Amandier : variétés, plantation, culture et entretien

Amandier : variétés, plantation, culture et entretien

L’amandier est un bonheur au jardin, l’un de ces arbres qui réveille le paysage alors même que l’hiver n’est pas encore fini. Que vous préfériez une variété à fruit pour une récolte automnale d’amandes gourmandes ou une variété strictement ornementale, vous serez sous le charme de floraisons toujours généreuses, toujours magnifiques. Nous vous disons tout de la plantation, de la culture et de l’entretien de ce séduisant végétal !

Principales variétés d’amandier et caractéristiques

Sur des rameaux encore nus, dans les dernières heures de l’hiver, ce sont des nuées de fleurs élégantes, délicatement rosées, qui viennent réveiller le jardin. L’amandier est un arbre de la générosité. Il offre de la couleur, de la joie et une forme de renaissance bien avant que le printemps ne soit. Il fait aussi la promesse de récoltes abondantes d’un fruit emblématique du pourtour méditerranéen à consommer de bien des manières.

 

Ce bel arbre se préfère au sud de la Loire bien que quelques variétés tardives s’accommodent d’un climat plus septentrional. Rarement auto fertile, il se plante à proximité d’un de ses congénères. Dans ce cas, la distance de plantation sera d’au moins 5 m mais n’excédera pas les 15 m.

Parmi les excellents pollinisateurs, on citera la variété  ‘Texas’. Cette variété horticole ancienne originaire, comme son nom l’indique, des États-Unis, est bien résistante au froid et assez tardive ce qui la rend éligible à une culture au sud comme au nord de la France, en situation abritée et en plein soleil.

En automne, ce bel arbre érigé qui atteindra 6 m de haut pour 5 m d’envergure offrira une fructification très abondante, de beaux fruits gris vert à coque tendre et une amande bien blanche, de bonne qualité gustative.

 

Il sera un utile voisin pour ‘Ferragnes®’.

Également adapté à une culture septentrionale, cet arbre se couvrira au début du printemps d’une multitude de fleurs blanches. Il aura besoin d’un autre amandier pour polliniser ses fleurs et donner du fruit.

Les amandes nombreuses, plus longues que la moyenne et à coque tendre, offrent leur saveur sucrée dans les premiers jours de l’automne.

En matière de variétés hâtives à réserver plutôt au sud de la France, l’Espagne nous offre la variété ‘Marcona’ et son fruit très arrondi à coque dure dont la qualité gustative exceptionnelle lui vaut d’être au cœur de la fabrication du célèbre Turron, nougat espagnol. Sa floraison rose habille un arbre plutôt boule. Ses amandes, très nombreuses, arrivent à maturité tardivement, le plus souvent en octobre, et de manière assez échelonnée. Rustique à -15°C, il se plaira en plein soleil dans des climats doux voire chauds.

 

‘Marcona’ est, en autres, pollinisé par ‘Texas’ tout comme le ‘Princesse’, partiellement autofertile. Assez tardif – sa floraison survient fin mars – il donne par contre une récolte en sec précoce, dès la fin de l’été. Sa qualité gustative est elle aussi hors pair et lui permet d’entrer dans la composition des calissons d’Aix. Les fruits sont gros, la coque exceptionnellement tendre et la chair très blanche est plus parfumée et sucrée que la moyenne ; sa saveur très originale lui vaut d’ailleurs le surnom d’“amandier pistache” !

Enfin, en termes de récolte, vous clorez la saison avec la variété ‘Sultane’. Si la floraison de ce bel arbuste (à réserver plutôt aux régions méridionales) est précoce, c’est en octobre voire novembre que vous récolterez ses amandes à coque tendre à consommer plutôt vertes.

Nous finirons cette sélection avec trois alternatives, une variété fruitière naine et deux ornementales.

 

Pour les petits jardins ou une culture en pot, choisissez l’amandier ‘Garden Prince®’, une variété naine autofertile d’origine américaine. De belles fleurs blanches, un port élancé, une silhouette qui n’excédera pas le mètre de haut pour 50 cm d’envergure. Sa floraison tardive permet une culture sous tous les climats y compris au nord de la France en situation abritée. Fin septembre, vous profiterez d’une récolte assez généreuse de grosses amandes à coque tendre.

Variété naine également mais cette fois uniquement ornementale, l’Amandier nain à fleurs est un arbuste drageonnant au port évasé qui n’excédera pas 1,50 m de haut et d’envergure. Sa floraison est exceptionnellement généreuse et d’un rose très soutenu. Elle survient en avril et mai, fait le bonheur des butineurs et est suivi par l’apparition d’un beau feuillage vert profond assez luisant qui font de cette arbuste élégant, rustique (-15°C), vigoureux et facile à vivre un incontestable atout au jardin dans un massif ou au balcon en large bac.

Enfin, à ceux que le fruit importe peu mais que la floraison fait vibrer, l’Amandier de Chine ou amandier à fleurs, est un incontournable !

 

Comment se passer de son incroyable floraison, délicieux pompons roses qui pourront apparaître bien avant la fin de l’hiver en climat doux. Que dire de sa silhouette majestueuse qui avoisinera les 4 m pour 3 m à 3,50 d’envergure, habillée successivement donc d’une nuée de fleurs très doubles puis de petites feuilles, délicatement découpées, d’un vert bien vif se parant d’or l’automne venu. Ces petits fruits rouge vif, non comestibles, participeront un peu du spectacle.

 

Rustique à -15°C, peu exigeant en matière de sol, l’arbre réveillera un jardin hivernal, rejoindra un massif, une haie, et toute sorte d’ode florale printanière. Il sera la pièce centrale d’un jardin japonisant ou le branchage vedette d’un élégant centre de table.

Quand et comment le planter ?

L’amandier se plante en automne dans une terre encore chaude ou, à défaut, au printemps après les dernières gelées. C’est un fruitier du soleil qui bénéficie cependant d’une belle rusticité – certaines variétés supportent des températures allant en-deçà de -20°C. Ce sont les gelées printanières qu’il redoute. Dans les régions les plus froides, choisissez une variété tardive que vous placerez à l’abri des vents froids, sous la protection d’un mur par exemple contre lequel vous pourrez le palisser.

Partout ailleurs, il se conduira en isolé, dans un massif ou en verger, en plein vent ce qui d’ailleurs favorisera la pollinisation.

 

Pour une plantation en pleine terre, le sol pourra être ordinaire voire pauvre tant qu’il est travaillé en profondeur et bien drainé. En cas de terrain trop humide, plantez votre fruitier sur une butte.

Prévoyez un trou de plantation conséquent, d’au moins 50 cm en tous sens.

S’il s’agit d’un sujet en conteneur, mettez la motte à tremper un petit quart d’heure pour bien l’humidifier puis laissez-la bien s’égoutter et décompactez les racines avant de la mettre dans le trou de plantation.

 

Dans le cas d’un sujet à racines nues, retaillez le bout des racines modérément, supprimez les plus abîmées et pralinez l’ensemble, c’est-à-dire trempez celles-ci dans un mélange – le pralin, disponible dans votre jardinerie – pour favoriser la reprise.

 

La terre du jardin sera mélangée à parts égales avec un compost bien mûr ou du terreau.

Installez un tuteur au fond du trou avant la plantation afin de ne pas abîmer les racines.

Assurez-vous que le point de greffe – renflement, bourrelet visible à la base du tronc – est bien situé au-dessus de la surface avant de reboucher.

Arrosez copieusement.

En pot, prévoyez une couche de gravier, pour évacuer l’excès d’eau, que vous couvrirez d’un substrat composé à 2/3 de terre végétale et à 1/3 de terreau. Prévoyez un contenant percé, suffisamment pour que les racines se déploient aisément. Rempotez au fur et à mesure que votre sujet grandi.

 

Les variétés strictement ornementales se planteront en massif, en isolé ou en bac, dans les mêmes conditions que les variétés fruitières.

Comment l'entretenir et le tailler ?

Une fois installé, l’arbre est peu exigeant. Donnez-lui un coup de pouce si nécessaire au printemps et en automne avec un apport d’engrais complet ou de fumier au pied que vous aurez préalablement aéré en surface à la binette. Arrosez en période de canicule.

 

La taille

En ce qui concerne la taille de formation qui survient dans les premières années, elle s’effectue en hiver hors période de gel. Il s’agit là d’établir la charpente en sélectionnant les branches charpentières. Après quelques années, une taille d’entretien sera nécessaire. Elle a plusieurs objectifs : conserver une belle silhouette, maintenir une bonne santé et dynamiser la fructification. Pour ce faire, nettoyez les branches mortes, donnez de l’air et de la lumière en supprimant les branches superflues puis raccourcissez les branches restantes d’un tiers environ. Envie d’en savoir plus ? Découvrez notre article Comment tailler un arbre fruitier ?

Les maladies et parasites

Peu fragile, l’amandier pourra cependant souffrir de quelques attaques.

 

Par traitement fongicide à base de cuivre de type bouillie bordelaise, vous combattrez la tavelure ou la cloque du pêcher, deux champignons qui se manifestent sur les feuilles et les rameaux et sont favorisés par l’humidité. Référez-vous aux instructions des fabricants quant aux doses et à la fréquence du traitement.

Les pucerons sont également friands de cet arbre. Agir dès apparition, voire même par anticipation, vous permettra certainement d’éviter le recours à des traitements insecticides. Vous pouvez doucher le feuillage au jet, abondamment. Lorsque les dimensions du fruitier le permettent encore, vous pouvez pulvériser du savon noir dilué sur les feuilles, qui empêchera la progression des indésirables. Enfin faites appel à de précieux auxiliaires comme les chrysopes ou les coccinelles  qui ne manqueront pas de vous accompagner dans votre lutte écologique.

Bienfaits et utilisation de l’amande

Depuis que l’amandier est cultivé, son fruit n’a eu de cesse de séduire le cœur des Hommes. Les Anciens ne s’y sont pas trompés, des Hébreux qui lui permirent de conquérir le Proche-Orient aux Grecs qui la fit voyager jusqu’en Europe.

 

Ses bienfaits

Il faut dire que l’amande douce est digne d’intérêt à bien des titres et sous bien des formes.

Sa forte teneur en oméga 6 et lui permettent d’avoir une action en faveur du bon cholestérol. Elle est riche en fibre et favorise donc digestion et transit. Elle contient de la vitamine E en quantité significative, ce qui en fait un antioxydant de choix. Riche en potassium, phosphore, calcium et magnésium, elle agit sur le stress, l’asthénie et la tension nerveuse en général. Son index glycémique bas la rend accessible aux diabétiques.

Pour toutes ces raisons, elle reste un en-cas à privilégier même si la consommation doit rester raisonnable car l’amande douce est très calorique avec un rapport de 570 kcal au 100 g !

Outre le fruit nature, l’amande douce s’utilise sous forme d’huile à consommer pure ou en tisane ou à appliquer en cataplasme ou en massage – tout comme ses feuilles d’ailleurs qui font d’excellentes décoctions digestives et antitussives. Elle entre également dans la composition de nombreux soins de beauté et de traitement pour les peaux sensibles.

À déguster, à cuisiner

Pour tous ceux qui ne sont bien évidemment pas concerné par une allergie aux fruits à coque, l’amande douce sera un régal pour les papilles.

Bien sûr, c’est crue qu’elle conservera le plus ses bienfaits. Récoltez-la en été, verte et dégustez-la sans attendre, par exemple à la croque-au-sel pour un apéritif frais et vitaminé. Mais l’amande sèche saura, elle aussi, vous régaler et sous bien des formes. Vous récoltez vos fruits en fin de saison, aux premiers signes d’éclatement de l’écale. Débarrassez-vous de ces enveloppes pour ne garder que les coques que vous disposerez sur une claie ou dans un panier bien aéré. L’amande séchera ainsi peu à peu et pourra être conservée près d’une année.

 

Effilées, concassées, en poudre, elles agrémenteront mueslis, pâtes à tartiner maison, salades fruitées croquantes et pâtisseries savoureuses. Grillées, séchées, rôties, elles apporteront rondeur et personnalité à vos mets salés.

L’amande entre dans la composition de bien des recettes, elle en est même parfois l’un des ingrédients phare… Comment ne pas citer la célèbre pâte d’amande et ses déclinaisons à l’infini ; la frangipane – mélange de crème pâtissière et de crème d’amande – que l’on déguste à l’occasion d’une galette des rois ; le lait végétal d’amande, excellente alternative au lait animal.

Notre sélection

Amandier Nain

À partir de 43,50 €

Amandier Garden Prince®

À partir de 59,95 €

Amandier 'Princesse'

À partir de 39,50 €

Amandier 'Texas'

À partir de 39,50 €

Amandier 'Marcona'

À partir de 47,78 €

Amandier De Chine

À partir de 15,88 €

Amandier 'Ferragnes'

À partir de 32,90 €

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