Bien arroser ses plantes en été

Bien arroser ses plantes en été

Un jardin en été, c’est un plaisir des sens, un spectacle pour tous et parfois un écrin gourmand. Massifs fleuris, pelouse arborée, rocailles, potées et carré potager… les exigences en arrosage sont diverses. On vous dit l’essentiel sur les systèmes, les méthodes et les bons gestes !

Quel système d’arrosage ?

L’arrosage manuel, le plus précis

Effectué avec un arrosoir ou un tuyau d’arrosage, il permet une “relation” directe avec la plante. Vous pourrez ainsi juger au mieux de son niveau d’hydratation et en profiter pour vérifier son état général.

Avec un arrosoir, vous pouvez procéder :

au goulot, c’est-à-dire sans la pomme de l’arrosoir. Cette méthode permet d’approcher au mieux le pied de la plante. Elle est particulièrement adaptée pour les potées et pour les vivaces plantées en pleine terre au pied desquelles vous aurez pris soin de creuser une cuvette. On l’utilise également pour les plants de légumes installés en ligne le long de laquelle vous aurez préalablement formé une petite rigole.

– avec une pomme qui selon son positionnement déterminera un débit plus ou moins important, une pluie plus ou moins fine. Cette méthode est plus adaptée au potager, pour les semis qui recevront ainsi un arrosage parcimonieux sans risque pour les graines. Les fleurs annuelles apprécieront également ce type de petite ondée.

Moins physique et plus précis encore, l’arrosage au tuyau est une solution simple et adaptable aux diverses situations :

si vous avez de grands massifs de rosiers, des grandes haies, de nombreux arbustes, des légumes très développés, optez pour un tuyau à haut débit. Il permettra d’arroser rapidement des végétaux très gourmands en eau. Le débit n’étant pas ajustable, organisez tout de même votre cheminement sans quoi vous gaspillerez beaucoup d’eau !

 

si vos plantes sont plus complexes et demandent un traitement plus en douceur, choisissez un tuyau d’arrosage à jet variable. Vous pourrez ainsi adapter le débit et sa forme en fonction des végétaux et aller d’un arrosage classique au pied des plantes à un arrosage en pluie fine pour les massifs et certaines zones du potager ou encore avec un effet de brumisation pour les sujets les plus fragiles.

L’arrosage par aspersion, le plus productif

Particulièrement adapté aux grandes surfaces d’arrosage, il est plus coûteux à mettre en œuvre mais efficace. L’arrosage par aspersion, c’est-à-dire par diffusion d’eau en pluie, peut se faire par divers procédés :

– l’arrosage circulaire qui s’opère par le biais d’un arroseur statique pour les petites surfaces, d’un tourniquet pour des surfaces allant jusqu’à 300 m2 ou d’un canon rotatif (sprinkler). Ce dernier, plus puissant, convient parfaitement aux pelouses et autres grands espaces herbeux et peut couvrir jusqu’à 490 m2. Le tourniquet, généralement plus doux, est bien adapté aux plantations de fleurs simples, aux semis mais également à certaines zones du potager comme les planches de légumes-racine. Ces trois installations sont fixes, elles ne permettront d’arroser qu’une partie prédéfinie du jardin. Elles sont reliées au tuyau d’arrosage et peuvent toutes être connectées à un programmateur. On notera également que ces procédés consomment beaucoup d’eau dont une partie importante s’évapore.

– l’arrosage oscillant consiste en une série de buses disposées généralement en ligne et projetant de l’eau de gauche à droite, en éventail, par oscillation. Elle propose un arrosage plus doux, plus uniforme, sur des zones carrées ou rectangulaires mieux délimitées. Elle convient parfaitement aux massifs de plantes basses, aux vivaces, au potager, aux jardins bien structurés. Même si cette seconde méthode permet de mieux maîtriser le zonage et donc de diminuer le gaspillage, elle reste elle aussi très gourmande en eau !

L’arrosage par tuyaux spéciaux, le plus économique

Il est formidablement bien adapté à l’arrosage d’été, surtout au potager, et ce pour de multiples raisons. Il diffuse l’eau lentement, au pied du végétal, à un rythme et une quantité totalement maîtrisée. Il permet une efficacité accrue et une économie considérable avec une évaporation inexistante. Le procédé est à choisir en fonction du type de végétal, du terrain et de la superficie. Les mises en œuvre les plus courantes sont les goutteurs (ou système de goutte-à-goutte), les micro-asperseurs et leur pluie ultra-fine ou encore les tuyaux micro-poreux qui humidifient le sol par suintement. L’eau ne touchant pas la partie haute des sujets, ces systèmes sont particulièrement respectueux des végétaux, surtout des plus fragiles. Ils sont également très modulables et tous programmables.

 

Conseil Jardiland : Les systèmes de goutte-à-goutte et les tuyaux micro-poreux sont particulièrement sensibles au calcaire. En cas d’eau “dure“, vérifiez régulièrement votre installation et faites tremper dans du vinaigre blanc si nécessaire.

L’arrosage par trempage, pour motte déshydratée

Méthode quelque peu forcée, elle est salvatrice en cas de mottes très sèches donc mais également de terreau trop tassé ou de pot trop petit qui ne permettrait pas un arrosage en quantité suffisante.

 

Ce procédé convient également aux plantes dont le feuillage est sensible à l’humidité ou la floraison fragile. Il permettra également de bien hydrater en une fois toutes les plantes qui n’aiment pas les eaux stagnantes.

Enfin, le bassinage est systématique au moment des plantations. En amont de l’installation en pleine terre ou en potée, les plants et godets sont trempés jusqu’à humidification complète du substrat.

Le trempage s’effectue dès que la motte est sèche, toujours dans une eau à température ambiante, dure environ 30 mn et est suivi d’un égouttage complet avant que les plantes ne soient réinstallées dans leur cache-pot.

L’arrosage en été : de grandes règles...

La fréquence. Évitez d’arroser quotidiennement. Il est en effet préférable d’arroser tous les 2 voire 3 jours, un peu plus abondamment. Un sol frais en profondeur favorisera un bon enracinement. Cela permet à la plante de se constituer ses propres réserves et de devenir un peu plus résistante au manque d’eau. En plus, le sol, moins lavé, conserve plus longtemps ses nutriments et est également moins accueillant pour les maladies.

 

Le timing. Préférez un arrosage le soir, surtout dans les régions chaudes ou durant les périodes de canicule. Les pertes d’eau par évaporation seront quasi nulles et les végétaux auront de nombreuses heures devant eux pour savourer ce répit.

Par contre, si l’amplitude entre jour et nuit est importante et qu’il existe un risque de gelées nocturnes – comme au printemps ou en automne dans certaines régions – optez pour un arrosage très tôt le matin.

La nature de l’eau. Préférez l’eau de pluie qui, en plus d’être plus économique et plus écologique, est de bonne qualité et à température ambiante. L’eau du robinet est onéreuse, souvent calcaire et chlorée, même légèrement. L’eau d’un puits, quant à elle, est souvent de qualité variable et très (trop ?) froide. Stockez-la le temps qu’elle se mette à température avant de vous en servir.

 

Les mesures d’économies. Choisissez des espèces adaptées au climat de votre région et à son sol. Privilégiez les végétaux peu gourmands en eau. Travaillez la terre – binage, désherbage – régulièrement, surtout par temps de sécheresse et paillez impérativement. Le paillage a des bénéfices multiples : il empêche l’évaporation, il régule la température, il protège et enrichit le sol ! Enfin, installez si possible un système de récupération d’eau de pluie.

... et quelques attentions particulières

Au potager, l’arrosage se fait idéalement à l’arrosoir sans pomme ou au goulot, directement au pied des plants. Cependant quelques légumes préfèrent l’aspersion : les radis sauvages, les choux et les salades en particulier. Prenez soin tout de même de ne pas mouiller les feuillages des plantes environnantes qui pourraient, elles, être sensibles aux maladies cryptogamiques. Ceci est particulièrement vrai pour les solanacées, les légumes-fruit comme la tomate par exemple, sujette au mildiou ou à l’oïdium.

La fréquence d’arrosage dépendra du climat, de l’avancée de la culture et de la nature du sol. On peut tout de même dire que globalement, les aromatiques, les alliacés, les légumes-racine et nombre de légumineuses demandent peu d’eau. A contrario, les légumes-fruit et les cucurbitacées demandent un arrosage plus fréquent et plus généreux.

Et bien évidemment, l’aspersion est la meilleure façon d’arroser vos semis !

La pelouse, elle, ne s’arrose qu’au-delà de 20°C, toujours le soir, par pluie ou brumisation. Lorsque la sécheresse s’annonce, ayez le réflexe de tondre votre pelouse haute, elle ira chercher l’eau un peu plus en profondeur. Cela ne fera que repousser l’échéance du jaunissement. Mais, pas d’inquiétude votre gazon résistera. Il entrera en dormance et reverdira aux premières pluies !

 

Les arbustes et arbres nécessitent un arrosage généreux au moment de la plantation puis régulièrement tout au long de la première saison estivale, voire durant la deuxième dans les régions très chaudes ou ventées. Une attention particulière sera apportée aux fruitiers tout au long de leur vie par temps très sec. Si l’arrosage est nécessaire, il se fait au pied de l’arbre avec un tuyau ; cette méthode est plus économique, plus efficace et diminue le risque de maladies. Aménagez une cuvette d’arrosage et installez un paillage végétal.

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