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Modifié le 03/02/2025
La plupart de nos animaux de compagnies sont confrontés aux parasites. Ces petits organismes s'installent sur (ou dans) un hôte comme le chat et s'y développent. Lorsque la présence de parasites est faible, ils ne sont pas détectables par des signes particuliers. En revanche, leur prolifération entraîne des symptômes et peut être à l'origine de certaines maladies. Aussi, les traitements préventifs et curatifs réguliers aident à maintenir la bonne santé de votre chat. Découvrez quels sont les différents parasites du chat et comment les éliminer.

Les parasites internes
Les vers
Les parasites internes, appelés aussi endoparasites, vivent et se développent à l'intérieur de leur hôte (en l'occurrence le chat). Les plus répandus sont les vers, que les chats ingèrent généralement à l'état de larves grandissant ensuite à l'intérieur de leur organisme.
Lorsqu'ils prolifèrent, ils entraînent des affections digestives ou respiratoires, aboutissant parfois à une intervention chirurgicale s'ils n’ont pas été traités avant. Les traitements antiparasitaires pour chat sont donc essentiels d'une part en prévention, pour éviter que les vers ne colonisent votre chat, d'autre part en traitement curatif, lorsque les vers sont suffisamment nombreux pour provoquer des symptômes.
On regroupe les vers dans deux grandes catégories : les vers ronds et les vers plats.
Les vers ronds

Parmi les vers ronds, les ascaris font partie des plus courants. C'est un vers du système digestif, pouvant mesurer une dizaine de centimètres. Il se développe principalement dans l'intestin du chat. Ce dernier peut l'attraper lorsqu'il ingère de petites proies, telles que des souris ou des lézards. L'ascaris est également fréquent chez les chatons, qui l'attrapent par le lait maternel.
Il provoque des vomissements, des diarrhées, parfois des occlusions intestinales. D'autres signes peuvent apparaître : fatigue générale, perte d'appétit.
Il est transmissible du chat vers l'humain notamment vers des personnes fragiles ou les enfants (qui mettent souvent les doigts à la bouche), en contaminant l'environnement du foyer.
Les ankylostomes sont d'autres types de vers ronds, mesurant jusqu'à 2 centimètres. Ils se développent dans l'appareil digestif en se nourrissant de sang, ce qui peut générer des saignements dans les selles et une anémie.
Les chats se contaminent principalement en faisant leur toilette ou en léchant une zone sur laquelle se trouvent des œufs ou des larves. Les ankylostomes ont la particularité de pouvoir traverser la peau. Une contamination de contact avec un autre animal infesté par exemple est donc possible.
Les vers plats

Le ténia est le principal vers plat que l'on rencontre chez le chat. On l'appelle communément "vers solitaire". C'est également un vers du tube digestif qui se développe dans l'intestin en y puisant des nutriments. Il peut atteindre une taille impressionnante de plusieurs dizaines de centimètres...
Ce long vers plat se compose de différentes petites parties (anneaux) qui sont éliminées par les voies naturelles. Elles sont visibles à l'œil nu dans les crottes du félin et sont semblables à des grains de riz. En inspectant attentivement les selles, vous pourrez repérer une éventuelle infestation.
Outre les problèmes digestifs qu'il provoque chez le chat, il entraîne aussi une déshydratation qui peut se remarquer au niveau du pelage. Transmissible à l'être humain, il est à l'origine également de troubles digestifs et de troubles de l'appétit.
Plusieurs sources de contamination au ténia sont possibles. Les principales sont le fait de manger de la viande crue contaminée et d'avaler des puces en se léchant, elles-mêmes contaminées.
Ver du cœur et ver pulmonaire

Le ver du cœur est un parasite qui se loge au niveau du cœur du chat. Il dégrade les vaisseaux sanguins et la circulation du sang. Il affecte aussi les vaisseaux sanguins pulmonaires. Une seule source de contamination est connue : une piqûre de moustique. Il existe peu de symptômes typiques, hormis une toux qui deviendrait chronique. Dans de très rare cas, des vomissements ou des hémorragie respiratoire peuvent conduire au décès de l'animal.
Quant au ver pulmonaire (ou ver du poumon), il se loge dans les tissus pulmonaires et les voies respiratoires. Il provoque de la toux, des sifflements lorsque le chat respire et des difficultés respiratoires. La transmission s'effectue par voie orale, lorsque le chat mange des escargots ou des limaces (et oui ça peut arriver !). Elle se fait également par un hôte intermédiaire : un oiseau ou un rongeur qui aurait lui même mangé un escargot par exemple.
Le ver Thelazia (ou ver oculaire)

Le ver oculaire est apporté sous forme de larves par de petites mouches. Les larves se développent ensuite en vers à la surface de l'œil. Ce ver provoque la maladie de la Thélasioze oculaire, découverte assez récemment en France.
Si la maladie n'est pas grave, elle est en revanche gênante. Elle génère des irritations de l'œil, conjonctivites, écoulements et yeux rouges. La difficulté est que ces symptômes surviennent généralement longtemps après la contamination (plusieurs semaines). C'est pour cela qu'il est très utile de nettoyer régulièrement les yeux de votre chat, notamment après un passage à l'extérieur.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article : comment nettoyer les yeux d'un chat.
Les parasites unicellulaires
D'autres parasites que les vers sont parfois présents dans le système digestif des félins : les protozoaires ou parasites unicellulaires. Ils peuvent provoquer une inflammation de l'intestin. Les autres symptômes sont les mêmes qu'avec les autres parasites digestifs.
Certains de ces protozoaires, les coccidies, sont des sortes de kystes de taille microscopique. Les chats les ingèrent sans s'en apercevoir. Les parasites colonisent ensuite l'intestin et entraînent diarrhées, perte de poids et déshydratation.
Les autres parasites unicellulaires sont les Giardia. Ils se fixent aux parois de l'intestin dont ils utilisent les nutriments. Cela peut provoquer des diarrhées importantes causant une déshydratation parfois irréversible.
Les parasites externes
Les puces

Les puces sont de tout petits parasites noirs qui viennent se loger sur la peau des chats afin de se nourrir de leur sang. Un chat attrape des puces en passant du temps dehors ou en étant en contact avec d'autres animaux pouvant être infectés.
Les principaux signes de la présence de puces sur votre chat sont des démangeaisons et des irritations. Lorsque votre animal ramène des puces à la maison, cette dernière peut rapidement devenir un foyer de contamination important... Les puces se déposent non seulement où votre chat a l'habitude d'aller et aussi partout dans la maison.
Les tiques
Les tiques sont des parasites potentiellement dangereux pour le chat comme pour l'homme. Elles sont en effet susceptibles de transmettre des maladies comme la maladie de Lyme. Elles se déposent sur la peau qu'elles mordent pour y rester accrochées.
Là encore, les tiques s'attrapent dans la nature. N'hésitez pas à inspecter le pelage de votre chat lorsqu'il revient d'une sortie dans le jardin ! Ces acariens sont en effet repérables à l'œil nu, et au toucher vous sentirez comme une petite boule dans ses poils.
Les poux

Une espèce de poux est propre aux félins (ce n'est pas la même espèce que l'on rencontre chez les humains). Toutefois, la contamination des chats par les poux n'est pas aussi fréquente que celle des humains.
Le pou du chat provoque des démangeaisons importantes, des irritations de la peau et des pertes de poils, en particulier au niveau de la tête.
Les aoûtats
Dans la famille des acariens, nous trouvons aussi les aoûtats. En été et en début d'automne, lorsqu'il fait chaud, les larves prolifèrent et peuvent venir coloniser le pelage de votre chat (même s'il est plus fréquent de les rencontrer chez les chiens).
Leurs piqûres entraînent des démangeaisons intenses.
Comment éliminer les parasites du chat ?
Traiter les parasites internes

Afin de prévenir une infestation par des parasites internes, une vermifugation régulière de votre chat est essentielle. Votre vétérinaire vous indiquera la fréquence la plus appropriée en fonction du mode de vie de votre félin. Généralement, un chat adulte vivant en partie à l'extérieur a besoin d'être vermifugé 4 fois par an (à chaque changement de saison). Un chat vivant en intérieur (appartement), s'il n'est pas en contact avec d'autres animaux, sera vermifugé 2 fois par an.
Les chatons sont plus sensibles que les chats adultes aux parasites. Chez eux, une infestation peut avoir des conséquences graves. C'est pourquoi ils doivent être vermifugés une première fois à l'âge de 3 semaines, puis à 5 et 7 semaines. Ensuite, une vermifugation mensuelle suffit jusqu'à ce qu'il atteigne l’âge de 6 mois.
Votre vétérinaire vous conseillera sur l'antiparasitaire pour chat le plus adapté, avec un périmètre d'action large pour agir sur la plupart des parasites internes. La forme la plus courante est la pipette, il existe aussi des vermifuges en comprimés.
Conseil Jardiland : les puces pouvant être à l'origine d'une contamination par le ténia, couplez la vermifugation avec un traitement anti-puces !
Envie d'en savoir plus ? Découvrez notre article sur la vermifugation du chaton.
Traiter les parasites externes

En premier lieu, soyez attentif au pelage de votre chat après chaque passage à l'extérieur. Regardez si des parasites ne sont pas visibles sur son pelage, vérifiez l'état de ses yeux, de ses oreilles et de ses coussinets. Il existe des peignes antiparasites spécialement conçus pour éliminer les petits parasites externes du pelage de votre chat. N'hésitez pas à vous en servir régulièrement !
Envie d'en savoir plus ? Découvrez nos conseils pour nettoyer les oreilles d'un chat.
Lorsque votre chat rentre de balade, il est susceptible de déposer par contact des parasites à différents endroits de votre logement. Par conséquent, une bonne hygiène de toute la maison est utile pour éviter la prolifération des parasites. Nettoyez la litière de votre chat tous les jours : des vers et autres parasites peuvent s'y trouver.
Ensuite, utilisez de manière préventive des produits antiparasitaires pour chats, qui vont avoir un effet répulsif sur les parasites externes. Ces produits se présentent sous différentes formes :
Pipette (ou spot-on) à utiliser à la base du cou
Colliers, très pratiques car leur remplacement intervient tous les 7 à 8 mois
Comprimés à avaler
Des sprays antiparasitaires existent aussi pour traiter l'environnement du chat et son lieu de vie.
Envie d'en savoir plus ? Découvrez nos articles sur les colliers antipuces pour chat et l'application d'une pipette anti-puces à son chat.
Conseil Jardiland : dès que vous remarquez des symptômes inhabituels chez votre chat (vomissements réguliers, diarrhée, fatigue, perte d'appétit, démangeaisons intenses...), prenez rendez-vous chez votre vétérinaire. Il fera des analyses précises pour savoir si l'animal est infesté par des parasites et vous prescrira des traitements appropriés.
Ainsi, en veillant à traiter préventivement votre chat de manière régulière, vous éloignez le risque qu'il attrape des maladies dues aux parasites internes ou externes. En associant cette prévention à une bonne hygiène (entretien de la litière...) et une surveillance régulière de l'état de votre chat, vous le maintiendrez en bonne santé !
Afin de préserver la vie sauvage, l’animal dont vous venez de faire l’acquisition ne doit pas être relâché dans le milieu naturel.