Élever des poules pondeuses

Élever des poules pondeuses

Vous voilà donc décidé à franchir le pas et d’élever des poules pondeuses ? Avant que de jolies poulettes ne déambulent dans votre jardin et que vos enfants ne récoltent leurs premiers œufs, faisons le point. Êtes-vous prêt ? Logement, alimentation, habitudes de vie… Passons en revue les principaux aspects de votre future cohabitation pour que tout se passe bien dès l’arrivée de ces dames.

Le poulailler est-il prêt ?

Vos pensionnaires à plumes attendent le couvert, mais aussi le gîte. En matière de logement, vous trouverez en animaleries et magasins spécialisés un large choix de poulaillers. Comme matériau, privilégiez le bois pour ses capacités isolantes et sa durabilité. Le poulailler doit être composé d’une partie principale munie de perchoirs destinés au repos (à installer au même niveau pour éviter les bagarres pour être le plus en hauteur !) et d’un pondoir destiné à la ponte. Idéalement, un poulailler ne devrait jamais reposer sur le sol. En hauteur, vos poules seront mieux protégées de l’humidité et des prédateurs. 

Pour vos emplumées, ne négligez pas le confort : ouverture du poulailler protégée des vents dominants, emplacement en milieu ombragé et surtout une litière fréquemment renouvelée. Côté sol, paille, copeaux de bois ou encore anas de lin sont d’excellents revêtements. 

Enfin, le poulailler doit protéger vos poules des prédateurs la nuit, vérifiez bien qu’il ne reste pas d’accès !

Enclos ou poules en liberté dans le jardin ?

Tiens, côté « espace privé », qu’avez-vous prévu ? Un parcours clôturé ? L’accès au jardin tout entier ? Une poule heureuse est une poule qui explore… Plus l’espace est petit, plus elle s’ennuie et plus sa zone de vie s’appauvrit. Au strict minimum, réservez-lui un bon 1,5 m2 de terrain. Et dans le meilleur des mondes, ouvrez-lui les portes de votre jardin. Attention cependant aux prédateurs (chiens, renards, fouines…) et aux escapades chez les voisins. Si vous voyez grand pour vos pensionnaires, assurez-vous que la clôture est à la hauteur !

Enfin, il est sans doute essentiel de rappeler que les poules consomment bien volontiers ceux que vous considérez comme nuisibles dans votre jardin (limaces en première ligne), mais elles ne dédaignent pas non plus les jeunes pousses, légumes et petits fruits. Le potager peut trembler !

L’alimentation des poules pondeuses

Les poules sont omnivores : elles mangent donc de tout. Restes de cuisine, déchets verts, insectes, araignées, végétaux de toutes sortes… sont autant de menus particulièrement appréciés. « Restes de cuisine » ne signifie pas pour autant « pourri » ou « périmé ». Pensez à leur santé ! De même, oignons, épluchures de pommes de terre ou d’agrumes doivent être écartés de l’alimentation de vos poules pondeuses. 

Ceci étant, dénicher sa nourriture dans le jardin et les restes distribués n’est pas suffisant pour assurer sa croissance (quand on est poulette) ou sa ponte (quand on est devenue poule). Eh oui, le service est bien trop dépendant des saisons et de vos aléas culinaires. Bref, vos pensionnaires doivent recevoir quotidiennement une nourriture adaptée. Optez de préférence pour un mélange spécifique pour poules à base de granulés. Complets et enrichis en vitamines et minéraux, ils évitent de plus le gaspillage, l’animal ne les triant pas.

Un p’tit verre, mes cocottes ?

Quelle que soit la météo, l’eau ne doit pas être denrée rare. Un abreuvoir maintenu propre doit être mis à disposition de vos poules. En été, surveillez le niveau pour que personne ne se déshydrate. En hiver, guettez le gel. Certains abreuvoirs pour poules sont même équipés d’une résistance pour éviter à l’eau de geler.

Les premiers œufs de poule, pour quand est-ce ?

Tout dépend de l’âge de vos pensionnaires au moment où vous les achetez. Une poule démarre sa ponte à partir de 18 semaines généralement. Plus tôt, c’est le calme plat. 

L’arrivée dans son nouvel environnement a quelque peu tendance à perturber le volatile. Ne vous étonnez pas si une poule dont le vendeur vous a vanté les qualités de ponte ne donne rien les premiers jours après son arrivée. Laissez-lui le temps de l’acclimatation.

Une ponte par jour, tous les jours ?

Alors, là, clairement, ne leur en demandez pas trop. Vos poules prendront chaque année quelques jours de congé bien mérités. Pendant la mue, quand il fait trop chaud ou trop froid, quand elles se sentent stressées, les poules s’arrêtent de pondre. Et sachez aussi que certaines races travaillent plus que d’autres. Renseignez-vous !

La hiérarchie, une histoire de poules

En tant que futur propriétaire bien informé, vous le savez : une poule ne peut vivre seule. Ce sont donc au minimum deux poules qui éliront domicile chez vous. Qu’on se le dise, dans le monde des emplumées, chacun sa place. C’est un élément à ne pas négliger, en particulier lorsque vous déciderez peut-être de donner de nouvelles copines à vos pensionnaires. Les débuts peuvent être difficiles : coups de bec, poursuites effrénées… Histoire de faire connaissance et de rappeler qui décide. Pas d’inquiétude donc. Gardez l’œil à distance. 

De curieuses habitudes de poules

Mes poules consomment des graviers. Est-ce parce qu’elles n’ont pas assez à manger ? 

Non, pas du tout. Rassurez-vous. Ces graviers, elles en ont besoin pour bien digérer les aliments qu’elles consomment. Dans leur estomac, appelé gésier, ces cailloux sont utilisés comme broyeurs de graines. N’hésitez d’ailleurs pas à leur en donner. Des petits sachets spéciaux sont vendus dans le commerce. 

Mes poules creusent des trous dans le sol. Est-ce normal ?

Oui, absolument. Les poules ne connaissent ni le bain ni la douche. Pour se faire belles et se débarrasser d’éventuels petits insectes qui les démangent, les poules prennent des bains de terre, formant ainsi des trous dans le sol : les fameux « nids de poule » !

Mes poules se déplument à vue d’œil. Elles sont malades ?

Avant de penser à « maladie », n’oubliez pas que vos poules pondeuses sont peut-être en train de muer. Elles changent de plumage. Et pour cela, il faut que les vieilles plumes tombent pour faire de la place aux nouvelles. Généralement, la mue n’excède pas un mois. Durant cette période, point d’œuf. C’est que Madame se concentre sur sa tenue.

Loin de résumer en quelques mots l’ensemble des maladies connues chez les poules, voyons plutôt les symptômes qui doivent vous alerter et, éventuellement, vous inciter à appeler votre vétérinaire. 

Quelles parties du corps observer ? 

– La crête

– Les yeux

– Le bec

– Le plumage

– Les pattes

À quels signes être attentifs ?

– Une couleur anormale de la crête (pâleur, teinte bleutée).

– Des écoulements au niveau des yeux et/ou des yeux gardés mi-clos.

– Un bec maintenu ouvert associé à une respiration difficile.

– Un plumage sale, ébouriffé ou des zones dépourvues de plumes.

– Une patte qui ne pose plus sur le sol et une poule qui a beaucoup de mal à marcher.

– Des œufs mal formés et/ou munis d’une coquille friable.

– Elles ne pondent plus.

Dans de nombreux cas, pas de grosse inquiétude à avoir. Un coup de chaud, un manque de minéraux dans l’alimentation de vos poules pondeuses, une petite montée de stress peuvent être responsables des symptômes observés. Mais en cas de doute, surtout si vous débutez dans l’élevage des poules pondeuses, renseignez-vous sans tarder. Mieux vaut prévenir… 

Conseil Jardiland : pensez à déparasiter régulièrement le poulailler, en particulier en été où le risque d’infestation de poux rouges est élevé.

En savoir plus avec notre vidéo : https://www.jardiland.com/conseils-idees/bien-choisir-poule-pondeuse/

Accueillir des poules dans son jardin

Lire la suite

Élever des poussins dans son jardin

Lire la suite