dès apparition des dégâts, pulvérisation de bacilles de Thuringe Bacillus Thuringiensis, un micro-organisme insecticide également utilisé dans le traitement de la pyrale du buis.
L’aleurode

Cette minuscule mouche blanche se déplace en bande et c’est en nuée qu’elle investira vos plantations. En plus de causer d’importants dégâts, cet insecte est porteur et transmetteur d’un virus s’attaquant aux végétaux.
Signes : colonies visibles ; feuilles collantes ; survenue de la fumagine repérable à la présence d’une fine poudre noire ; dépérissement généralisé.
Facteurs aggravants : chaleur ; excès en eau ; végétaux affaiblis par d’éléments nutritifs ; présence d’un grand nombre de plantes hôtes, entre autres potagères comme les choux ou la tomate.
Traitements préventifs : décoction de tanaisie ou purin de fougères en pulvérisation sur le feuillage.
Traitements curatifs : suppression des parties atteintes dès apparition des dégâts, pulvérisation de Bacillus Thuringiensis, un micro-organisme insecticide également utilisé dans le traitement de la pyrale du buis.
Le puceron

Célèbre petit insecte qui attaque le végétal par aspiration de son suc, le puceron comprend de nombreuses espèces dont l’une d’entre elle est très présente sur les géraniums de balcon au printemps. S’il est redoutable, il existe bien des méthodes naturelles pour s’en débarrasser.
Signes : feuilles déformées, frisées, maladives ; présence d’un dépôt gluant ; affaiblissement et retard de croissance.
Facteurs aggravants : la belle saison ; les engrais azotés ; la sécheresse ; la profusion de plantes hôtes du puceron.
Traitements préventifs : la lutte biologique, très efficace en matière de prévention d’infestation de pucerons.
Traitements curatifs : suppression à la main des colonies, passage du jet d’eau, pulvérisation d’un insecticide naturel à base d’huile de colza si invasion trop importante.

Dans le cas du puceron, en matière de lutte biologique, optez pour l’implantation de phacélie ou de bourrache qui attireront le syrphe, une mouche aux allures de guêpe, prédateur du puceron ; l’installation de plantes répulsives comme les œillets d’Inde ou la lavande qui éloigneront l’insecte ou au contraire, à bonne distance de votre pélargonium, d’une potée de capucines qui l’attireront à elles ; encouragement systématique de la présence d’auxiliaires (coccinelle, chrysope, certains oiseaux qui seront également friands de chenilles vertes, un autre ravageur de géraniums).
Astuces Jardiland : pour favoriser l’installation d’auxiliaires au jardin, prévoyez des zones d’accueil comme un hôtel à insecte. Rendez votre jardin plus accueillant pour les oiseaux. Envie d'en savoir plus ? Découvrez comment attirer les oiseaux dans votre jardin ou comment réaliser un jardin pour les oiseaux. Vous trouverez, dans notre catalogue, un large choix de nichoir et mangeoire. Aux plus manuels d’entre vous, nous proposons des DIY en texte et vidéo pour créer une mangeoire à oiseaux avec une orange ou fabriquer un nichoir avec des branches.
Et pour en savoir plus sur les diverses variétés de cette très populaire plante fleurie, sa plantation et sa culture, retrouvez notre article dédié au Géranium.