Comment bien arroser les plantes en pot en été ?

Comment bien arroser les plantes en pot en été ?

L’été, pots, bacs, jardinières, balconnières et autres vasques sont à la fête. Mais ces élégants ensembles végétaux demanderont à cette période un arrosage sans faille. Savoir repérer les besoins, opter pour les meilleures associations, réaliser les gestes nécessaires et choisir le bon système d’arrosage… Suivez le guide !

Prendre en compte plusieurs facteurs

Les plantes en pots, en bacs, en vasques ou en jardinières demandent un arrosage supérieur aux plantes installées en pleine terre.

 

De manière générale, l’arrosage doit être augmenté au moment de la floraison mais également en cas de forte chaleur, de vent soutenu, d’exposition au sud.

De même, la matière du contenant est un élément à prendre en compte. Le métal se réchauffe plus vite et garde la chaleur, le plastique retient l’humidité, la céramique, poreuse, encourage l’évaporation et combat les eaux stagnantes, le bois est le plus neutre.

Enfin la nature du substrat conditionnera également le rythme d’arrosage. Si celui-ci est léger, bien drainant, il sera nécessaire d’arroser plus souvent, lentement pour que l’eau soit absorbée plus efficacement. Si au contraire la terre est lourde et compacte, arrosez abondamment mais moins souvent puisque la motte restera humide plus longtemps.

Outre ces conditions de culture, il reste impératif de se référer aux besoins particuliers de chacune de vos plantes. Ceux-ci seront à prendre en compte au moment de votre choix de végétaux mais également dans l’optique d’associations au sein d’une même potée.

Dans vos compositions, regroupez ainsi les plantes selon la cadence d’arrosage.

Quotidien ou tous les deux jours : certaines plantes fleuries comme bidens, fuchsia, lobélia, pétunia, surfinia, l’ensemble des plantes carnivores (la sarracène, la nepenthes ou le drosera)

Bi-hebdomadaire : asparagus, bambou, canna, chrysanthème, dahlia, fittonia, lantana, pélargonium, les agrumes une fois bien installés (tous les deux jours par temps de sécheresse), le laurier rose, l’oranger du Mexique.

Hebdomadaire ou bi-mensuel : les ficoïdes et pourpiers, l’œillet, des arbustes comme le pérovskia ou le cotonéaster, l’arbousier ou le grenadier. Tentez le carré d’aromatiques – armoise, laurier-sauce, lavande, myrte, plante-curry, romarin, santoline, sarriette, la sauge officinale, le thym – sachant que celles à feuillage gris sont les moins gourmandes en eau.

Plus rarement encore, certains arbres et arbustes comme le ciste, l’olivier ou la potentille et toutes les plantes xérophytes (capables de résister à un grand déficit en eau).

Conseil Jardiland : si pour une raison ou pour une autre vous savez que l’arrosage sera le point faible de votre végétalisation, optez pour les plantes à feuilles épaisses, charnues et cireuses qui seront les moins gourmandes. Essayez-vous au concept de jardin sec en commençant par une composition de succulentes ou de cactées qui exigeront peu d’arrosages durant tout l’été.   

Dans tous les cas, rien ne vaudra bien sûr l’observation régulière de vos plantes qui vous permettra de repérer les signes de stress hydrique ou d’excès d’eau.

 

Dans le premier cas, selon les plantes, les principaux signes seront un assèchement de la terre en profondeur, un jaunissement des feuilles qui ne tarderont pas à s’avachir, des fleurs flétries. En l’état, la plante est encore sauvable mais sans apport d’eau, celle-ci se dessèchera et périra.

 

Dans le second cas, la règle est assez simple. À de rares exceptions près, il faut attendre que le terreau soit sec entre deux arrosages et s’assurer que les soucoupes placées sous les pots soient vidées. Si la plante a reçu trop d’eau, les nutriments seront “délavés” et les racines exposées au pourrissement. Les feuilles perdront de leur vigueur et jauniront, les fleurs pourriront. Dans ce cas, il faut nettoyer la plante, la laisser sans arrosage jusqu’à assèchement complet de la motte, et apporter un peu d’engrais dès que celle-ci “repart”.

Astuce Jardiland : vous pouvez également vous aider d’un capteur disponible en jardinerie. Plantez dans la terre, il en mesurera l’humidité !

Appliquer quelques bonnes pratiques

Au moment de la plantation, certains de vos choix influeront sur la qualité et l’efficacité de d’arrosage.

Nous l’avons vu la matière du contenant à un impact ; c’est également le cas de la nature de la terre et du terreau. De qualité, ils retiendront mieux l’eau et s’assècheront donc moins vite.

De même, l’installation d’une couche drainante au fond du contenant – billes d’argile, gravier fin, etc. – aura son importance pour éviter les eaux stagnantes et donc le pourrissement des racines et la survenue d’éventuelles maladies cryptogamiques.

L’apport d’un paillage en surface permettra de garder un substrat frais et de réduire l’arrosage. Gravier, copeau de brique ou de schiste, paillette de lin, déchets de tonte, cosses de cacao, pouzzolane, etc., choisissez-le en fonction des plantations concernées en prenant en compte leur apport nutritif, leurs avantages et leurs inconvénients.

Conseil Jardiland :  si vos pots sont dotés d’une soucoupe, n’oubliez pas de vider celle-ci au moment de l’arrosage ou en cas de pluie.

L’arrosage s’effectue idéalement le soir, à la nuit tombée, surtout dans les régions chaudes et durant les périodes de canicule. Ceci limite les pertes d’eau par évaporation et laisse le temps aux végétaux de profiter de cet apport. Cela étant dit, si la différence entre températures diurne et nocturne est importante ou si des gelées sont envisageables, arrosez tôt le matin.

 

La provenance de l’eau a également un rôle à jouer. L’idéal est l’eau de pluie que ce soit en termes de qualité, d’économie ou d’écologie.

Si vous avez un puit sur votre terrain, son eau pourra être utilisée à condition d’être puisée un peu à l’avance et mise à température ambiante. Elle est en effet souvent trop froide pour les plantes ; il est à noter également que sa qualité peut fluctuer.

Enfin, l’eau du robinet présente bien des inconvénients : elle est chère, souvent chlorée, parfois calcaire. La laisser reposer quelques heures permettra cependant au chlore de s’évaporer.

Choisir le bon système d’arrosage

Globalement deux grandes approches s’offrent à vous : l’arrosage par le dessus et l’arrosage par le dessous.

 

Dans le premier cas de figure, vous pourrez choisir parmi de multiples méthodes.

L’arrosage manuel, en plus d’être précis, vous permet d’effectuer une surveillance directe de vos plantations.

Vous pouvez le réaliser avec un arrosoir, muni ou pas d’une pomme, en approchant au plus près du pied du végétal sans en toucher le feuillage.

Vous pouvez également opter pour l’arrosage au tuyau si l’espace réservé à vos plantes le permet. Cette méthode est un peu moins physique et plus rapide mais elle est plus gourmande en eau et prête au gaspillage. Optez pour un tuyau d’arrosage à jet variable, plus adapté à l’arrosage des plantes en containers et choisissez un débit d’eau raisonnable pour ne pas bousculer le substrat. Vous pouvez passer en mode “brumisation” pour les sujets qui apprécient.

Si vous avez peu de temps à accorder à l’arrosage ou lors d’absences ponctuelles, vous pourrez avoir recours à des système autonomes.

 

Parmi les plus simples et les moins couteux le cône d’arrosage, un élément en céramique poreuse surmonté d’une bouteille d’eau.

Planté directement dans le pot, il diffuse lentement et de façon continue l’eau. Son autonomie dépend du format choisi et de la taille de la bouteille.

Dans le cadre d’une installation en réseau – possible avec certains modèles – les cônes seront alimentés par un réservoir d’eau commun et reliés entre eux par de petits tuyaux.

 

Dans le même principe, la réserve d’eau avec goutteur pour laquelle, selon les modèles, le débit peut être réglable.

Les hydro-rétenteurs sont également une solution ultra simple à mettre en œuvre. S’ils sont en grains, en perles ou en cristaux, ils se mélangent à la terre de plantation et diffusent l’eau lentement au cœur même du terreau. Dans la version gel conditionné en berlingot, ce dernier se dépose sur la surface et se transforme en eau progressivement. Certains de ces dispositifs propose même un complément en éléments nutritifs.

Pour un fonctionnement encore plus autonome de votre jardin mais également en cas d’absence prolongée, les systèmes automatiques seront la solution.

Que ce soit l’arrosoir automatique de vacances ou les systèmes d’arrosage goutte-à-goutte, leur fonction programmable vous simplifiera la vie.

 

Pour le premier, vous arroserez une dizaine de pots ou plusieurs mètres de balconnières grâce à un kit incluant généralement un réservoir, une pompe, un transformateur avec minuterie, une série de tuyaux, supports de tuyaux, répartiteurs et sorties. L’installation est simple, fonctionne sur secteur et ne requiert pas d’arrivée d’eau.

 

L’installation de la seconde solution est tout aussi simple. Elle permettra également un arrosage économique car ciblé et peu sujet à l’évaporation. Les systèmes proposés sur le marché sont modulables et programmables.

Enfin aux plantes qui aiment une humidité constante, offrez un bac avec réserve d’eau. Doté d’un double fond où se constitue la réserve d’eau, il transmet celle-ci à la plante par capillarité. Le terreau reste toujours humide durant une période pouvant aller jusqu’à trois semaines selon les modèles de bacs.

Certains bacs proposent plutôt qu’une réserve un système de mèche qui fonctionnera lui aussi selon le principe de capillarité. Mais dans ce cas, le pot sera directement placé dans le bac pré-équipé sans qu’il soit nécessaire de dépoter la plante.

 

Conseil Jardiland : avant de faire un choix de méthode, évaluez les besoins : nombre de pots, configuration du balcon ou de la terrasse, arrivée d’eau, mais également nature même des plantes. En fonction de ces données, vous opterez pour un système ou un savant mélange de plusieurs solutions !

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