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Quelles sont les espèces de poissons qui peuvent cohabiter?

Quelles sont les espèces de poissons qui peuvent cohabiter ?

La magie opérée par la nage virevoltante des poissons qui évoluent majestueusement au sein d’un aquarium ou d’un bassin est un pur bonheur. L’émerveillement est d’autant plus grand lorsque plusieurs espèces cohabitent et se mélangent pour constituer une harmonie aquatique apaisante et colorée. Cependant, pour faire vivre ensemble des poissons d’espèces différentes au sein d’un même espace clos, il faut prendre en compte plusieurs impératifs et spécificités inhérents aux espèces ou à l’aquarium.

La cohabitation des poissons d'aquarium

Quel que soit son volume, un aquarium qui mêle plusieurs espèces de poissons et/ou d’invertébrés est qualifié d’aquarium communautaire. Pour une bonne cohabitation des organismes aquatiques vivants dans l’aquarium, plusieurs facteurs doivent leur être communs.

Les paramètres de l’eau

– Eau douce, eau saumâtre ou eau salée.

– PH : valeur la plus célèbre, car mesurée dans d’autres contextes (piscine), le pH se mesure suivant une échelle graduée de 0 à 14 :

• Valeur inférieure à 7, l’eau est dite acide. On descend rarement en dessous d’une valeur de pH = 5 pour la maintenance de poissons.

• Valeur proche de 7 (7 +/- 0,5), l’eau est qualifiée de neutre.

• Valeur supérieure à 7, l’eau est de ce fait basique ou alcaline. Les Valeurs maximales de maintenance de poissons ne dépassent qu’exceptionnellement la limite de pH=9.

– Dureté de l’eau : elle est exprimée en indice GH et conditionnée par la teneur en différents sels et minéraux dissous dans l’eau (calcium, potassium, magnésium…) :

• Un indice GH inférieur à 8 donne une eau douce.

• Compris entre 8 et 14, l’eau est de dureté moyenne.

• Au-dessus de 14, l’eau est dure.

Conseil Jardiland : testez l’eau de votre aquarium régulièrement à l’aide de tests spécifiques vous permettra de connaître toutes ces valeurs et de pouvoir les ajuster si besoin.

Besoin d’aide ? Découvrez notre service : Analyse de l’eau

La température de l’eau

La température de l’eau est particulièrement importante pour les poissons d’aquarium. Moins pour les poissons de bassin qui sont habitués à des variations de températures de l’eau dues aux conditions extérieures et aux modulations saisonnières.

En aquarium, on retrouve principalement 3 critères :

– Les eaux froides : eaux ne nécessitant pas d’appareillage de chauffage est avec des valeurs inférieures à 20 °C.

– Les eaux tempérées : comprises entre 20 et 24 °C.

– Les eaux chaudes (dites tropicales) : supérieure à 24 °C.

Par exemple :

– Le Guppy est un poisson, dans ces variétés classiques, assez robuste aux écarts de température. Il peut donc s’épanouir dans une eau tempérée à subtropicale comprise entre 20 et 26 °C. C’est en général le cas de nombreux poissons ovovivipares appartenant à la même famille (Platy, Molly, etc.)

– Le Discus, quant à lui, préfère des eaux à haute température, oscillant de 28 à 30 °C. Ces valeurs sont très importantes, car ce poisson possède un métabolisme et un système immunitaire tributaire de la haute température de l’eau.

Dernier exemple : en ce qui concerne la maintenance d’invertébrés marins, la température de l’eau de l’aquarium doit se situer entre 24 et 25 °C. Ce type d’êtres vivants n’accepte pas les variations de température et toute surchauffe conduit à la mort de l’animal ce qui est souvent le cas en période estivale. L’ajout de ventilation en surface ou de groupe froid permet d’éviter cette catastrophe.

Conseil Jardiland : l’ajout d’un thermomètre dans votre aquarium vous permet une vision plus ou moins précise et directe sur la température.

Le volume de l’aquarium ou du bassin

Tous les poissons n’ont pas les mêmes besoins en termes de volume, d’espace, et ne nagent pas tous à la même profondeur dans la couche d’eau. Bien que les petits volumes soient des plus attractifs au point de vue du prix et de l’encombrement, leur gros inconvénient réside dans leur instabilité des paramètres dans le temps. De plus, il est difficile d’envisager de multiplier les associations de poissons ou d’invertébrés dans de petit volume.

De façon empirique, on compte 1 litre pour 1 cm de poisson à taille adulte. Cette technique d’évaluation du volume adéquate et de la détermination de la future population présente de grosse lacune, car ne prend pas en compte le caractère du poisson. L’idéal est de faire cohabiter des poissons qui ne seront pas trop territoriaux ou trop actifs avec des poissons calmes et occupants une large zone de nage :

– Des poissons de surface, qui évoluent de 5 à 15 cm en dessous de la surface.

– Des poissons de pleine eau, qui trouvent leur bonheur à une profondeur moyenne et sont en général de bon nageur.

– Des poissons de fond, qui aspirent à se trouver en profondeur.

L’autre paramètre à prendre en compte dans la détermination du volume adéquat est le mode de vie des poissons envisagés. En effet, certains d’entre eux peuvent être fortement territoriaux (exemple des cichlidés africains) et doivent être maintenus en couple ou harem, alors que d’autres possèdent un mode de vie grégaire, c’est-à-dire en groupe, qui seront nécessaires plusieurs de la même espèce. 

La prédation et l’agressivité

Le caractère belliqueux ou la prédation entre poissons peuvent créer de véritables stress dans votre aquarium ou votre bassin. Cette particularité de certains poissons doit absolument être prise en compte dans le choix des espèces et dans leur association. 

Il est évident qu’il faudra éviter de combiner prédateur et proie, par exemple scalaire et petits néons ou encore poissons de grosse taille et crevette du genre Neocaridina.

De plus, certaines espèces sont reconnues pour leur grande territorialité et peuvent de ce fait être peu souvent associées à d’autres poissons qui ne présentent pas ce même caractère.

Exemple d’aquarium communautaire d’eau douce

À titre d’exemple, voici quelques espèces de poissons qu’il est possible de faire cohabiter selon le volume de l’aquarium :

– Petit format (60 à 80 l) : pour reproduire un petit coin d’Amazonie, optez pour des néons (P. innesi ou P. simulans) ou encore de petits tétras comme le tétra amande qui illuminent l’aquarium et sont sociables avec toutes les espèces. Rajoutez un couple de cichlidé nain parmi les plus calmes comme Apistogramma borellii ou Dicrossus filamentosus qui pourra se reproduire en captivité. Pour le fond de l’aquarium, des Corydoras et notamment dans les plus petites espèces comme C. habrosus, C. hastatus ou Aspidoras spilotus animeront parfaitement la zone inférieure de l’aquarium et peuvent se révéler comme de bons auxiliaires à l’entretien de la propreté du substrat.

– Moyen format (100 à 300 l) : les tétras de plus grande taille et les barbus pacifiques (hors Puntius tetrazona) sont totalement compatibles d’un point de vue paramètres et ne s’agresseront pas. Vous pouvez varier les types de chaque espèce : néons, tétra citron, tétra cuivré et barbu doré, barbu cerise. On pourra y ajouter un couple de gouramis (gourami Perlé ou une espèce du genre Colisa), ou encore de cichlidé par exemple Mikrogeophagus ramirezi ou encore Pelvicachromis pulcher. Comme pour la configuration précédente, un petit groupe de Corydoras, quelle que soit l’espèce, pourra animer la zone inférieure du bac. Pour rester sur un bac asiatique il sera possible de substituer les poissons de fonds amazoniens par de petites loches asiatiques comme Yasuhikotakia morleti, Y. sidithmunki ou encore Sewellia lineolata.

– Grand format (plus de 300 l) : c’est le volume qui vous permettra de réaliser de nombreuses associations de poissons, quelle que soit leur taille. Pour reproduire un rio amazonien avec son roi le Discus c’est dans ce type d’aquarium qu’il faudra l’envisager. En effet, le Discus est un poisson grégaire et doit être maintenu en groupe et il peut être associé avec des poissons supportant les mêmes exigences comme le néon cardinalis et le Corydoras sterbaÏ. C’est également dans ces grands aquariums qu’il sera possible de maintenir des poissons à fort caractère et territoriaux par exemple les cichlidés des grands lacs africains ou encore des prédateurs asiatiques du genre Channa.

La cohabitation des poissons de bassin

Les poissons de bassin sont un peu moins exigeants en termes de cohabitation. En effet, l’eau des bassins est une eau douce dont la température va varier au fil des saisons. Les espèces de poissons de bassins sont donc capables de s’acclimater à ces variations et écarts de températures. En revanche, ils n’en sont pas moins sensibles aux paramètres physico-chimiques de l’eau et aussi à l’oxygénation du bassin.

Les compatibilités entre poissons de bassins sont nombreuses, tant qu’on ne mélange pas de grands poissons carnassiers avec de petits poissons.

Ce qui va limiter le nombre d’associations est le faible choix de poissons pouvant être disponibles pour ce genre de pièce d’eau. Néanmoins, bien que le nombre d’espèces potentielles soit faible, la multitude de variétés de cyprinidés permet de recréer une magnifique palette de couleur.

C’est notamment le cas avec les stars des bassins : les carpes koïs. Ces poissons majestueux venus d’Asie, omnivores avec une tendance herbivore, elles vont évoluer dans de grand bassin. Une contrainte avec les carpes Koïs est leur affection pour les plantes aquatiques qu’elles ne manqueront pas à manger. Seules quelques espèces comme les nénuphars et les lotus seront épargnées. Élément important à prendre en compte avec les Koïs est le volume minimal du bassin à leur fournir. Ce poisson peut atteindre des tailles conséquentes (80 cm) et donc génère une pollution importante. On compte un minimum de 1m3 par carpe et une filtration surdimensionnée pour pallier à la pollution générée.

Outre les carpes Koïs, l’autre espèce célèbre des bassins est le poisson rouge, qu’il soit de la variété comète ou sarasa. L’avantage avec les poissons rouges est qu’ils sont de taille plus modeste et requièrent ainsi des volumes plus faibles. Néanmoins, ils ont une propension à se reproduire rapidement ce qui engendre une nécessité de réguler la population dans le temps.

Il existe, en plus des deux précédents, d’autres espèces compatibles à la vie en bassin comme les sterlets (autre nom de l’esturgeon), les tanches, certaines espèces de vairons nord-américains (Notropis spp.), les bouvières, les gambusies ou enfin les ides mélanotes.

Attention toutefois à l’introduction des esturgeons en bassin, avec sa silhouette si particulière, l’esturgeon est un poisson qui peut atteindre jusqu’à 1 m de long pour les plus petites espèces et donc nécessite des volumes conséquents (>10m3). De plus, contrairement à la grande majorité des poissons de bassin qui entre en léthargie lorsque la température de l’eau descend en dessous de 10 °C, l’esturgeon continue à s’alimenter l’hiver. Cette situation vous imposera donc de continuer à nourrir vos poissons toute l’année. Autre particularité de l’esturgeon : il lui faut une eau fraîche et très bien oxygénée, donc attention en été (plus il fait chaud et moins il y a d’oxygène dans l’eau) et à la profondeur du bassin.

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