Comment bien entretenir les plantes en pot en été ?

Comment bien entretenir les plantes en pot en été ?

De beaux feuillages satinés, des fleurs à profusion, un sentiment d’évasion dans la chaleur de l’été… pour que vos pots, bacs et jardinières offrent au cœur de l’été un spectacle à la hauteur de vos attentes, il vous faudra adopter les bons gestes : préparer leur venue, les arroser à bon escient, leur apporter de l’attention et quelques soins.

Organiser un environnement optimal

La bonne tenue et la résistance de vos potées durant la saison estivale dépendront en premier lieu des choix que vous aurez fait au moment de la plantation et de l’installation de celles-ci.

En fonction du climat, de l’exposition, de la configuration des espaces et de votre disponibilité également, prenez le temps d’étudier vos options.

 

Choisir le bon contenant

 

Quand vient le moment de choisir pot, bac ou jardinière, les goûts esthétiques ne peuvent être ignorés. Mais ils ne doivent pas être le seul critère. Quelques éléments sont à prendre en compte. 

La taille et la forme doivent être adaptées à votre végétal. Attachez de l’importance au volume de plantation bien sûr mais également et surtout à la hauteur. Les plantes ont des besoins très différents en termes d’enracinement et donc de profondeur de terre.

La forme, elle, conditionnera la réalisation de compositions, l’accueil de plantes retombantes ou de sujets hauts demandant une base stable…

 

Le matériau a lui aussi une importance qui dépasse les simples impératifs esthétiques.

 

Ainsi, le pot plastique a les qualités de ses défauts : il est léger donc facile à déplacer mais cette légèreté le rend peu adapté aux sujets très hauts et volumineux et aux espaces ventés. Notez également que le plastique, parce que très hermétique, entraîne un dessèchement rapide du substrat et donc un arrosage plus soutenu.

Le pot en terre cuite offre tous les avantages de la porosité : aération du substrat, maintien de l’humidité. Mais attention à sa fragilité, surtout en hiver, et à son coût.

Les pots en zinc et en béton, très tendance, apporteront une grande modernité à votre extérieur mais l’un et l’autre exigeront un bon drainage sous peine d’eaux stagnantes.

Le choix le plus pertinent et le plus écologique sera peut-être le contenant bois ou le pot géotextile.

Le premier est d’un grand naturel, résiste à tous les climats, offre un environnement sain et aéré aux végétaux, peut être réalisé par vos soins, recevoir un traitement – non chimique bien sûr – pour résister plus longtemps encore dans le temps.

Le second, de plus en plus populaire, offre bien des atouts : drainage parfait, aération optimale, ultra-résistant et issu de matières recyclées !

 

Conseils Jardiland : pensez au drainage. Tous les contenants doivent avoir un fond percé, à l’exception des bacs à réserve d’eau qui bénéficient d’un autre système. Avant d’installer le substrat, tapissez le fond d’une bonne couche de drainage : gravier, billes d’argile, tesson. Enfin, pour les plantes qui redoutent particulièrement l’humidité, vous pouvez amender votre terreau avec du sable pour rendre l’ensemble encore plus drainant. Et bien sûr, si vos pots sont dotés d’une soucoupe, n’oubliez pas de vider celle-ci après l’arrosage ou en cas de pluie.

Choisir le bon substrat et le bon paillage

 

Pour des plantations en pot, le terreau devra être d’une qualité hors pair puisqu’il sera le plus souvent l’unique composant du substrat. Choisissez-le bien sûr en fonction des plantes choisies et de leurs besoins spécifiques. Des hésitations ? Suivez nos conseils pour bien choisir votre terreau.

 

Quant au paillage, son utilité est multiple. Il maintient la fraîcheur du substrat, permet de réduire le besoin en arrosage et, dans certains cas, apporte des éléments nutritifs. Le choix est large. Paillage minéral avec les billes d’argile ou la pouzzolane par exemple. Paillage organique avec le paillis de chanvre, les écorces de pin, les cosses de sarrasin, les copeaux de bois, etc. Là encore, il sera nécessaire d’adapter le paillage aux plantes concernées.

Faire les bons choix de végétaux

 

Conditions climatiques, environnement de culture, exposition auront donc un impact sur les soins que vous devrez apporter à vos plantes.

 

Choisissez les futures vedettes de vos potées en prenant en compte tous ces éléments mais également le temps que vous pourrez consacrer à l’entretien de vos plantations. Vous optimiserez ainsi vos chances de réussite et vous vous garderez de trop de frustrations.

 

De même, assurez-vous de faire les bons mariages en mélangeant des plantes qui ont les mêmes besoins en termes d’ensoleillement, d’arrosage, de fertilisation ou de traitement. Pour tout savoir des bonnes associations pour composer vos jardinières fleuries, suivez le guide…

Assurer un arrosage adapté

Un arrosage estival prendra en compte l’assèchement plus important du substrat et l’intense activité des plantes, le plus souvent en pleine période de floraison ou de fructification. Pour autant, il ne s’agit pas non plus de trop bousculer la plante en lui apportant de l’eau plus qu’il n’en faut. En règle générale, on attend que la motte soit sèche pour arroser de nouveau. Et quelle que soit la méthode d’arrosage choisie, on suit quelques règles…

 

Choisissez de préférence une eau de pluie, plus écologique, économique et de qualité optimale. Si vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser l’eau du robinet, stockez-la pendant quelques heures à l’extérieur, à température ambiante. Cela permettra au chlore de s’évaporer. Enfin, si vous avez un puits, son eau sera certes économique mais attention pas forcément de bonne qualité pour vos plantations et surtout trop froide. Puisez-la en avance et laissez-la se mettre à température amiante avant de l’utiliser.

Arrosez le soir, au coucher du soleil. Vous limiterez ainsi les risques d’évaporation et vos végétaux auront toute la nuit pour profiter au mieux de cet arrosage.

 

Observez régulièrement vos plantes pour repérer tout déséquilibre hydrique.

 

Généralement, les signes d’excès d’eau sont un jaunissement ou un brunissement des feuilles, un ralentissement de la croissance et de la floraison puis un flétrissement global.

Si les dégâts sont très avancés, les bons gestes sont : dépoter la plante avec précaution ; laisser sécher la motte dans un endroit ombragé, bien aéré ; dégager la terre saturée d’eau depuis longtemps et enlever les racines trop abîmées ou pourries ; rempoter dans du terreau frais. Attendre que celui-ci soit bien sec avant d’arroser de nouveau.

Le manque d’eau est moins redoutable et plus rarement fatal pour une plante. Ses signes sont parfois difficiles à repérer et à différencier d’un excès d’eau. Dans les deux cas, par exemple, le feuillage flétrit mais dans le cas d’un manque d’eau, les feuilles ont tendance à en plus se recroqueviller puis à tomber. Les tiges sont sèches et bien sûr, le terreau l’est tout autant, et ce en profondeur.

S’il s’agit d’un assèchement ponctuel, suite à un oubli, une courte absence ou une journée un peu plus chaude, conservez vos habitudes d’arrosage.

Si la plante a souffert dans la durée, débarrassez-la des feuilles et fleurs abîmées. Binez la surface de la motte pour l’aérer. Et donnez-lui un bain : placez le pot dans une bassine pleine d’eau ; attendez que la terre soit gorgée d’eau avant de le sortir et laissez bien égoutter.

 

Conseil Jardiland : que ce soit dans le cas d’un manque d’eau ou d’un excès, n’apportez pas d’engrais trop vite. Attendez que la plante ait repris de la vigueur et fait de nouvelles pousses. Pas avant… même si la tentation du coup de pouce est grande !

Choisissez un système d’arrosage pratique pour vous et pertinent pour vos plantations. Il devra prendre en compte le volume à arroser, la configuration des espaces, l’accès à l’eau, la nature des plantes, leur besoin en eau mais également leurs spécificités comme un feuillage ultra-fragile ou une hyper-sensibilité aux maladies cryptogamiques.

Le trempage est parfait pour les végétaux qui n’aiment guère l’arrosage par le dessus et qui apprécieront donc cette technique d’hydratation par immersion de la motte.

Les plantes sont placées avec leur contenant dans une eau à température ambiante le temps que le substrat ne laisse plus remonter de bulles d’air à la surface. Elles sont ensuite laissées à égoutter totalement.

Bien réalisé, le trempage pourrait convenir à presque tous les végétaux mais il reste parfois difficile à mettre en œuvre. Il sera donc à réserver en priorité à certains végétaux qui ne supportent pas l’eau sur le feuillage. C’est le cas des plantes à feuilles cireusessucculentes et carnivores par exemple –, des feuillages ou fleurs velus comme l’acalypha, star des suspensions ou la saintpaulia aussi appelé violette du Cap, des précieuses comme le cyclamen ou le bégonia, des feuillages fins comme les fougères, des floraisons délicates comme l’orchidée ou l’anthurium, et de tous les cactus.

D’autres plantes ornementales mais également les aromatiques ou encore les plants de Solanacées – tomate, concombre, poivron, etc. – supportent mal un arrosage des feuilles. Pour ces végétaux-là choisissez un arrosage par le dessus, certes, mais au pied de la plante.

Le plus précis et le plus économe, l’arrosage manuel au broc, à l’arrosoir ou encore au tuyau d’arrosage – si possible à jet variable – qui permettra plus de rapidité, moins d’effort mais qui sera plus gourmand en eau.

 

A contrario, certaines plantes seront fans de brumisation. Les agrumes, le bananier en pot, les ficus, le yucca et bien d’autres se régaleront d’un arrosage en pluie fine. Réservez-leur une eau douce – le calcaire tacherait le feuillage -, à température ambiante et selon le nombre de plantes, équipez-vous d’un vaporisateur à gâchette, d’un tuyau à jet variable en mode “pluie fine” ou “mist” ou encore d’un système de brumisation un peu plus élaboré, en kit ou sur pied.

Pour un apport d’eau modéré mais régulier, et une humidité constante, optez pour les cônes d’arrosage, en plastique ou en terracotta, ou pour la réserve d’eau avec goutteur. Plantés directement dans le pot, ils diffuseront l’eau de façon lente et continue. Ils existent en diverses capacités, leur débit est parfois réglable.

 

Sur un principe différent mais pour le même résultat, les hydro-rétenteurs sont également simple à mettre en œuvre. En grains, perles ou cristaux, ils se mélangent au substrat et y diffuse l’eau lentement. En berlingot gélifié, il se dépose sur la surface de la terre et s’y transforme progressivement en eau.

 

Enfin, vous pouvez également choisir des bacs avec réserve d’eau. L’eau, constituée en réserve dans un double fond, est transmise au végétal par capillarité. Le terreau reste humide sur une période pouvant aller jusqu’à trois semaines. Certains bacs impliquent une transplantation mais d’autres, équipés d’un système de mèche, permettent de placer les pots directement dans le bac pré-équipé sans que la plante ne soit dépotée.

Offrir attentions et soins

De belles plantations en pots c’est également un ensemble de petites attentions apportées au quotidien, d’apports complémentaires et de soins quand nécessaire.

 

Veillez à ce que le substrat soit toujours à bon niveau, exempt de saletés, de mousse ou de mauvaises herbes.Griffer régulièrement avec une binette à main, une terre bien aérée absorbe mieux l’eau et les nutriments.

 

Outre les considérations esthétiques, délester très régulièrement ses plantations des feuilles abîmées et des fleurs fanées permettra à celles-ci de ne pas s’épuiser, de s’épanouir tout au long de l’été, de renouveler leur floraison. Cela éloignera également le risque de contamination par un feuillage malade.

Ce “toilettage” est aussi le moment d’inspecter votre végétal, de détecter d’éventuelles faiblesses ou de repérer des hôtes indésirables.

Anticipez les problèmes parasitaires en appliquant des méthodes biologiques simples dès l’installation de vos potées. Optez pour l’introduction directe d’insectes auxiliaires au cœur de vos plantations comme la coccinelle par exemple, grande prédatrice du puceron. Plantez des végétaux favorables à la venue de ces insectes auxiliaires, les plantes mellifères notamment ou encore l’œillet d’Inde. Trompez l’ennemi en plaçant quelques plants de capucines à l’écart de vos potées ; les pucerons, fans de la belle herbacée, se désintéresseront du reste de vos plantations. Ceci sera particulièrement utile si vous avez quelques cultures potagères.

 

Si vous repérez des parasites, intervenez immédiatement. Enlevez-les à la main ou à l’aide d’une éponge fine humide. Exercez une surveillance accrue les jours suivants et renouvelez l’opération de nettoyage systématiquement si les larves, chenilles ou insectes sont toujours présents.

Si le problème persiste et s’amplifie, plusieurs solutions s’offrent à vous :

– immerger en totalité le sujet malade dans un mélange d’eau et de savon noir durant 5 mn ;

– appliquer un insecticide naturel acheté dans votre jardinerie.

Nourrissez vos plantes surtout en période de floraison intense, mais sans forcer les doses et en respectant leur nature et leurs besoins propres. Il pourra s’agir d’un apport de compost, plus ou moins mûr, au début de l’été, d’une fertilisation progressive via un engrais naturel à diffusion lente en granulés ou en bâtonnets. Pour les plantes les plus gourmandes, optez pour un engrais naturel liquide que vous mélangerez à l’eau d’arrosage au moins une fois par semaine.

 

 

Conseils Jardiland : les besoins en fertilisation sont réellement propres à chaque végétal. Renseignez-vous lors de l’achat de vos plantes. Songez que certaines d’entre elles seront très exigeantes en la matière alors que d’autres ne toléreront aucun apport. Dans tous les cas, favorisez toujours les solutions les plus écologiques pour l’ensemble de vos plantations et plus particulièrement pour vos aromatiques et plantes potagères !

Quand et comment arroser les plantes en pot ?

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Bien arroser ses plantes en été

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