Identifier les maladies des rosiers pour mieux les combattre

Identifier les maladies des rosiers pour mieux les combattre

Les rosiers ont la réputation d’être facilement malades. Ne les utilise-t-on pas d’ailleurs comme plantes indicatrices au bout des rangées de vignes pour savoir s’il faut traiter ou non la parcelle entière ? Voici les trois maladies les plus fréquentes sur la plante préférée des jardiniers, avec les astuces pour bien les reconnaître, puis pour les éviter ou les combattre !

Les taches noires sur les feuilles de rosiers

Pour reconnaître les symptômes, vous trouverez des taches noires sur les feuilles, surtout autour de la nervure centrale des folioles, mais elles peuvent recouvrir tout le limbe.


Ce sont généralement les feuilles du bas de la plante qui sont touchées les premières, mais la maladie peut rapidement s’étaler sur l’ensemble de la plante, avec des feuilles qui finissent par jaunir, sécher puis tomber. Un rosier peut ainsi perdre toutes ses feuilles.

 

Privée de ses usines à nourriture, la plante s’affaiblit rapidement et se trouve donc encore plus vulnérable à d’autres attaques.

 

La cause de cette maladie ? Elle est due à un champignon qui prolifère au printemps si la météo est douce et humide de manière prolongée. Quelles solutions pour l’éviter ou la combattre ? Il faut savoir que seuls les moyens et les traitements préventifs sont efficaces.


À défaut de ne planter que des variétés réputées peu ou pas sensibles, il faut couvrir la terre dès février et toujours avant le grossissement des bourgeons, avec du terreau pour retenir les germes du champignon au sol.


Puis un traitement tous les quinze jours de mars à mai avec un produit « Maladie des rosiers » suffit en général à éviter les attaques sérieuses.


Il faut de plus toujours éliminer les feuilles qui tombent au sol.


Les taches blanches sur les feuilles de rosiers

On l’appelle souvent le « blanc du rosier », ou encore la « maladie du blanc ». On observe alors un feutrage farineux blanchâtre sur les boutons floraux, les jeunes pousses et les feuilles. Les jeunes feuilles tendres peuvent même se trouer voire se déformer.

 

Si la vie du rosier n’est pas menacée, la floraison peut être largement amoindrie. La cause de cette maladie ?

 

Elle est due à un champignon qui se développe souvent en milieu mal aéré (plantes trop serrées par exemple), en air humide et par une certaine fraîcheur autour de 15 °C.

 

Quelles solutions pour l’éviter ou la combattre ? Il est clair que la première des parades, c’est de choisir des variétés de rosiers très peu sensibles à cette maladie, comme par exemple tous ceux ayant notamment obtenu le prestigieux label ADR (« Emera », « Garden of Roses », « Line Renaud », etc.).

 

Pour des rosiers déjà en place, il faut d’abord bien les nourrir et pailler la terre pour éviter qu’elle sèche, puis éventuellement leur appliquer des traitements au soufre au moment du grossissement des bourgeons au printemps.

 

En saison et en cas d’attaque noire, il existe des produits systémiques efficaces (qui sont véhiculés dans toute la plante par la sève), comme « Maladies des rosiers », chez Fertiligène.

 

La rouille sur les rosiers

Les rosiers ne sont pas en fer, pourtant ils sont souvent sensibles à une maladie dont les symptômes sont de nombreux points sur le dessus des feuilles, des points de couleur orangée, un peu comme celle de la rouille des métaux… La face inférieure se couvre alors de pustules, et les feuilles meurent avant de tomber.


La cause de cette maladie ?


Cette maladie est rarement grave pour les rosiers, mais la chute des feuilles les affaiblit et rend la plante nettement moins attrayante. Elle est elle aussi due à un champignon qui se développe par temps chaud et humide. Quelles solutions pour l’éviter ou la combattre ?



 

Les germes de ce champignon se conservent en hiver sur les feuilles de l’année précédente tombées au sol. La première des précautions pour mettre à l’abri les rosiers sensibles, c’est de collecter toutes ces feuilles et de les éliminer au fur et à mesure.


En saison, pour éviter la germination des « graines » de la rouille, il faut éviter de mouiller le feuillage, et donc arroser de préférence au pied des rosiers.


Une bonne circulation d’air autour et au sein de la plante contribue aussi à faire sécher rapidement les feuilles après la pluie. En saison et dès l’apparition des premiers symptômes, il est possible de stopper l’attaque avec un produit systémique, comme « Maladies des rosiers», chez CP Jardin.



 

Comment prendre soin de son rosier ?

Pour les novices, attention de ne pas tomber non plus dans la ‘pulvérisatomanie‘ ! Si malgré quelques feuilles atteintes, votre rosier continue de bien fleurir, il est peut-être inutile de sortir l’artillerie lourde…


La gestion des maladies des plantes du jardin est aussi une question de bon sens.


Pour les experts, prenez bien l’habitude lorsque vous tailler vos rosiers, ou bien lorsque vous coupez les fleurs fanées, ou bien encore si vous prélevez des rameaux fleuris pour confectionner un bouquet, de toujours passer les lames de votre sécateur à l’alcool avant de passer d’un rosier à un autre !


C’est souvent ainsi que l’on propage les maladies sans le vouloir.



 

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