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Modifié le 07/06/2023
Les palmiers, ce sont quelques 200 genres différents, de stipes qui le sont tout autant avec ces troncs de lisses à écailleux, plus ou moins hauts, qui donneront le ton à la silhouette. Avec des palmes aussi plus ou moins longues, denses ou souples déployées en éventail souvent, altières et ornementales toujours. Si presque toutes les espèces sont rustiques et résisteront aux hivers dans la plupart de nos régions, vous aurez pu, pour des raisons tout de même climatiques ou par choix ornemental, opter pour une culture en pot. Bien sûr, vous choisirez les variétés qui s'y prêtent, les pots adéquats et l'entretien qui convient. Retour sur les cases à cocher pour réussir la culture d'un palmier en pot...

Les variétés adaptées à une culture en pot
Dans leurs territoires d'origine, à l'état naturel, certains palmiers déploient de majestueuses silhouettes qui pourront culminer à près de 30 m de haut. Sous nos climats, certains atteindront de bien grandes hauteurs. D'autres resteront dans des limites de hauteur et d'envergure qui permettront une culture en pot. Focus sur quelques-unes des variétés les plus communes.
Les Chamaerops

D'origine européenne, Chamaerops humilis est né pour une culture en pot tant ses dimensions le rendent particulièrement adapté à une vie en contenant. Souvent désignés comme palmiers nains, ils n'excèderont en effet pas 2.50 m de haut. Leurs silhouettes sont très diverses, certaines s'appuient sur un stipe unique, d'autres sont dotées d'un stipe en touffe, d'autres n'ont pas de tronc du tout. Les palmes, vert à bleu selon les variétés, bien rigides, offrent un port altier. Ils aiment la chaleur et le soleil, pourront rester en extérieur en climat doux et seront remisées dès lors que les températures descendent en-deçà de -12°C.
Le palmier miniature de Chusan

Dans le genre Trachycarpus, je demande l'espèce Wagnerianus. Elle a tout du palmier chanvre ou palmier de Chine classique : un tronc recouvert de fibres brunâtres qui lui vaut son nom commun, de grandes palmes en éventail vert profond mais au contraire de la plupart des représentants du genre qui pourront atteindre 15 m, cette espèce-là également appelée palmier miniature de Chusan ne dépassera pas les 8 m et sera donc parfaite pour une culture en pot. Rustique à -15°C, elle pourra rester en extérieur en situation mi-ombragée sous les climats les plus ardents, au soleil partout ailleurs.
Les Phoenix

Là encore, le genre propose de nombreux spécimens. Certains comme le dattier du Mékong se destinera chez nous à une culture en intérieur. D'autres comme le palmier dattier des Canaries pourront se maintenir à des dimensions raisonnables, aux alentours de 5 m de haut, dès lors qu'ils sont cultivés en pot. Doté d'un gros tronc écailleux, il déploie de longues palmes pennées délicieusement arquées, au creux desquelles, dans le cas de pieds femelles, viennent se lover des grappes de fruits orangés puis bruns si les conditions de soleil et de chaleur sont réunies. Une fructification plus ornementale que goûteuse. Il supporte le froid jusqu’à -10°C tout au plus, sur de courtes périodes.
Les palmiers de Bismarck

En très grand pot, ils conserveront des dimensions gérables (moins de 8 m contre 12 m environ en pleine terre sous nos cieux) et cela vous permettra de pouvoir cultiver cette magnifique espèce par ailleurs peu rustique (-3°C maximum). À remiser donc dès les premières froidures, ce géant déploiera un esthétisme splendide qui lui vaut le nom très évocateur de palmier bleu (de Madagascar). Car c'est bien la teinte de son feuillage qui subjugue. Des frondes dites costapalmées, c'est-à-dire à la fois palmées et pennées, s'ouvrant comme un éventail, en cercle autour d'un axe central. Décoratif également, le stipe comme tressé !
S'ajoutera à cette petite sélection de palmiers de jardin, le cyca, qui ressemble à s'y méprendre à un palmier même s'il n'en est pas un. Mais également des palmiers d'intérieur de stature plus réduite et non rustiques que vous cultiverez impérativement en pot et que vous maintiendrez toute l'année dans des ambiances tempérées tout en leur accordant, si vous le souhaitez, de petits séjours en extérieur à la belle saison. Envie d'en savoir plus ? Découvrez nos conseils pour bien choisir un palmier d'intérieur et notre article sur le kentia.
Comment planter un palmier en pot ?
Le choix de variété fait, il vous faut choisir le contenant et le substrat de culture de votre palmier avant de l'installer le plus simplement du monde dans un environnement adéquat. Suivez le guide.

Si vous souhaitez rempoter votre palmier dès l'achat, choisissez un contenant un peu plus grand que la motte. Si à terme, vous devrez opter pour un pot de très grande taille ou un beau bac, procédez par étape au fur et à mesure de sa croissance. Choisissez de préférence des pots en matière poreuse ; la terre cuite ou le bois seront idéaux de ce point de vue même si vous devrez les protéger car ils ne seront pas résistants au gel pour le premier et à l'humidité pour le second.
Pour plus de légèreté, vous pourrez opter pour un pot en plastique ; vous vous assurerez, plus que jamais que le nombre de trou d'évacuation de l'eau est suffisant. Dans tous les cas, évitez les pots à réserve d'eau. Dès que le pot devient volumineux, vous pouvez le placer sur un roule-plante pour plus de facilité lors du remisage en intérieur.
Ce rempotage se renouvellera dès que les racines sortiront du pot par la surface ou par les trous de drainage mais pas plus souvent car le palmier n'apprécie guère d'être manipulé, surtout ses racines.

Procédez de préférence après les dernières gelées printanières. Tapissez le fond du pot d'une couche drainante épaisse de billes d'argile ou de gravier par exemple. Couvrez avec une couche de terreau plantes méditerranéennes ou encore un mélange terre végétale, compost et sable. Dépotez le palmier, démêlez les racines avec précaution, coupez celles qui sont mortes. Déposez votre palmier dans le pot, bien au centre, bien droit, et comblez le vide avec le reste de terreau. Arrosez et tassez légèrement.
Comment l'entretenir ?
Emplacement, arrosage, fertilisation, hivernage, les soins et attentions à apporter à votre palmier en pot seront somme toute classiques et faciles. Petit pense-bête pour l'entretien d'un palmier en pot en extérieur.

En extérieur, il aura besoin de beaucoup de luminosité et de plusieurs heures d'ensoleillement par jour pour bien se développer. Il appréciera cependant une ombre légère aux heures les plus ardentes de la journée dans les régions les plus chaudes. Placez-le de préférence à l'abri du vent.
Arrosage et humidité ambiante seront deux points à suivre. Le palmier en pot demande un arrosage plus suivi. Quand faut-il arroser ? À la belle saison, arrosez dès lors que le substrat sèche en surface et videz impérativement la soucoupe. Si les palmes semblent souffrir de la chaleur ou de la sécheresse, douchez le feuillage.
Profitez de l'arrosage pour faire un apport d'engrais liquide plantes vertes en période végétative en suivant les dosages et la périodicité indiqués sur le produit.
Même si le palmier ne se taille pas, supprimez les feuilles abîmées ou mortes au fur et à mesure en coupant au ras du tronc.

Dès lors que l'hiver approche, pensez à l'hivernage. Si le seuil de rusticité de votre palmier n'est pas atteint, vous pouvez vous contenter pour plus de sécurité et de confort d'installer un paillage en couche épaisse. Pour un passage gélif, pensez à emmailloter les pots fragiles avec de la paille ou du carton. Un voile d'hivernage peut momentanément habiller les parties aériennes.
Les palmiers les moins rustiques pourront être remisés dans un local hors gel, très lumineux. Préférez un espace non chauffé, maintenu à 10°C tout au plus. Quand viendra le moment de ressortir votre palmier, commencez par le placer quelques heures par jour en extérieur, à la lumière, en ombre légère, à l'abri du vent. Réalisez cette acclimatation sur plusieurs jours.
S'il ne s'agit pas d'un mini palmier et que celui-ci est bien trop volumineux pour être remisé mais que les températures baissent significativement, protégez l'ensemble. Le pot avec carton et paille, le tronc avec carton, canisse ou manchon de paille entouré de toile de jute, les palmes avec plusieurs couches de voile d'hivernage. Cette protection hivernale n'est à maintenir que durant la période de gel significatif. Dès lors que la température redevient positive, enlevez le dispositif. Assurez-vous que durant cette période, votre pot est à l'abri du vent et des pluies givrantes. En cas de neige, pensez à alléger les frondes régulièrement pour ne pas qu'elles plient et cassent sous le poids.
Au bord d'une piscine, au centre d'une terrasse, au cœur d'une pelouse, c'est l'assurance d'un esthétisme original et d'un supplément d'évasion au quotidien. Avec le palmier en pot, c'est un plaisir réalisable partout en France.