Dipladénia : plantation, culture et entretien

Dipladénia : plantation, culture et entretien

Plante d’intérieur à fleurs, le dipladénia s’invite également au jardin presque toute l’année sous les climats doux ou reste dehors en été dans les régions plus froides. Sa superbe floraison renouvelée de mai à novembre séduit tout le monde.

Présentation du dipladénia

Découvert par le diplomate et botaniste Henri Mandeville, puis introduit en Europe pour le décor des jardins d’hiver, le dipladénia a conservé son premier nom de Mandevilla, en hommage à ce botaniste. Son deuxième nom latin, Dipladenia sanderi, rend lui, hommage à un horticulteur collectionneur, Henry Frédérick Sander qui était spécialiste de l’acclimatation des plantes exotiques. La plante a donc gardé les deux appellations. 

 

Avec de longues lianes de plusieurs mètres, couvertes de grosses fleurs en trompette pendant plusieurs mois, le dipladénia a vite conquis tous les jardiniers, même les débutants, car il reste peu exigeant. Cette plante sarmenteuse originaire du Brésil se cultive en intérieur quand les températures baissent en dessous de 10 °C, et se plaît aussi en suspension ou contre un treillage en extérieur de mai à octobre. Sur les cordons littoraux et en ville, il est parfois possible de planter le dipladénia en pleine terre, mais contre un mur abrité, et dans un patio protégé du gel.

Le feuillage du dipladénia ressemble beaucoup à celui du caoutchouc, mais il reste de dimension plus modeste. Les feuilles larges et coriaces sont brillantes. L’arbuste fait partie des apocynacées. Il se développe sur 4 à 5 m de haut dans son milieu d’origine chaud et humide et peut atteindre facilement 2 m de haut en pot sur un support où les tiges peuvent prendre de l’ampleur. 

 

Certaines variétés de dipladénia montrent des fleurs rose vif à cœur jaune, entièrement rouges, rose tendre à cœur orange, saumon, jaunes ou blanches.  

Espèces et variétés de dipladénia

Dipladenia sanderi (syn. Mandevilla sanderi) est l’espèce type. Très florifère, ce dipladénia est appelé également jasmin du Brésil.

 

De nombreuses hybridations ont donné des variétés aux couleurs de fleurs différentes, mais aussi aux ports plus compacts pour garder le dipladénia en buisson. Bien ramifiée, la gamme des hybrides Sundaville fleurit à profusion tout l’été en différents coloris.

 

La gamme Diamantina montre un port plus compact sur 80 cm à 1 m de haut, et fleurit en différents coloris également.

Plantation du dipladénia

Il est plus prudent de planter le dipladénia en pot, même dans les régions douces, pour pouvoir le rentrer à l’abri du gel en hiver. Après l’achat, un rempotage dans un pot de 40 cm minimum de diamètre permettra à la plante de se développer dans de meilleures conditions. Un terreau neutre ou à tendance acide, léger et aéré avec de la tourbe est nécessaire afin que la motte soit fraîche tout en restant bien drainée. Drainer en plus le fond du pot avec une couche de billes d’argile. 

 

Placer un tuteur en arc de cercle dans le pot au moment du rempotage, plus grand que celui du pot à l’achat. On peut aussi fixer un petit treillage en V dans le pot pour conduire les tiges, ou bien installer le dipladénia dans une véranda chauffée en hiver, contre un support sur lequel on pourra guider les tiges grimpantes. En suspension, ces tiges retomberont tout autour du pot.

Le rempotage tous les ans apporte du terreau neuf et de nouveaux éléments nutritifs. Quand la plante est palissée sur un mur ou un treillage fixe, le contenant doit être assez gros (50 cm de haut et de large) pour contenir suffisamment de terre, et donc éviter les rempotages qui ne peuvent se faire sans dépalisser les tiges. Il est alors conseillé d’effectuer un surfaçage chaque année au printemps pour remplacer le terreau de surface par du terreau neuf. 

Entretien du dipladénia

Le dipladénia s’entretient facilement, il a besoin d’une excellente luminosité à l’intérieur, et d’arrosages réguliers. Il déteste les courants d’air. 

 

Il demande un arrosage régulier tout au long de l’année quand on le garde dans une pièce chauffée en hiver, tout en baissant la fréquence des apports d’eau à cette période, car la plante est en repos. D’avril à octobre, arrosez de façon à conserver la motte humide. En hiver, laissez sécher un tiers de la motte avant de procéder à un nouvel arrosage du dipladénia. 

Arrosez toujours avec de l’eau non calcaire et à température ambiante

 

Si la plante a passé l’été dehors, elle doit être rentrée à l’intérieur à partir de la fin septembre ou de la mi-octobre dès que les températures descendent en dessous de 10 °C. Il est préférable de garder ensuite le pot dans une pièce chauffée, mais pas surchauffée.

Quand on le garde au salon à température constante entre 18 et 20 °C avec le chauffage allumé, il faut l’éloigner des radiateurs, et faire quelques vaporisations régulières, sur le feuillage

 

Le palissage régulier au fur et à mesure de la croissance est nécessaire afin de répartir et d’aérer les tiges, ce qui permet une floraison plus abondante. Attacher avec des liens souples ou en mousse pour ne pas abîmer les tiges. Aucune taille n’est utile, sauf en cas de blessure ou de dépérissement d’une partie des tiges. 

Apporter un engrais organique dans l’eau d’arrosage tous les mois de mai à août

 

Conseil Jardiland : la sève du dipladénia qui s’écoule lorsqu’une feuille tombe ou d’une tige coupée peut être toxique pour les personnes sensibles. Mettre des gants pour le palissage, et la taille si besoin.

Multiplication du dipladénia

Les boutures de tiges de dipladénia se font à partir des parties terminales des rameaux, en atmosphère chaude et humide (bouturage à l’étouffée). 

 

Il est aussi possible de pratiquer au printemps le marcottage d’une tige dans un autre pot placé à côté.

Parasites et maladies du dipladénia

En atmosphère sèche, les cochenilles, pucerons et aleurodes apparaissent ainsi que les araignées rouges qui peuvent causer des dégâts assez graves sur la plante. Les pucerons s’attaquent aux jeunes feuilles et boutons floraux, passer alors la plante sous la douche pour les éliminer. Aérer la pièce, vaporiser régulièrement le feuillage. 

 

Des feuilles qui jaunissent peuvent indiquer un apport trop conséquent d’engrais ou une lumière trop vive derrière une fenêtre exposée au sud. La chute de feuilles au printemps est un processus naturel de renouvellement du feuillage. 

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