Myrtillier : variétés, plantation et culture

Myrtillier : variétés, plantation et culture

À l’état sauvage, dans nos moyennes montagnes, ou cultivé dans nos jardins, le myrtillier offre un beau port buissonnant, une floraison bien mellifère et des fruits bleus, souvent sucrés, parfois acidulés, toujours délicieux. Faites votre choix parmi les variétés de Vaccinium corymbosum et lancez-vous dans une culture gourmande et facile à vivre !

Principales variétés de myrtilliers et caractéristiques

Si son genre – Vaccinium – est vaste et ses dénominations nombreuses, le myrtillier est, en France, connu à son état sauvage mais également et surtout dans des espèces plus commerciales.

 

Originaire à la fois d’Asie et d’Europe, Vaccinium myrtillus apprécie au naturel les terres et le climat de moyenne montagne.

En France, on trouvera cet arbrisseau très rustique plus particulièrement dans le massif vosgien et sur les versants du Massif Central dans une version de petite taille – pas plus de 60 cm.

Sa belle silhouette, gracieuse et champêtre, se couvre au printemps de grappes de fleur, qui au cœur de l’été, laissent la place à une multitude de toutes petites baies d’un bleu très foncé à la chair légèrement bleutée très goûteuse.

Au jardin, plutôt que ce spécimen sauvage, vous opterez pour des variantes de myrtilles cultivées. Membres de la grande famille des airelles, des cannebergescranberries dans sa version nord-américaine – ou encore de bleuets, l’Américain Vaccinium corymbosum et ses cultivars s’installeront facilement sous nos climats. Arbustes bien plus haut que les sujets sauvages, puisqu’ils pourront atteindre les 2 m, ils donneront également des fruits bien plus gros, bleus à la chair blanche.

 

Associez diverses variétés de Vaccinium corymbosum pour de belles floraisons printanières et une fructification tout au long de l’été.

Parmi les plus précoces, choisissez ‘Patriot’, sa belle floraison très mellifère au tout début du printemps puis ses fruits énormes au parfum très prononcé aux premiers jours de l’été.

‘Reka’, variété récente néo-zélandaise, sera également très parfumée, légèrement acidulée et bien sucrée en bouche. Parfaite fraîche et nature ou incorporée à vos préparations fruitières et pâtissières.

En juin, ‘Bluetta’ offre sur une belle silhouette ramifiée et dense, une taille moyenne – de 1.40 à 1.70 m de haut pour 1.40 de largeur – et une belle quantité de fruits bleu foncé, des baies fermes, délicatement acidulées.

Quant à ‘Collins’, après avoir illuminé l’hiver avec son beau branchage rouge, il offre en fin de printemps des fruits fermes exceptionnellement parfumés.

 

En juillet, ‘Berkeley’ vous fera profiter de gros fruits très aromatiques à la peau fine. Fruit fragile, elle devra se consommer très rapidement après la récolte ou transformée.

 

Moins altérable, mais tout aussi généreux quant au calibre, testez le très populaire ‘Bluecrop’, un beau buisson pouvant atteindre 1m50 de haut pour 1 m de large, bien vigoureux, à la productivité souvent très élevée et longue puisque qu’il vous fournira jusqu’en septembre.

Même proportion mais fructification bien plus surprenante pour le ‘Pink Lemonade’ : de gros fruits… roses pour cette variété autofertile. Une couleur rare pour une saveur douce et délicate.

 

Toujours au cœur de l’été, régalez-vous avec les gros fruits de l’autofertile ‘Blue Pearl’. Une chair ferme très parfumée, sucrée à point et acide juste ce qu’il faut. Vous bénéficierez en plus d’une récolte particulièrement généreuse !

 

Finissez la saison en beauté avec Darrow, une myrtille réputée pour sa puissance aromatique. Dodue, d’un beau bleu foncé, elle vous régalera pour plus deux mois, jusqu’aux premières semaines d’automne.

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Utilisation et bienfaits du myrtillier

Arbuste buissonnant plus ou moins haut, le myrtillier vous offrira sa première récolte au bout de la deux ou troisième année, parfois dès la fin du printemps et jusqu’aux premiers jours d’automne.

 

Il se cultive en ligne ou en massif, et même en grand pot, de préférence en mélange variétal pour favoriser la pollinisation.

Ce petit fruit, membre aux côtés des fraises, fraises des bois, framboises, mûres et groseilles, de la famille très prisée des fruits rouges se cueille bien mûr – c’est-à-dire bien bleu – mais ferme. On le choisit au petit matin avant qu’il ne soit gorgé de chaleur, on le rince rapidement, à l’eau fraîche, et on le dépose sur un papier absorbant.

Il doit être vite consommé pour conserver toutes ses qualités gustatives et nutritives.

À l’instar des autres fruits rouges, la myrtille possède bien des qualités nutritives. Outre le fait qu’elle soit une alliée indéfectible en diététique avec son très faible apport calorique et ses grandes vertus diurétiques, on lui accorde également une forte teneur en fibres, en vitamines hydrosolubles et en antioxydants.

Si vous ne la consommez pas de suite, fraîche et nature, vous pouvez la conserver quelques jours au réfrigérateur dans un contenant non hermétique. Vous pouvez également la congeler comme toutes les autres baies.

Dans ce dernier cas, placer les fruits sur une plaque dans le congélateur à très basse température pendant 24 heures. Les baies ainsi congelées sont mises en sac à congélation et conservées à entre -18°C et -25°C.

 

Les myrtilles sont également utilisées en pâtisseries où elle promettent de délicieuses tartes et muffins. Ou fraîches en complément d’un fromage blanc.

Elle est l’ingrédient parfait de sorbets colorés, de duos confituriers, de coulis et de yaourts à boire.

Ses saveurs acidulées accompagnent à merveille gibiers et volailles.

On la prépare en sirop, on la sert en tisane, on la travaille en liqueur et en eau de vie.

Quand et comment planter le myrtillier ?

Le myrtillier aime les climats tempérés et les sols frais. S’il peut supporter une situation ensoleillée, il sera plus à l’aise à la mi-ombre aux heures les plus ardentes car la forte chaleur l’insupporte. Il est par contre d’une grande rusticité et supporte des températures allant jusqu’à -30°C.

 

Plantez-le de préférence à l’automne, dans un sol plutôt acide. Amendez votre terre de jardin d’une terre de bruyère si nécessaire, ajoutez éventuellement du compost bien mûr.

 

Il appréciera une situation abritée, la compagnie de ses congénères pour la pollinisation, du rhododendron, membre de la famille des Éricacées comme lui et de toutes autres plantes de terre acide telles que la bruyère ou l’hortensia par exemple.

Prévoyez-lui un espace suffisant car si certaines variétés pourront atteindre les 2 m de haut, le port pourra aussi être fortement buissonnant. Espacez les sujets d’au moins 1.50 m.

 

Le trou de plantation fait une cinquantaine de centimètres de toutes parts. Prévoyez un drainage si la terre n’est pas sableuse ou légère.

La motte doit être réhydratée, les racines démêlées puis bien déployées une fois votre plant placé dans le trou. Rebouchez, laissez le collet affleurer. Tassez et arrosez généreusement. Tuteurez pour les sujets au-delà du mètre.

Apportez un paillage, idéalement d’écorces de pin, qui en plus de garder la fraîcheur de la terre, l’acidifiera.

 

Pour une culture en potée, choisissez un contenant bien grand, d’au moins 50 cm de diamètre. Le substrat sera un mélange équilibré de tourbe et de terre de bruyère avec une petite part de terre de jardin. N’hésitez pas à enrichir avec du compost mûr et à installer un lit drainant comme des billes d’argile au fond du pot.

Comment réussir la culture du myrtillier ?

À part un peu de patience – le myrtillier ne commencera à porter des fruits que deux ans au moins après sa plantation –, il ne vous demandera guère d’effort.

Il redoutera l’humidité stagnante plus que la sècheresse. Apportez-lui un arrosage modéré et régulier mais surtout assurez-vous que l’eau ne soit pas calcaire – ni chlorée d’ailleurs. Vos options : utiliser de l’eau de pluie ou stocker l’eau du robinet à l’air libre pendant plusieurs heures afin que le chlore s’évapore et que le calcaire se dépose au fond du récipient.

Outre un apport de compost bien mûr au moment de la floraison, maintenez un paillage efficace.

Protégez vos plants avec un filet au moment de la fructification ; les oiseaux s’en délectent !

Un nettoyage des branches mortes et du vieux bois est utile à la fin de l’hiver. La taille de formation, elle, ne survient qu’à la 4e année. Il s’agit à la fois de gérer la pousse et d’aérer le pied. Procédez juste après la récolte des fruits.

Enfin, si le myrtillier est attaqué par peu de parasites, il est en revanche sujet à plusieurs maladies.

 

Dans le premier cas de figure, mouches blanches et chenilles arpenteuses seront éloignées par anticipation. Tous les moyens naturels seront bons : purin d’ortie en pulvérisation ou si l’infestation a commencé, pulvérisation du feuillage au savon noir qui empêcheront les parasites d’adhérer.

 

Pour les maladies les plus communes – rouille, pourriture grise ou encore anthracnose – anticipez le problème en surveillant le drainage, en arrosant impérativement au pied du plant et en pulvérisant régulièrement du purin de prêle par temps chaud et humide. En cas d’attaque, une pulvérisation de bouillie bordelaise peut être nécessaire. Si apparaît un feutrage blanc (oïdium) sur les feuilles, une pulvérisation de produit à base de soufre sera utile. Maintenez le pied du plant et son feuillage bien propre. Coupez les feuilles malades au moindre signe et brûlez-les.

Astuce Jardiland : ortie, prêle, pissenlit, les purins végétaux seront vos alliés indéfectibles pour prévenir et traiter maladies et attaques de parasites. Pensez à nos gammes prête à l’emploi !

 

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