Glaïeul : plantation, culture et entretien

Glaïeul : plantation, culture et entretien

Plante vivace venue d’Afrique du Sud, cet élégant membre de la famille des Iridacae – qu’il partage avec l’iris ou le crocus – viendra égayer tout au long de l’été de sa floraison généreuse et de son port altier vos massifs et vos centres de table. À vos cultures !

Principales variétés de glaïeuls et caractéristiques

Riche de quelques 300 espèces botaniques et plusieurs milliers de variétés horticoles, Gladiolus sp., plante bulbeuse venue du Cap, n’en finira pas de vous séduire comme elle n’a eu de cesse de conquérir l’Europe depuis son importation au 18e siècle.

S’il tient nom de la forme de son feuillage pointu – gladius signifie glaive en latin – c’est surtout pour son allure élancée et sa floraison atypique que le glaïeul fera sensation au jardin.

Que vous optiez pour une espèce exubérante aux couleurs vives et aux hampes géantes ou une variété plus délicate, que sa stature en impose dans un massif ou que votre choix se porte sur de ravissantes variétés naines, le glaïeul ne cessera de vous surprendre et vous vous délecterez de sa floraison de juin à l’automne.

Le plus difficile restera de faire un choix. Vous pouvez bien sûr marier les variétés, les alterner, en choisir un grand nombre et étaler la plantation dans le temps pour profiter d’une floraison tout au long de l’été.

Nous avons sélectionné pour vous quelques incontournables.

 

Dans les variétés à grandes fleurs, la Cheops propose un jeu de couleur original tout en délicatesse dont le cœur blanc légèrement crémé des fleurs se dégrade peu à peu en un camaïeu de rose. À moins que vous ne préfériez la version orangée de Conca d’Oro, la variante violette d’Anouk ou les splendides hampes vertes de Green Star. Ces quatre modèles proposent des tiges hautes, pouvant atteindre les 130 cm. Elles apporteront verticalité et dynamisme à vos massifs ou feront sensation dans un long vase en centre de table.

 

De grandes fleurs toujours et des tiges de taille à peine plus modeste (100 cm environ), optez pour l’immaculée White Prosperity, le bleuté de Blue Shades ou le rouge franc de Traderhorn.

Pour une floraison plus délicate, choisissez les glaïeuls papillons et leur très petites fleurs ondulées : Alice vous offre une variation autour de l’orangé et du rouge mais si c’est la variété de couleurs que vous recherchez, alors le mélange de bulbes est fait pour vous !

 

Dans les variétés naines, on aime les épis généreusement garnis des Gladiolus colvillei et leurs fleurs plus simples et délicates. L’Impressive propose une robe originale d’un beau rose pâle relevé de touches presque fuchsia . À moins que vous ne préfériez le blanc-crème, simple et tellement chic d’Albus.

 

Enfin si vous cherchez le rare ou le surprenant, sélectionnez le glaïeul d’Abyssinie : 70 cm de haut, de fines pétales blanches, un cœur pourpre presque noir et… un délicat parfum ! Surprenante robe également pour Black Surprise et son rouge sombre et velouté. Ou encore le très déroutant Gladiolus italicus, un glaïeul de Byzance ou glaïeul des moissons qui offre une abondance de petites fleurs dans les tons de rose, une variété plus gracile pour un esthétisme plus champêtre !

Quand et comment planter les glaïeuls ?

Le glaïeul est une plante bulbeuse qui se met en terre de mars à juin.

Plantez le glaïeul idéalement en plein soleil et dans tous les cas dans un emplacement très lumineux.

Choisissez-lui un coin à l’abri du vent, un sol léger, si possible sableux et de toute façon bien drainant. S’il y a un risque d’eau stagnante, n’hésitez pas à faire un apport de gravier. Amendez avec un compost bien décomposé, surtout pas de fumier frais qu’il déteste.

 

Dans votre plan paysager, prenez en considération que les bulbes ne pourront être replantées au même endroit l’année suivante. La rotation est d’environ trois ans.

 

Enfin, si vous souhaitez profiter de floraisons tout au long de l’été, prévoyez une plantation échelonnée, environ tous les 10 à 15 jours. Vous pourrez profiter ainsi de ses fleurs jusqu’aux confins de l’automne.

D’un point de vue esthétique, le glaïeul exprime mieux sa beauté en groupe. On le plante en massif seul ou accompagné d’autres fleurs. Selon les variétés choisies, il apportera tour à tour élégance, robustesse, exubérance ou verticalité à votre jardin. Dans tous les cas, il ne passera jamais inaperçu. Et viendra rejoindre vos bouquets avec bonheur.

 

Plantez les bulbes, ou plus exactement les cormes, à environ 20 cm de distance les uns des autres.  À l’aide d’un plantoir, creusez un trou d’une dizaine de centimètres de profondeur dans une terre au préalable bien désherbée et ameublie. Placez le corme pointe vers le haut. Recouvrez de terre ou de sable, même pur, et tassez.

Arrosez avec modération si le temps est sec.

Les premières fleurs apparaîtront deux ou trois mois plus tard.

Astuces Jardiland : Se souvenir de l’emplacement exact des bulbes n’est pas toujours aisé. Au moment de la plantation, positionnez un marqueur provisoire ou, pour les variétés les plus grandes, profitez-en pour placer un tuteur qui pourra s’avérer utile pour stabiliser votre plante ornementale !

Comment les entretenir ?

Le glaïeul nécessite un arrosage régulier mais seulement lorsqu’il est bien en place – son feuillage est déjà bien développé. En réalité, l’arrosage n’est impératif que durant l’été et plus généralement pendant toute la période de floraison. Il est modéré en volume, toujours au pied de la plante et peut être agrémenté d’un peu d’engrais liquide, tous les 15 jours, pour donner un coup de pouce à la floraison.

 

Paillez pour maintenir un sol frais et faciliter l’entretien en réduisant le désherbage.

 

Assurez-vous que le sol continue à être bien drainé. Pensez au tuteur si la tige est très haute ou la hampe trop volumineuse.

 

Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure.

Astuces Jardiland : N’hésitez pas à profiter de vos glaïeuls en bouquet. Au petit matin, choisissez une tige avec une ou deux fleurs déjà ouverte. Coupez net avec un couteau bien tranchant, sans écraser la tige.

Si vous tardez à composer votre bouquet, placez vos fleurs coupées immédiatement dans l’eau dans un contenant provisoire.

Prévoyez un vase haut et lourd pour plus de stabilité.

Pour les climats un peu plus rigoureux et les zones régulièrement soumises à des températures inférieures à -10°C, il sera nécessaire de déterrer les bulbes dès l’automne afin de pouvoir les replanter au printemps suivant.

Dès qu’une hampe florale est totalement fanée, coupez-la. Dès que le feuillage est à son tour totalement desséché, coupez-le. Une fois que le reliquat est bien séché, déterrez le bulbe avec précaution.

Nettoyez les cormes ainsi récupérés : enlevez la terre, coupez les restes de tiges et de feuilles mais prenez garde de ne pas retirer l’enveloppe.

Placez-les dans un endroit chaud et bien ventilé jusqu’à ce qu’ils soient bien secs.

À ce stade séparez le jeune corme du vieux et ne conservez que le premier.

Placez les cormes ainsi récupérés dans une caissette, à distance les uns des autres, sur un lit de tourbe sèche, de sable ou même de sciure.

Laissez-les traverser l’hiver dans un local aéré à l’abri du gel, de l’humidité et de la lumière.

Si vous habitez en climat doux, il vous sera possible de laisser les bulbes en place, et ce pendant quelques années. Il sera cependant nécessaire à terme, de les renouveler car au fil du temps, leur floraison s’étiolera.

Que ce soit pour les cormes en hivernage ou les bulbes plantées, l’humidité reste la grande ennemie du glaïeul. Elle sera la principale responsable en cas de survenue d’un certain nombre de maladies. Le botrytis et son feutrage déposé sur les feuilles, la septoriose et des taches brunes, la fusariose qui provoque dessèchement et jaunissement du feuillage et la plus fréquente d’entre elles la rouille du glaïeul.

 

Pour un traitement naturel de ces maladies dites cryptogamiques, réalisez  des pulvérisations de décoction de prêle, ortie ou ail.

Surveillez vos plantes, supprimez toutes parties contaminées immédiatement. Et veillez encore et toujours au bon drainage.

Quant aux parasites, veillez les pucerons que vous traiterez avec du savon noir, les limaces qui raffolent du feuillage mais qu’un paillage judicieux devrait décourager, le criocère, un petit coléoptère rouge que le marc de café rebute et enfin et surtout les thrips, principaux ravageurs du glaïeul qui entraîneront tache, décoloration et déformation des fleurs.

 

Paradoxalement, ces derniers vous mettront face à un dilemme car une des actions préventives sera d’humidifier vos plantes. Or nous l’avons vu, les glaïeuls sont sujets aux maladies cryptogamiques.

 

L’introduction d’auxiliaires anti-thrips de type chrysopes pourrait être un bon compromis.

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