Les carpes koï

Les carpes koï

Avec leur corps évasé, leur longue nageoire dorsale, leurs écailles brillantes, elles ressemblent à nos poissons rouges familiers, mais en plus grande taille puisqu’elles peuvent atteindre 1 m de long et plus. Rien d’étonnant quand on sait qu’elles appartiennent à la famille des Cyprinidés ! Elles s’en distinguent cependant par les deux paires de barbillons qu’elles portent de chaque côté de la bouche et par la diversité de leurs couleurs et des motifs qui les habillent.

Bon à savoir

Elles font sans arrêt l’objet, de la part des éleveurs japonais qui en sont les spécialistes, d’améliorations, de croisements qui ont permis la sélection de catégories bien particulières : unicolores, bicolores, tricolores ou multicolores. Leurs reflets métalliques du plus bel effet scintillent à travers l’eau et permettent de suivre du regard leurs lentes et gracieuses évolutions. Bon à savoir : au Japon, on les désigne sous le nom de Nishiki Koï, c’est-à-dire carpes à reflets multicolores La diversité et la beauté des carpes koï sont fascinantes. Poissons de bassin par excellence, faciles à nourrir, elles ont été créées pour être vues du dessus et apporter au décor une note de raffinement insolite. Mais indépendamment de leur intérêt ornemental, ces poissons ont un comportement intéressant. Ils s’apprivoisent facilement et apportent au jardin sérénité et vie.

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Des groupes bien distincts

Les catégories de carpes koï sont nombreuses et donnent même lieu, en Asie, à des concours, un peu comme les roses dans nos pays occidentaux. On distingue cependant quelques lignées particulièrement décoratives et prisées. Ce sont :
– les Sanke, à livrée blanche et motifs rouges et noirs,
– les Showa, à livrée noire et motifs rouges et blancs,
– les Tancho, toutes blanches avec un rond rouge sur la tête qui rappelle le drapeau japonais,
– les Ogon, unicolores, qui comptent notamment les célèbres Platinum, totalement argentées et les Yamabuki, entièrement dorées,
– les Kohaku, d’un blanc de neige à larges macules rouge sang.

Des coloris inattendus existent aussi, tels le jaune, le pourpre, le vert et même le bleu. Outre la couleur, on distingue aussi la forme des écailles. Larges chez les Doitsu, elles ont un dessin semblable à une pomme de pin chez les Matsuba. Certaines variétés sont même dépourvues d’écailles.