Comment protéger les tomates du soleil ?

Comment protéger les tomates du soleil ?

De la famille des Solanacées, la tomate se nourrit de la chaleur pour proposer une délicieuse et généreuse fructification. Pour autant, des rayons trop ardents et un ensoleillement trop important pourront nuire à vos plants. Voici les 4 gestes incontournables pour protéger vos tomates du soleil…

Le paillage

À mettre en place dès que la terre est réchauffée, sur un sol bien désherbé, en couche plus ou moins épaisse selon le matériau choisi – et à renouveler au fil de la saison si nécessaire.

 

Les raisons

 

– pour réduire l’évaporation de l’eau et donc les besoins en arrosage ;

– pour limiter le lessivage des sols en cas de fortes pluies ;

– pour conserver sa fraîcheur à la terre ;

– pour lui apporter des éléments nutritifs complémentaires (dans le cas d’un paillis organique) ;

– pour réduire l’apparition des mauvaises herbes qui appauvrissent le sol et consomment l’eau en plus d’être inesthétiques ;

– pour créer une protection pour les feuilles du bas qui, n’étant ainsi plus au contact de la terre humide, sont moins exposées aux maladies cryptogamiques comme le mildiou.

La méthode

 

Les paillages possibles sont nombreux mais la tomate a ses petits préférés.

Si vous avez un jardin, l’herbe tondue sera un excellent paillis. On veillera cependant à ne pas l’installer en couche trop épaisse car le substrat manquerait vite d’eau et d’air et on l’utilisera de préférence mélangée à d’autre paillage qu’elle enrichira en azote.

Le Bois Réal Fragmenté ou BRF est un mélange de résidus de broyage de rameaux de bois frais et de jeunes branches. On le choisira pour sa richesse en nutriment, sa contribution efficace à la composition d’un bon humus et sa capacité à rééquilibrer le pH. Utilisez-le mélangé à la tonte de gazon ; cette dernière, donc, est très riche en azote et contrebalancera le fait que le BRF en est lui très friand. Idem pour le broyat de bois ou les copeaux du commerce qui apporte carbone et richesse au pied de vos plants.

La paille ou le foin qui protègent autant qu’ils nourrissent mais qui seront tous deux gros consommateur d’azote et donc à mélanger, comme le BFR, avec des déchets de tonte.

Le compost pour son apport imbattable en nutriment et sa propension à réchauffer les sols. Mais il vous faudra en produire en grande quantité et le déposer en couche épaisse.

 

Les paillis de chanvre et de lin sont eux particulièrement adaptés aux plantes qui aiment la chaleur. Ils se posent en couche d’environ 10 cm. Légers, ils sont peu adaptés aux expositions ventées. Arroser pour stabiliser.

On apprécie également le paillis de coco pour son pH neutre, son excellente capacité à retenir l’eau et son apport en nutriment – fer, potassium, cuivre ou encore zinc – au moment de sa décomposition.

 

Les cosses de sarrasin, enfin, à installer sur 5 cm d’épaisseur. Elles se décomposeront rapidement en enrichissant le sol mais qui surtout retiendront formidablement bien l’eau.

 

Les précautions 

 

Évitez d’installer le paillis contre la tige, laissez à celle-ci un espace de respiration. Respectez les indications d’épaisseur selon le paillage choisi sans quoi il risquerait d’être inefficace ou a contrario d’épuiser la terre ou le plant. Renouvelez autant de fois que nécessaire.

L’ombrage

Dans les régions chaudes ou en cas de canicule annoncée, l’ombrage sera un impératif. Que vous optiez pour du fait maison ou une acquisition en jardinerie, il existe de nombreuses solutions que ce soit pour quelques pieds, une ligne complète dans votre potager ou un plant en pot sur votre balcon.

 

Les raisons

 

Si la tomate aime chaleur et soleil, des rayons ardents peuvent abîmer les fruits sur des variétés sensibles.

 

La méthode

 

L’installation prête-à-poser : disponibles en jardinerie, tunnels ou serres de culture pour tomates sont adaptés à la hauteur des plants et proposent une aération appropriée aux tomates qui exigent une bonne circulation de l’air. Ils pourront être installés dès la plantation et maintenus en place tout au long de la culture.

Ils serviront à la fois de serre au démarrage et de protection contre un soleil trop vif en plein été.

 

Conseil Jardiland : si la bâche initiale, généralement en plastique ne devait pas suffire, complétez avec un filet d’ombrageCes systèmes vous permettront aussi de prolonger la culture plus en avant dans la saison.

L’aménagement paysager : ombrière ou pergola, elles, sont plus qu’une protection, elles sont un élément décoratif. Fabriquez à l’envi, en accord avec vos goûts et l’esthétisme de votre jardin, un abri élémentaire ou une pièce plus élaborée. Canisses fixés sur un simple châssis de bois ou de métal, alternance de plessis et de grillage tressé, treillis géométrique ou moucharabieh très stylisé, fabriquez des structures qui apporteront une ombre suffisante. Vous pouvez aussi faire le choix d’intégrer des plantes grimpantes en les choisissant ornementales mais également utiles comme la capucine qui attirera à elle les pucerons habituellement si friands des tomates.

 

Les précautions 

 

Si toutes ces solutions auront l’avantage complémentaire de protéger le feuillage de vos plants de la pluie, il est impératif de s’assurer que la ventilation est suffisante. Une bonne circulation de l’air est le meilleur rempart contre bon nombre de maladies.

Le binage

En période de forte chaleur, une croûte se forme à la surface de la terre. Remédiez à ce problème en effectuant un binage régulier c’est-à-dire en ameublissant la couche superficielle du sol tout autour de vos plants de tomates.

 

Les raisons

 

– pour permettre une meilleure pénétration de l’eau jusqu’aux racines ;

– pour réduire le phénomène d’évaporation ;

– pour maintenir l’aération du sol et donc freiner la survenue de certaines maladies ;

– pour maintenir la fraîcheur des sols ;

– pour éliminer les mauvaises herbes, gourmandes en eau et en nutriments.

La méthode

 

À l’aide d’une binette ou d’une griffe, travaillez la surface du sol dès à l’apparition d’une croûte. L’intervention doit rester superficielle, pas à plus de 2 cm de profondeur.

 

Les précautions 

 

Prenez garde de ne pas blesser la tige ou abîmer les racines de vos plants. Dans le cas de la tomate, ces blessures peuvent constituer un point d’entrée pour les maladies cryptogamiques.

L’arrosage

Le volume d’arrosage dépendra de l’ampleur de la canicule, de la nature du sol et des variétés cultivées. Par contre, dans tous les cas de figure, la régularité restera la clé d’un arrosage efficace.

 

Les raisons

 

– pour contrecarrer l’évaporation et donc le risque de déshydratation ;

– pour renforcer la résistance de votre plant ;

– pour lui permettre de poursuivre sa croissance et sa fructification.

– pour éviter la formation du « cul noir » de la tomate

 

La méthode

 

En période de forte canicule, arrosez le soir tard pour offrir à vos plants une hydratation tout au long de la nuit. Hors canicule, quand les températures nocturnes sont plus fraîches, préférez un arrosage très tôt le matin.

L’eau de pluie reste la meilleure des eaux qui soient pour l’arrosage, que ce soit d’un point de vue économique, écologique ou qualitatif.

 

Les techniques sont, elles, plurielles. Selon la superficie, votre budget, vos équipements et vos disponibilités, vous aurez le choix entre :

– l’arrosoir sans pomme, le plus précis et le plus économe ;

– le tuyau à pomme ou à jet variable, bien dirigé vers le pied du plant et à un débit léger sans quoi vous bousculerez trop la terre et lessiverez le substrat ;

– l’arrosage par goutte-à-goutte. Le recours à un système programmable est recommandé.

Les précautions 

 

En tout premier lieu, pour les tomates, il est impératif de ne pas mouiller le feuillage.

 

Si vous utilisez de l’eau du robinet, stockez-la en avance, à l’air libre, pour que le chlore s’évapore. Pour de l’eau de puits, assurez-vous qu’elle soit à température ambiante avant de l’utiliser.

 

Enfin le mode de culture a ici son importance. En pot ou sous serre, la déshydratation est plus importante encore ; dans ces deux cas de figure, il vous faudra adapter rythme et volume d’arrosage.

 

Et n’oubliez pas, le couple chaleur/humidité est particulièrement propice au développement du mildiou, ennemi n°1 de la tomate. Vigilance donc…

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