Poirier : plantation, entretien et taille

Poirier : plantation, entretien et taille

Avec son port majestueux, le poirier (Pyrus communis) est bien souvent considéré comme le pilier du verger. Ses fruits si délicieux offriront au jardinier gourmand l’assurance de bons desserts crus ou cuits. Sachez enfin que l’espèce compte plus de 1 500 variétés, ce qui prouve qu’on peut être généreux sans être bonne poire…

Présentation du poirier

L’espèce Pyrus communis désigne un arbre fruitier de taille moyenne, connu pour ses fruits ovoïdes rafraîchissants, les poires. Son feuillage caduc, qui présente la caractéristique d’être plus clair sous la feuille, vire aux jaune et rouge à l’automne. Sa floraison blanche par bouquet de 4 ou 5 fleurs illumine les jardins printaniers. 

Notez que les poiriers ne sont pas autofertiles, et la pollinisation nécessite la plantation de deux poiriers minimum à proximité. Adulte, le poirier adoptera naturellement un port en colonne, à moins que vous ne choisissiez de le conduire en palmette ou en U double et simple. Ces formes avaient les faveurs des jardiniers de Louis XIV, qui en avaient fait un véritable art dans les potagers du Roi à Versailles. 

Le saviez-vous ? Si vous avez déjà goûté le délicieux nashi (ou pomme-poire), qui ressemble à une petite pomme jaune, sachez qu’il est botaniquement un cousin du poirier. Le Pyrus pyrifolia (son nom latin) possède non seulement la particularité d’être très désaltérant, mais regorge aussi de bienfaits pour la santé.

Espèces et variétés de poirier

En matière de poires, trois catégories se partagent les faveurs des jardiniers : les poires d’été qui se mangent en août, celles d’automne en septembre et celles d’hiver en octobre-novembre. 

Parmi les premières, citons la ‘Williams’ et sa variante ‘Williams Rouge’, connue aussi sous le nom de Bartlett. La ‘Delbardélice’ fera également le régal des tables estivales. Ces poires hâtives ne se prêtent pas à la conservation. 

 À l’automne, la poire ne fait pas mentir sa symbolique de fruit féminin avec une avalanche de variétés tout en courbes, telles que ‘Bonne Louise d’Avranches’ (délicieuse cuite) ou ‘Duchesse d’Angoulême’. Ne négligeons cependant pas les variétés ‘Beurré Hardy’ (ou ‘Clairgeau’) ou encore les célèbres ’Conférence’

Avec les ‘Doyenné du Comice’ et ‘Comtesse de Paris’, se clôt provisoirement la saison des poires jusqu’à l’été prochain.

Si la taille imposante du poirier vous rebute, vous pouvez également adopter un poirier nain ‘Garden Pearl’ qui ne dépassera pas 1,50 m.

 

Plantation du poirier

Avant de planter le poirier, choisissez un emplacement ensoleillé, avec un sol relativement frais et non gorgé d’eau. Opérez entre l’automne et l’hiver, à distance des gelées.

Creusez-lui un trou d’environ 80 cm de profondeur que vous enrichirez de compost. Plantez votre poirier sans enterrer le bourrelet de greffe et arrosez-le généreusement. Un tuteurage ou un haubanage est souvent conseillé, sauf si prévoyez de le palisser.

Culture et entretien du poirier

Si le poirier n’est pas très gourmand, il apprécie cependant des apports réguliers de compost au pied au printemps. Continuez parallèlement l’arrosage régulier et ne négligez pas l’intérêt du paillage pour maintenir une hygrométrie suffisante.

Taille du poirier

Le poirier, comme ses congénères à pépin, se taille en hiver. Selon le port souhaité pour votre poirier, vous opterez pour une taille de formation, de fructification ou d’entretien. 

La taille de formation intervient après l’achat de votre poirier. Si vous avez opté pour une forme jeune comme le scion, il vous faudra tailler les branches pour sélectionner les charpentières ou conduire les rameaux pour les formes palissées. Cette opération s’effectue en fin d’hiver. 

Les gobelets sont des poiriers déjà formés de petite hauteur, proche du buisson. Ils s’étalent plus que les arbres demi-tige, dont le tronc atteint 1,20 m de haut. Plus le diamètre du tronc sera élevé, plus l’arbre sera âgé et donnera rapidement des fruits. Quant aux poiriers palissés, ce sont des formes verticales à placer contre un mur ou attacher sur des câbles. En font partie les poiriers en double U et les palmettes verrier (deux grandes branches encadrant deux plus petites).

Quand votre poirier atteint le port voulu (soit vers 3 ans), il faudra vous atteler à la taille de fructification. Procédez sur trois hivers, en taillant les rameaux secondaires à trois yeux pour obtenir des dards, puis des bourgeons à fruits. Cette opération se nomme la taille trigemme. Notez aussi que l’accélération de la production de boutons floraux peut se faire grâce à l’arcure. Pour cela, lestez (ou arquez) les branches charpentières en hiver. 

Vous n’aurez plus ensuite qu’à procéder à la taille d’entretien, soit celle des rameaux secs ou touchés par la maladie, ou ceux qui s’orientent vers l’intérieur. N’oubliez également pas d’éclaircir les fruits en tout début de fructification, à raison de deux poires maximum par bouquet floral. 

Dans tous les cas, utilisez des outils bien affûtés et propres, préalablement désinfectés à l’alcool.

Récolte des poires

Si vous voulez profiter de vos poires pendant l’hiver, choisissez les poires d’automne appelées également poire de garde. Pour les stocker, cueillez des poires encore dures. Installez-les dans un espace frais la queue en l’air, sans les superposer ni les faire se toucher. Si vous le souhaitez, vous pouvez tremper le pédoncule des poires dans de la cire fondue pour empêcher leur flétrissement. Surveillez étroitement vos fruits et ôtez rapidement ceux qui s’abîment. 

Maladies et parasites du poirier

Pommier et poirier sont tous deux vulnérables aux mêmes maladies et parasites. Vous identifierez ainsi les attaques de moniliose provoquées par un temps pluvieux, les taches brunes de tavelure sur les poires, et les attaques du carpocapse. Le poirier peut également subir l’agression du phytopte (ou érinose) et de l’entomosporiose. Surveillez aussi les dépôts grisâtres et collants des pucerons, qui affaiblissent votre arbre. 

La première chose à faire en cas d’attaque est de circonscrire la zone : ôtez rapidement les fruits et feuilles attaqués. Attention, ne vous en débarrassez pas dans le compost. Traitez préventivement à l’automne et en fin d’hiver à la bouillie bordelaise. Les pucerons pourront être éliminés grâce à une pulvérisation de savon noir et l’accueil d’insectes auxiliaires (larves de coccinelles).

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