Entretien du bonsaï

Entretien du bonsaï

Le bonsaï est une pièce d’art, une miniature horticole travaillée des siècles durant au Japon et que vous laisserez pénétrer dans votre intérieur avec délectation. Il vous séduira avec ses allures de grand, la finesse de sa végétation, la délicatesse de sa silhouette et, c’est certain, vous vous laisserez prendre au jeu ! Pour que l’aventure soit belle, nous vous donnons quelques conseils sur l’environnement à offrir à votre bel ami, l’entretien qui lui est nécessaire, les soins et l’attention à lui apporter…

Petite histoire du bonsaï

Il y a quelques 2000 ans, les Chinois pratiquaient avec assiduité le paysagisme miniature. Quelques siècles plus tard, le Japon s’inspira de cette technique de réduction horticole en la pratiquant non plus sur des paysages entiers mais sur des végétaux uniques.

Pratiquant des tailles successives, d’une extrême minutie, sur le branchage et les racines d’un certain nombre de sujets, quelques horticulteurs japonais initiés obtinrent ainsi peu à peu de véritables versions miniatures d’arbres « Bon-saï » – littéralement arbres « plantés en pot ».

 

Élevée au rang d’art, cette technique s’est développée au fil du temps, de nombreux styles de taille ont émergé appliqués à diverses familles d’arbres dont certaines peuvent être cultivées en intérieur.

 

Peu à peu, les bonsaï ont conquis le cœur de l’Europe et nous vous proposons aujourd’hui de magnifiques végétaux comme le Ficus à petites feuilles ou encore le Pin des bouddhistes qui viendront enchanter l’intérieur de votre maison.

Quel environnement pour votre bonsaï d’intérieur ?

Les espèces conduites en bonsaï sont pratiquement toujours, à l’état naturel, destinées à une vie en extérieur. Si certaines survivront dans nos intérieurs, elles auront quelques exigences particulières.

La luminosité, en tout premier lieu, devra être très importante. Placez votre végétal près d’une fenêtre orientée au Sud et équipée d’un rideau fin.

Assurez-vous également d’un bon niveau d’humidité ambiante (surtout en hiver où les chauffages assèchent l’air de la maison) qui peut être amélioré en plaçant à proximité du pot une simple coupelle remplie de gravillons ou de billes d’argile très régulièrement et largement humidifiés.

 

Si le bonsaï d’intérieur aime généralement la chaleur, il redoutera tout de même les températures extrêmes. Offrez-lui un environnement équilibré, tempéré – pas moins de 11°C la nuit et de 18°C à 26°C le jour – sans courant d’air, à bonne distance des sources de chaleur artificielle et sans soleil direct.

 

Bien sûr, ces conseils sont généraux et seront à préciser en fonction de l’espèce d’arbre choisie.

Quel arrosage pour un bonsaï d’intérieur ?

L’arrosage est primordial pour un bonsaï mais il n’y a pas de règle absolue tant les exigences des diverses espèces utilisées sont nombreuses.

C’est votre observation régulière et votre connaissance de votre végétal qui déterminera la fréquence. Un point de repère tout de même : l’aspect et la tenue du substrat. C’est quand celui-ci est sec, et ce sur pas plus d’un petit centimètre de profondeur, qu’il faut arroser.

 

L’arrosage est alors lent mais très généreux, jusqu’à ce que la motte soit gorgée d’eau. Utilisez une eau à température ambiante, de pluie de préférence – ou une eau du robinet que vous laisserez reposer pour que le calcaire se dépose. Utilisez un arrosoir à pomme pour diffuser l’eau en pluie fine par le dessus sans trop bousculer le substrat. Laissez bien égoutter.

 

Conseil Jardiland : si, en été, vous placez votre bonsaï en extérieur, modulez l’arrosage en fonction du climat et procédez toujours au petit matin ou tard le soir quand le substrat a un peu refroidi.

Même s’il pleut, cela ne veut pas dire que votre bonsaï a reçu suffisamment d’eau. Vérifiez régulièrement le niveau de sécheresse de la terre.

Comment fertiliser un bonsaï d’intérieur ?

Pour une miniature en pleine forme, un coup de pouce s’impose pendant la période de croissance à savoir du début du printemps au milieu de l’automne.

Bien sûr, vous vous réfèrerez aux besoins spécifiques de l’espèce mais globalement, la fertilisation sera organisée ainsi :

un engrais plutôt azoté au printemps pour stimuler la croissance des feuilles ;

en été, un engrais équilibré en azote (N), phosphore (P) et potassium (K) pour soutenir le développement général ;

au début de l’automne, un engrais riche en phosphore et potassium pour préparer l’hiver.

 

Généralement, l’apport est réalisé une fois par mois, interrompu donc en hiver durant le repos végétatif mais également durant le mois suivant un éventuel rempotage.

 

 Vous trouverez également, dans votre jardinerie, des engrais “Spécial Bonsaïs” que vous utiliserez en suivant les recommandations des fabricants.

Comment rempoter un bonsaï d’intérieur ?

Vous avez acquis un bonsaï préformé que vous avez conservé dans son pot d’origine. Le moment viendra de le rempoter.

Généralement, le rempotage survient tous les 2 ou 3 ans – au tout début du printemps – mais c’est l’apparence de son pain racinaire – c’est-à-dire l’ensemble composé du substrat et d’un amalgame de racines – qui vous renseignera le mieux : si les racines s’enroulent autour de cette “motte”, en débordent, le temps du rempotage est venu !

 

Cette opération sera peut-être l’occasion de changer de pot. Contenant et mise en scène jouent un rôle important dans l’art du bonsaï. Le pot devra bien sûr correspondre à vos goûts esthétiques mais également répondre à quelques exigences culturales et traditionnelles.

Ainsi, plus l’arbre est , mieux il supportera la petitesse du contenant. Ce sont plutôt les sujets jeunes qui ont besoin d’un peu plus de place pour démarrer au mieux. Puis, progressivement, au fur et à mesure des tailles, ils s’accommoderont d’un socle de plus en plus réduit.

Pour ce type de culture, on privilégie des poteries naturelles, des lignes simples et épurées, qui laisseront le végétal prendre la vedette !

Mais au-delà du pot, qui peut rester le même, c’est le renouvellement du substrat qui reste primordial.

Vous pouvez tout simplement choisir un substrat “Spécial Bonsaï” dans votre jardinerie La qualité de ce dernier réside en trois points : une bonne rétention d’eau pour un maintien suffisant de l’humidité, un bon drainage pour éviter le pourrissement des racines, une bonne aération pour permettre l’oxygénation des racines et la transformation des nutriments.

 

Là encore, l’espèce choisie pourra demander quelques adaptations au niveau de la terre mais globalement le mélange adéquat est composé d’akadama, une argile dure, de pumice, une roche volcanique tendre et d’un composant volcanique dur de type pouzzolane.

Vous procéderez à quelques réajustements en fonction des conditions de culture. Par exemple, dans le cas d’une atmosphère très sèche ou d’arrosage espacé, un apport modéré de terreau organique permettra au substrat de mieux retenir l’eau. Au contraire, un ajout de petit gravier permettra un drainage encore plus efficace.

La procédure de rempotage n’est pas compliquée mais elle demande un peu d’attention.

 

Dépotez l’arbre avec précaution. Ses racines, nous l’avons vu, doivent être à ce stade denses, nombreuses, visibles ; grattez la terre délicatement, démêlez et peignez la masse racinaire. Coupez au ciseau les racines abîmées, rabattez les racines très longues. Conservez cependant suffisamment de masse racinaire, généralement au moins 70% du volume d’origine.

 

Un pot à bonsaï doit être doté de plusieurs trous assez larges pour assurer un drainage impeccable. Avant de positionner votre arbre, placez au fond du contenant un carré de grillage fin qui évitera à la terre de plantation et aux racines de s’échapper par les trous.

Versez une première fine couche de substrat, placez l’arbre puis ajoutez graduellement le reste de substrat en vous assurant qu’il pénètre bien entre chaque racine et qu’aucun vide ne subsiste.

Cette opération terminée, tassez légèrement et arrosez lentement mais très généreusement votre végétal.

La reprise doit s’effectuer en quelques jours, une quinzaine tout au plus. Attendez un bon mois avant de reprendre les apports d’engrais.

Comment tailler un bonsaï d’intérieur ?

Si la taille de formation – dite de structure – est une procédure délicate qui demande un minimum de formation ou dans tous les cas une bonne information technique, la taille d’entretien est bien plus simple et peut être une bonne entrée en matière à ceux et celles qui souhaitent découvrir les subtilités et les plaisirs de l’art du bonsaï.

Choisissez dans votre jardinerie préférée un beau spécimen déjà formé. Le but sera de maintenir sa silhouette et d’accompagner son évolution en lui conservant toute son harmonie.

 

Alors que la taille de formation ne s’opère qu’au printemps, la taille d’entretien est effectuée tout au long de l’année aussi souvent que nécessaire.

L’intervention se décide au terme d’une phase d’observation. Il s’agit de supprimer toutes les parties qui “sortent” de la forme et de densifier l’existant. Le geste est bref et précis. Dans le cas d’un arbre persistant, comme les conifères par exemple, le végétal est pincé à la main. Dans le cas des arbres caducs, vous utiliserez une paire de ciseaux propre et bien aiguisée, idéalement des ciseaux pour bonsaï. Éliminez également régulièrement bois mort et branches abîmées.

 

Et si vous êtes passionné(e) par l’art de la taille en général et la culture du Bonsaï en particulier, régalez-vous un peu plus en consultant notre sélection de livres !

Notre sélection

Pin des bouddhistes

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Substrat bonsaïs 6 L

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Engrais Bonsaï 250 ml

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