Pêcher : plantation, entretien et taille

Pêcher : plantation, entretien et taille

Juteuses et savoureuses, les pêches sont l’un des fruits préférés des consommateurs en période estivale. Si les jardiniers des régions chaudes ont plus de chance d’obtenir de belles récoltes, le pêcher pousse aussi très bien jusqu’en région parisienne.

Présentation du pêcher

Le pêcher, Prunus persica, vient d’Asie et plus particulièrement de Chine où il est cultivé depuis plusieurs milliers d’années. Ses gros fruits, ronds ou plats selon les espèces et variétés, ont besoin de soleil et de chaleur pour se gorger de sucre. La pêche est devenue l’un des fruits préférés des Français en période estivale grâce à sa saveur douce, sa chair juteuse et sa faible teneur en calories

Cultivé davantage dans le sud où les conditions climatiques sont propices à la maturation des fruits, il peut néanmoins pousser et fructifier dans d’autres régions, car il est rustique. Dans ce cas, une situation protégée des gelées printanières est toutefois nécessaire, car ses fleurs apparaissent en mars-avril avant les feuilles. Il lui faut également un bon ensoleillement afin que les fruits arrivent à maturité. La floraison rose clair est légèrement odorante et mellifère. 

 

L’arbuste fait partie des fruitiers à gros noyau. Ces fruits sont verts puis changent de couleur en mûrissant, mais ils restent pubescents et très doux au toucher, c’est ce que l’on appelle « la peau de pêche ». Les fruits sont constitués d’une drupe divisée en deux parties égales autour du noyau.

La croissance du pêcher est rapide et sa durée de vie assez courte, de l’ordre d’une vingtaine d’années. Selon la taille de formation, il atteint entre 3 et 5 m de haut en quelques années. Son port dressé s’étale avec l’âge.

Espèces et variétés de pêcher

La plupart des pêchers vendus étant autofertiles, le choix de la variété dépend des goûts et de la place disponible au jardin. Ils sont proposés sous forme de scion (jeune plant greffé ayant une tige droite), de gobelet (en forme de vase), de demie tige (sur un tronc de 1,30 m) ou de variété naine.

Quand l’espace permet de planter un verger, 3 à 4 variétés de pêcher aux fructifications échelonnées dans l’été sont idéales, comme les pêches ‘Amsden’ et ‘Redwing’ précoces en juillet, puis la ‘Bonanza’ à savourer en août et la pêche plate en général très sucrée, et enfin la pêche de vigne ‘Sanguine Vineuse’ qui se récolte en septembre. 

Dans un petit jardin ou sur une terrasse, la variété de pêcher nain jaune ‘Crimson’ produit de beaux fruits sur un arbuste haut de 1,50 m environ. Comme de plus en plus de variétés naines sont proposées, il est possible d’avoir également des fructifications échelonnées dans un petit espace et avec des cultures en pot.

Plantation du pêcher

Un pêcher à racines nues se plante uniquement en période de dormance, c’est-à-dire de la mi-octobre à la mi-mars. La meilleure période pour planter un pêcher en conteneur est d’octobre à mars, mais la plantation peut aussi se faire plus tardivement, en prenant soin de suivre l’arrosage.

Le pêcher préfère les situations chaudes et abritées. La maturité des fruits dépend en effet de l’ensoleillement et la fructification peut être contrariée si les fleurs subissent des vents trop froids au printemps ou des gelées tardives. Au jardin ou sur la terrasse, choisissez un endroit protégé par des murs et au soleil. 

Planter le pêcher en pleine terre demande un sol assez riche en humus, meuble, assez sec ou très bien drainé et qui ne s’engorge jamais. En pot, il aura besoin d’un bon terreau de plantation

Afin d’ameublir le sol, creusez un trou deux fois plus grand que les dimensions de la motte pour un fruitier en conteneur, de 50 à 70 cm de profondeur et de largeur pour un pêcher en racines nues. 

Placez un tuteur près du tronc, sans abîmer les racines, en l’enfonçant profondément dans le sol pour maintenir le tronc droit. Attachez le tronc au tuteur avec un collier en mousse ou un lien en huit, sans serrer. Ce lien devra être périodiquement desserré au fur et à mesure du grossissement du tronc pour ne pas occasionner de blessure à ce dernier. Le collet doit être positionné au niveau du sol. N’oubliez pas d’arroser après la plantation.

Culture et entretien du pêcher

Arrosez très régulièrement les pêchers en pot du printemps à l’automne. En hiver, les arrosages sont inutiles en pleine terre, par contre il faut éviter le dessèchement de la motte pour les cultures en pot si de longues périodes restent sans pluie. Arrosez dans ce cas une fois par mois. 

La fertilisation est également recommandée, à raison d’un apport au printemps à l’apparition des fruits et d’un apport en automne sous forme de mulch ou de compost grossier qui aura le temps de se décomposer pendant l’hiver et ainsi d’enrichir le sol. En pot, la fertilisation se fait avec un engrais organique « spécial fruitiers » à épandre au printemps. On peut aussi pailler la surface du substrat en automne.

Taille du pêcher

Les pêchers fructifient sur les rameaux d’un an. La taille permet donc de renouveler le potentiel du fruitier. Elle s’effectue à partir de la 2e année après la plantation. Opérez avant le départ de la végétation, en janvier-février selon les régions, ou en fin d’automne en dehors des périodes de gel. 

Supprimez les branches enchevêtrées à l’intérieur de la ramure et les rameaux morts pour éclaircir cette ramure. Puis raccourcissez les branches de 2 ans ayant porté des fruits, mais sans toucher aux branches charpentières. Supprimez aussi les rameaux très courts portant beaucoup de fleurs.

Juste après la taille du prêcher, appliquez du mastic cicatrisant sur les plaies de coupe.

Récolte et conservation des pêches

La récolte des pêches varie selon la variété : de mi-juillet pour les précoces et en climat chaud, à mi-septembre pour les tardives comme les pêches de vigne. Quand elles sont mûres, il faut les récolter rapidement pour éviter leur pourrissement sur pied, et qu’elles tombent au sol. 

La conservation des pêches reste limitée dans le temps, car ce fruit juteux s’abîmant rapidement et ne supportant pas la conservation au froid qui lui enlève tous ses arômes et le rend farineux. En revanche, en cas de récolte abondante, il est facile de réaliser des bocaux maison de pêches au sirop, des confitures ou encore des compotes pour conserver ce fruit d’été et le retrouver au cœur de l’hiver.

Parasites et maladies du pêcher

Le pêcher (Prunus persica) est souvent sujet à des attaques de maladies fongiques comme la moniliose et la cloque. La cloque du pêcher atteint en premier les feuilles qui se boursouflent puis tombent, la moniliose atteint directement les fruits. 

Luttez préventivement contre ces attaques permet de garder un fruitier sain et de meilleures récoltes. L’astuce la plus naturelle à tester consiste à planter de la ciboulette et de l’ail d’ornement tout autour du pied. Ces deux plantes de la famille de l’ail dégagent dans le sol des substances fongicides qui feront barrière contre les champignons pathogènes.

Quelques nichoirs à mésanges accrochés non loin du fruitier, et un abri à forficules (ou perce-oreilles) suspendus à une branche seront ensuite le meilleur moyen d’éviter les parasites.

Enfin, ramasser avec précaution les fruits tombés au sol, ceux qui commencent à pourrir ou brunir et les feuilles malades, limite beaucoup la prolifération des parasites et maladies du pêcher.

Cassissier : plantation, entretien et taille

Lire la suite

Framboisier : plantation, entretien et taille

Lire la suite

Grenadier : plantation, entretien et taille

Lire la suite