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Les plantes carnivores

Les plantes carnivores

Équipées de systèmes de piège, les plantes carnivores sont capables de capturer des organismes vivants pour s’en nourrir, compensant ainsi la pauvreté du sol dans lequel elles vivent. Intrigant petits et grands, elles sont souvent faciles à cultiver.

Le carnivorisme, comment ça marche ?

Une capacité issue d’une longue adaptation

Toutes les plantes ont un besoin vital de substances nutritives qu’elles puisent habituellement dans le sol. Les plantes carnivores, issues d’une longue adaptation à des milieux très pauvres (tourbières, marais,…), ont développé un second moyen pour se procurer les substances indispensables à leur survie : piéger des proies variées qu’elles « digèrent » ensuite grâce à différents mécanismes.

Plantes insectivores ou carnivores ?

On pense parfois à tort que les plantes carnivores capturent uniquement des insectes. Ce n’est pas tout à fait exact : bien qu’elles soient majoritairement insectivores, certaines d’entre elles peuvent également capturer des vers, de minuscules crustacés ou de petites limaces. Certaines plantes carnivores géantes sont même capables de piéger et digérer des rongeurs aussi gros qu’une souris : c’est le cas d’une plante baptisée Nepenthes attenboroughii, découverte il y a quelques années aux Philippines et considérée comme peut-être la plus grande plante carnivore du monde (120 cm de haut).

Les différents systèmes de pièges

Toute plante carnivore est équipée d’un système de pièges lui permettant de capturer ses proies. Selon les plantes, il peut s’agir d’un piège actif, semi-actif ou passif :

– Les pièges actifs font référence à un mouvement rapide effectué par la plante pour capturer une proie. L’exemple le plus classique est celui des dionées attrape-mouches (Dionaea), dont le piège à mâchoires se referme dans un mouvement visible à l’œil nu. Un peu moins connues, les utriculaires (Utricularia) possèdent quant à elles des pièges actifs en forme de petits sacs, appelés utricules, dans lesquels les proies sont aspirées avant d’être digérées.

 

– Les pièges semi-actifs présentent un mouvement plus lent, combiné à de la glu. C’est le cas des droseras, dont les feuilles sont recouvertes de poils sur lesquels perlent des gouttelettes gluantes très attractives pour les insectes. Une fois la proie piégée par les poils gluants, la feuille s’enroule sur elle-même afin d’entamer la digestion. Autre exemple : les pinguiculas qui capturent également leurs proies grâce à des poils collants qui agissent comme un papier tue-mouches et dont les feuilles se recourbent progressivement.

– Les pièges passifs n’impliquent aucun mouvement de la plante. Ils peuvent être constitués par des urnes, comme celles des népenthès, ou par des feuilles en forme de cornet, comme celles des sarracenias : l’eau de pluie s’accumule dans les urnes ou les cornets et les proies, attirées par un nectar sucré, viennent s’y noyer. D’autres plantes présentent enfin des pièges à glu passifs qui fonctionnent comme les pièges semi-actifs, mais sans présenter le moindre mouvement.

 

La digestion des proies

Après avoir piégé insectes et proies diverses, les plantes carnivores s’emploient à en tirer les substances nutritives. À cette fin, certaines vont sécréter des enzymes, d’autres utiliser des bactéries pour décomposer leurs proies, et quelques-unes associer ces deux processus.

Les différentes espèces de plantes carnivores

Les plantes carnivores comptent plus de 700 espèces et se rencontrent sur tous les continents. La plupart d’entre elles vivent dans des milieux marécageux, donc humides, avec un sol pauvre et acide. D’autres sont des plantes épiphytes, qui poussent accrochées sur un arbre. Certaines viennent de régions tropicales, d’autres de régions tempérées.

Les espèces de plantes carnivores les plus représentatives sont sans doute les dionées, les népenthès et les sarracenias. Elles ne sont pas présentes à l’état naturel en France, contrairement aux droseras, pinguiculas et utriculaires, qui se rencontrent dans notre pays et sont toutes les trois protégées.

– Les dionées : Avec leur aspect féroce et leur spectaculaire piège à mâchoires, les dionées ou « attrape-mouches » sont sans doute les plantes carnivores les plus popularisées. Originaires des marais de Caroline du Nord et de Caroline du Sud, aux États-Unis, elles sont relativement faciles à cultiver.

 

– Les népenthès : Plantes épiphytes vivant accrochées aux branches des arbres dans les forêts tropicales humides, les népenthès sont également très connus du grand public, avec leurs urnes pendantes qui piègent les insectes. Spectaculaires, ces espèces comptent parmi les plus grandes plantes carnivores du monde avec leurs urnes géantes pouvant atteindre 50 cm dans leur milieu naturel. Contrairement à d’autres espèces qui peuvent être cultivées à l’extérieur ou être sorties à la belle saison, les népenthès sont des plantes carnivores d’intérieur sous nos climats, à conserver tout au long de l’année dans la maison, suspendues en hauteur.

– Les sarracenias : Originaires d’Amérique du Nord, les sarracenias sont des plantes carnivores spectaculaires, avec des feuilles en forme de grands cornets colorés appelés « ascidies », servant à piéger les insectes. Les sarracenias produisent des fleurs à partir de leur troisième ou quatrième année.

 

– Les droseras : Le nom drosera signifie « couvert de rosée », en référence aux nombreuses gouttelettes de glu perlant sur les poils de la plante.

Il existe de très nombreuses variétés de droseras, principalement originaires de l’hémisphère sud, bien que certaines vivent en Amérique du Nord et en Europe, y compris en France. Très décoratives, aux couleurs souvent vives, ces plantes sont très faciles à cultiver.

 

– Les pinguiculas ou grassettes :  Les grassettes (Pinguicula) vivent à l’état naturel soit dans les régions subtropicales, soit dans les régions tempérées, y compris en France. Leurs feuilles en rosette sont couvertes de poils collants où viennent s’engluer les insectes, attirés par le parfum sucré des feuilles. Faciles à cultiver, les pinguiculas sont intéressantes pour leurs fleurs très diverses.

– Les utriculaires : Les utriculaires (Utricularia) peuvent être aquatiques, semi-aquatiques, terrestres ou épiphytes. Elles se distinguent par des pièges en forme de sacs aspirants, les utricules, qui sont immergés, enterrés ou de très petite taille. Autre particularité, les utriculaires produisent généralement de grandes quantités de fleurs, diversement colorées et souvent très jolies.

 

Note : les plantes carnivores ne doivent pas être confondues avec les plantes tactiles ou sensitives. Tandis que les premières piègent des proies pour s’en nourrir, les secondes sont susceptibles de bouger soudainement, non pour capturer une quelconque proie, mais juste par réaction à un stimulus extérieur, comme le mimosa pudique dont le feuillage se replie au moindre effleurement.

L’entretien des plantes carnivores

Les plantes carnivores sont parfois considérées à tort comme difficiles à entretenir, simplement parce qu’elles ont des besoins différents des plantes que nous cultivons habituellement. Même si chaque espèce a ses exigences bien particulières, quelques règles générales s’appliquent à l’entretien de la plupart des plantes carnivores : il suffit de les connaître !

Exposition

Les plantes carnivores aiment la lumière, mais pas toujours le soleil direct, en particulier lorsqu’elles sont cultivées en intérieur et installées derrière une vitre : à vérifier selon les espèces.

 

Températures

La plupart des plantes carnivores se plaisent à une température de 5 à 15 °C en hiver (véranda, pièce fraîche).
L’été, la température peut aller de 18 à 30 °C selon les plantes.

 

Terre pour plante carnivore

Les plantes carnivores nécessitent une terre acide, légère et surtout bien drainée (tourbe, sphagnum, fibre de coco, sable, perlite vermiculite).

Arrosage

En règle générale, prévoyez des arrosages quotidiens en été, un peu moins fréquents au printemps et à l’automne, et réduits en hiver.
Évitez l’eau du robinet, trop calcaire, et privilégiez l’eau de pluie ou l’eau déminéralisée.
Des brumisations fréquentes du feuillage seront favorables à certaines espèces (ex. : népenthès), mais surtout pas aux droseras, dionées et sarracenias.

 

Engrais, nourriture

Évitez tout apport d’engrais, car les plantes carnivores vivent à l’état naturel dans des sols pauvres.
Évitez également de nourrir une plante carnivore en lui fournissant des insectes ou autres aliments : elles sont équipées pour subvenir seules à leurs besoins !

Vous avez des questions concernant l’achat, ou l’entretien d’une plante carnivore ? N’hésitez pas à nous contacter.

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