Péperomia : entretien, arrosage et rempotage

Péperomia : entretien, arrosage et rempotage

Vous aimez les feuillages de caractère. Les feuilles décorées et décoratives qui n’ont pas leur pareil pour orner la maison. Le peperomia ne vous décevra pas. Installée dans de bonnes conditions, cette plante originaire des Amériques mais également d’Afrique saura s’adapter à merveille à nos intérieurs et sera un régal à cultiver. Tour d’horizon des variétés communes et des bons gestes d’entretien…

Généralités sur le peperomia

Ce sont plus de 1000 espèces qui évoluent en milieu naturel, qui grimpent aux arbres de forêts tropicales, rampent au sol pour en habiller les sous-bois. Quelques-unes sont parvenues jusqu’à nous et déploient des feuillages variés tous très décoratifs. Petit tour d’horizon des variétés les plus communes dans nos intérieurs.

Peperomia ridé, pépéromie froncée, canne d’aveugle ou encore canne blanche, Peperomia caperata prend bien des appellations toutes inspirées de son apparence.

Les feuilles en forme de cœur ou plus oblongues sont gaufrées. Leur vert sombre se mâtine de gris ou de pourpre selon la variété. Leurs tiges sont le plus souvent rouges. Une floraison en épis blancs se dresse au-dessus du feuillage au début du printemps

jusqu’à la fin de l’année.

 

L’espèce est rampante, ne dépasse pas 25 cm de haut. Il en existe des variétés plus naines encore, d’autres à feuillage panaché ; certaines plantes proposent un feuillage bicolore comme Peperomia rosso et ses feuilles vert olive à revers bordeaux.

Légèrement plus haute et plus étalée, la pépéromie de Sanders (P. argyreia aussi appelée pépéromie d’argent ou pépéromie pastèque, ici en photo) offre une floraison similaire mais son feuillage argenté à bandes vertes fait toute la différence. Les feuilles sont également plus lisses et plus épaisses.

 

Quant à Peperomia hederaefolia, elle a en commun avec Peperomia caperata sa taille minime, son port rampant, un feuillage en forme de cœur, très gaufré mais son aspect capitonné, sa couleur vert olive et ses reflets très argentés en font une espèce à part.

 

Chez le pépéromie à fleurs (Peperomia fraseri), ce sont les fleurs justement qui marquent la particularité. D’un blanc lumineux, elles culminent à 60 cm et propose une forme en épi un peu différente de ses cousines ainsi qu’un léger parfum. Les feuilles, elles, sont bien plus petites, vert franc et rouge au revers.

Pour une silhouette plus arbustive, optez pour Peperomia scandens, une plante grimpante dont le port retombant sera du meilleur effet. Vous le trouverez le plus souvent dans sa version panachée. Sa silhouette de 1 m à 1.50 m s’habillera alors de petites feuilles allant du crème au vert clair au fil du temps et se marginant peu à peu de jaune paille. Elle se palisse aisément mais fera tout autant merveille en version tombante dans une suspension.

Parfaite pour les suspensions également, Peperomia prostata, surnommée chaine de tortues tant ses petites feuilles ovales vertes ou violettes veinées de blanc rappellent les motifs d’une carapace ou encore la pépéromie à feuilles rondes (P. rotundifolia), gracieuse et légère.

 

Pour terminer cette sélection, citons le pourpier des bois, Peperomia obtusifolia ici en photo, bien différente avec ses grandes feuilles très charnues, lustrées, coriaces qui font penser à une plante succulente, ce qu’elle n’est pas !

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Où et comment l'installer ?

Si dans leur milieu naturel tropical, les pépéromies sont d’extraordinaires plantes d’extérieur, sous nos cieux elles se cultivent comme plantes d’intérieur vivaces à conserver sur plusieurs années. Leur feuillage persistant orne au fil des saisons maisons, vérandas et serres. Vous les installerez en pot, en jardinières, seules ou en groupe. Elles seront également parfaites en terrarium. Quelques petites différences subsistent cependant entre les diverses espèces. Voyons donc comment planter et où placer un pépéromia.

La plantation en pot

 

Choisissez des contenants aussi larges que profonds, les pépéromies ayant plutôt tendance à s’étaler mais également de jolies suspensions. Assurez-vous dans tous les cas que le pot est bien percé pour un drainage efficace. Pour les espèces grimpantes, choisissez un terreau un peu riche, un mélange de terre de bruyère et de terreau par exemple amendé d’un peu de compost d’écorces ou de broyat. Pour toutes les autres variétés, optez pour un terreau léger, un terreau mélangé à parts égales à de la terre de bruyère par exemple.

La plantation en terrarium

 

De nombreuses variétés s’adapteront parfaitement à la culture en terrarium qui propose un milieu tempéré et humide. Vos pépéromies rejoindront alors d’autres tropicales, des fougères naines et délicates comme les capillaires mais également de petits feuillages très ornementaux comme ceux des fittonias ou d’un pilea.

 

Pour faire votre choix de contenant, qu’il s’agisse de modèles classique ou plus surprenant comme les terrariums bouteilles, mais également votre choix de variétés et de décor, découvrez comment faire un terrarium pour plantes.

 

Comment l'entretenir ?

Une fois installée dans les conditions adaptées à la variété choisie, s’occuper d’une pépéromia est somme toute assez facile et peu exigeant.

Arrosage

 

Ce n’est pas tant l’arrosage que l’humidité ambiante qui joue un rôle majeur dans la réussite de votre culture. Arrosez modérément tout en laissant le substrat sécher entre deux apports d’eau. Cessez presque totalement l’arrosage en hiver. Par contre, dès la reprise végétative vers le mois d’avril et jusqu’au mois de septembre, assurez-vous que l’ambiance est assez humide. Renforcez-la si nécessaire en plaçant le pot sur un lit de gravier humide, brumisez le feuillage avec une eau douce et en été – à l’exception des feuilles duveteuses –, bassinez-le si les températures sont très hautes.

 

Fertilisation

 

Elle se concentre toute entière sur la beauté et la vigueur de la feuillaison. Riche en azote (N), elle reste tout de même raisonnable, pas plus d’une fois par mois et seulement de mai à septembre. Un engrais pour plantes vertes sera parfait.

Taille

 

Pour un pépéromia qui a fleuri, supprimez les hampes à ras dès qu’elles ont fané. Ce nettoyage des fleurs mais également des feuilles mortes s’accompagnera pour les variétés rampantes d’une petite taille de printemps, possible mais pas obligatoire. Pour les variétés érigées, arbustives ou grimpantes, pincez quelques pousses au printemps pour fortifier leur ramification.

 

Maladies, parasites et carences

 

Les pépéromies sont peu sujettes aux maladies. Quelques défauts de culture peuvent cependant altérer votre plante.

Elle perd ses feuilles ? Il peut s’agir d’une température ambiante trop basse. Maintenez votre plante au-dessus de 16°C en été, au-dessus de 13°C en hiver pour les arbustives et au-dessus de 10°C pour les autres espèces. Si les feuilles ont jauni avant de tomber, il s’agit certainement d’un excès d’eau.

Ralentissez les apports et assurez-vous que la soucoupe soit vidée après chaque arrosage.

Un arrosage excessif et une humidité ambiante trop élevée peuvent également provoquer l’apparition de taches puis de cloques. Aérez l’endroit, réduisez l’arrosage et cessez les brumisations.

 

A contrario, si les feuilles perdent de leur couleur et deviennent transparentes, l’arrosage est insuffisant.

 

Enfin, votre plante peut être visitée par des araignées rouges que vous repèrerez facilement par les minuscules toiles qu’elles tissent à l’aisselle des feuilles. Doucher le feuillage devrait suffire à les faire disparaître car elles détestent l’humidité. En cas de récidive, augmentez l’humidité ambiante.

Comment le multiplier ?

Pas de précaution particulière à prendre lors de la multiplication de votre peperomia – il n’est pas toxique – mais un grand plaisir et une grande simplicité à bouturer cette plante qui viendra ainsi prendre place dans des compositions toujours plus nombreuses…

Selon la variété, vous procèderez par bouture de feuille – ce sera le cas pour la canne d’aveugle, la pépéromie de Sanders ou encore l’espèce hederaefolia – ou par bouture de tige pour les variétés arbustives ou le pourpier des bois par exemple.

Dans les deux cas, procédez d’avril à août.

Prélevez soit une tige d’une dizaine de centimètres de long, soit un bout d’une feuille tout juste développée, soit une feuille tout entière et son pétiole (la partie qui la rattache à la tige).

Pour plus de chance de réussite, badigeonnez ces parties avec une poudre d’hormone de bouturage et placez-les dans un pot rempli d’un terreau pour semis et bouturage. Placez l’ensemble dans une serre chauffée ou dans un local maintenu à 18°C, très lumineux mais sans soleil direct. Maintenez une forte humidité ambiante (idéalement une hygrométrie de 70%).

 

Les racines doivent se faire sous 4 à 6 semaines ; l’enracinement peut être un peu plus long pour les boutures de feuilles. Dès lors que les racines occupent tout le pot, rempotez vos boutures par 2 ou 3.

Vous voici en possession de tous les éléments pour réussir votre culture. Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix entre les nombreuses et si diverses variétés. Ne vous privez pas d’inviter chacune des espèces dans votre intérieur. Chacune aura quelque chose de singulier à vous apporter, un feuillage hors du commun, une silhouette élégante, un port délicat. Installez-les en solo sur le rebord d’une fenêtre, en collection dans une bibliothèque. Offrez-leur le compagnonnage avec d’autres plantes aux feuillages tout aussi hors du commun et composez ainsi des arrangements uniques !

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