Les 20 arbres et arbustes en fleur en hiver

Les 20 arbres et arbustes en fleur en hiver

Les arbres et arbustes en fleurs en hiver sont bien plus nombreux que l’on ne pense. Ils sont autant de silhouettes qui habillent le jardin de leur gaieté et de leur grâce. Parfumés, exotiques, persistants, surprenants… ils sont un rappel des joies de la nature en toute saison, de sa diversité et de son extraordinaire résilience…

Des lianes fleuries : Jasmin et Clématite d’hiver

Le Jasmin d’hiver (Jasminum nudiflorum)

Mi-arbuste mi-grimpante, il est le soleil du jardin d’hiver. Dès le mois de décembre, ses longs rameaux sarmenteux se couvrent d’une profusion de fleurs en trompette, d’une pluie d’étoiles jaune pâle ou vif.

Livré à lui-même, Jasminum nudiflorum, le Jasmin d’hiver formera un buisson lumineux, s’étalera sur près de 3 ou 4 m pour couvrir un sol disgracieux.

Conduit fermement, il habillera avec élégance un muret, une clôture…

 

Il s’accommode de tous les types de sols. Vous l’installerez au soleil ou à la mi-ombre même si là sa floraison sera un peu moins généreuse. Rustique, il supportera les climats bien froids (-20°C), marquera peut-être une pause en période de gel prolongé sans que celui-ci ne l’abîme pour autant. Vous le protégerez par contre des rayons ardents et du vent.

 

Il est à noter que les fleurs de cette espèce venue de Chine sont inodores – au contraire de son cousin indien, Jasminum polyanthum, le Jasmin blanc d’hiver plus à l’aise à l’intérieur à cette saison mais qui, cultivé en pot, pourra le rejoindre au jardin dès février sous les climats les plus doux. Pour tout savoir des différentes espèces du genre Jasminum, lisez notre article Jasmin : plantation, entretien et taille.

La Clématite d’hiver (Clematis cirrhosa)

Dans son infinie générosité, le genre Clematis offre une floraison aux 12 mois d’une année. En hiver, vous choisirez Clematis cirrhosa et sa dizaine de variétés qui vous accompagneront de décembre à mars.

Ces Clématites de Noël – également appelées clématites à fleurs cireuses – proposent le plus souvent de grosses et nombreuses fleurs en cloche, solitaires, à 4 pétales généralement blancs ou crème, mouchetés de pourpre comme la Clematis cirrhosa ‘Balearica’ ou, plus rarement unis comme la ‘Lansdowne Gem’ et sa surprenante robe lie-de-vin.

 

Cette grimpante ligneuse est dotée d’un joli feuillage vert foncé, brillant, persistant qui habille de longues tiges fines pouvant atteindre 3 m. Elle fera merveille sur un mur palissé, une tonnelle qu’elle escaladera sans mal grâce à ses tiges volubiles.

 

Installez votre clématite au soleil ou à la mi-ombre, dans un sol fertile, humifère et surtout bien drainé, l’humidité stagnante restant sa plus grande ennemie. Elle sera placée à l’abri du vent en général, des vents froids en particulier, car la clématite bien que rustique entre -8°C et -15°C selon les variétés préfère les atmosphères douces et tempérées.

 

Pour tout savoir sur cette grimpante, lisez notre article “Clématite : plantation, entretien et taille”.

De suaves parfums : Viorne, Chimonanthe, Chèvrefeuille, Daphné et Sarcocoque

La Viorne d’hiver (Viburnum bodnantense

Si ce sont les parfums suaves et généreux qui vous séduisent, vous choisirez au sein du vaste genre Viburnum, Viburnum bodnantense, une Viorne d’hiver.

Ce sont des arbustes d’une élégance folle et terriblement romantiques. Au cœur de la saison froide, sur des rameaux encore nus, presque noirs, apparaissent en corymbe, des bouquets de fleurs. Au rose vif des boutons se substitue peu à peu un rose plus pâle, l’ensemble donnant un tableau d’une tendresse infinie.

 

Le cultivar ‘Dawn’ offrira, dès novembre et jusqu’au mois de mars, des inflorescences un peu plus grandes que la moyenne et, dans l’air, de délicieuses fragrances de vanille. Dans les premiers jours du printemps, le feuillage vient prendre le relais. D’abord cuivré, puis vert sombre et enfin rouge, il habille pour le reste de l’année une silhouette dressée et buissonnante pouvant atteindre à maturité 2.50 m de haut pour environ 2 m d’envergure.

 

Plantez votre Viorne d’hiver en isolé ou en haie libre, choisissez-lui un emplacement abrité des vents froids, à la mi-ombre ou au soleil et offrez-lui un sol frais et profond. Évitez les terres trop calcaires ou trop sèches.

 

Pour tout savoir sur cet arbuste, lisez notre article “Viorne : plantation, entretien et taille”.

Le Chimonanthe odorant (Chimonanthus praecox)

Aux fragrances vanillées de la Viorne d’hiver, vous préfèrerez peut-être le parfum de miel de Chimonanthus praecox, le Chimonanthe odorant aussi connu sous le nom de Chimonanthe précoce.

C’est également dès novembre puis tout au long de l’hiver que les longs rameaux nus de cet arbuste venu de Chine se couvriront de petites fleurs creuses, en clochette, d’un jaune pâle rehaussé de pourpre au cœur.

 

Un port ramifié, très érigé, une silhouette ronde, des dimensions moyennes – il atteindra assez lentement 2 m de haut pour 2 m d’envergure – en font un sujet parfait en haie libre, en bosquet mais également en grand bac pour marquer une entrée, ponctuer un passage.

 

Il appréciera une situation ensoleillée ou la mi-ombre. Bien rustique, au moins jusqu’à -15°C, il préfèrera être placé à l’abri des vents dans un sol ou un substrat impérativement bien drainé.

Taillé régulièrement, il se cultivera en pot. Palissé fermement, il habillera un mur. Installé en pleine terre, il s’installera en profondeur pour de longues années sans demander aucun entretien. Et ses branches hivernales rejoindront, de temps à autres, vos centres de tables et vos plus belles compositions florales.

Le Chèvrefeuille d’hiver (Lonicera fragrantissima

Les chèvrefeuilles forment une famille aux caractéristiques très diverses, persistante ou caduque, grimpante ou arbustive… Dès décembre et jusqu’aux portes du printemps, profitez de la floraison délicate de Lonicera fragrantissima, un Chèvrefeuille d’hiver aux effluves de citron et de jasmin.

Il s’agit d’un bel arbuste buissonnant, non grimpant, dense et bien ramifié, au port parfois légèrement arqué, qui pourra atteindre les 2.50 m de haut pour une envergure de 3 m environ. Vous aimerez ses petites fleurs en duo, gracieuses et lumineuses, régal des butineurs en cette période de disette. Ses rameaux joliment rougeâtres habillés de longues feuilles semi-caduques, fines, d’un vert bien tendre.

Plus tard dans la saison, les oiseaux pourront même se régaler de ses petits fruits rouge sombre.

 

Vigoureux, d’une grande adaptabilité, très rustique avec une tolérance à des températures en-deçà de -20°C, le Chèvrefeuille d’hiver se développera sous tous les climats, dans tous les types de sol pour peu qu’il soit bien drainé (ne retient pas l’eau).

Dans des territoires très ensoleillés, vous lui choisirez un emplacement à la mi-ombre ; et au soleil, partout ailleurs. Arbuste gourmand, il appréciera un apport d’engrais régulier les premières années, que ce soit en pleine terre ou en bac.

 

Pour tout savoir sur cette grimpante, lisez notre article “Chèvrefeuille : plantation, entretien et taille”.

Le Daphné (Daphne odora et mezereum)

Un peu plus tard dans la saison, laissez-vous emporter par les effluves presque entêtantes d’un Daphné. Cet arbuste buissonnant mérite son doux surnom de Bois-joli, car en plus de son parfum, il offre un esthétisme bien séduisant.

Le Daphné, c’est un port altier, un beau feuillage coriace brillant, une floraison généreuse d’une rare élégance.

 

Si vous optez pour un Daphne odora ‘Aureomarginata’, les inflorescences en ombelles proposent un camaïeu de rose ravissant, une multitude de petits bouquets posés sur un feuillage vert sombre bordé de jaune paille. Le feuillage de ce cultivar très rustique est persistant. À maturité, l’arbuste atteint 1.50 m de haut pour 1.50 m d’envergure.

Plus petit, Daphne mezereum ‘Rubra’ propose également un port plus érigé avec ses 80 cm d’envergure seulement pour 1.20 m de hauteur. Son feuillage vert à revers bleuté est lui caduc et ses inflorescences tubulaires. Le rose pourpré et le parfum entêtant de ce cultivar offriront un peu d’exubérance aux massifs et aux potées hivernales.

 

Ces deux Daphnés se plantent en situation ombragée ou mi-ombragée dans un sol impérativement frais mais également humifère et bien drainé. Ils s’installent lentement mais ne réclament que peu d’entretien.

 

Pour tout savoir sur cet arbuste, lisez notre article “Daphné : plantation, culture et taille”.

Les Sarcocoques (Sarcococca)

Nous ne pouvions terminer cette sélection d’arbres et arbustes odorants sans évoquer le Sarcocoque ou plutôt les Sarcocoques tant le genre propose un grand nombre d’espèces significativement différentes.

Optez pour Sarcococca ruscifolia et vous obtiendrez un petit arbuste au port compact, globuleux de 1 m de haut et d’envergure. Son feuillage persistant, vert très sombre et brillant, offre un merveilleux contraste avec la blancheur de ses petites fleurs odorantes en grappe qui apparaissent en janvier et février.

Pour une version couvre-sol, choisissez un cultivar rhizomateux traçant comme Sarcococca hookeriana. Celui-ci n’excèdera pas les 80 cm de haut mais sa floraison blanc crème de décembre à mars n’en sera pas moins généreuse et son parfum moins puissant. Si vous souhaitez un port plus dressé, tournez-vous vers Sarcococca orientalis et ses 1.40 m de haut. Son feuillage persistant est imposant, de grandes feuilles, longues, épaisses et brillantes. Sa floraison est longue – de novembre à mars dans certaines régions –, élégante avec ses bouquets de fleurs blanches et rose soutenu et son parfum rappelle celui du jasmin, du muguet.

Tous les Sarcocoques se plairont à l’ombre ou à la mi-ombre. Chacun se cultivera en pleine terre ou en pot dans tout type de sol et demandera bien peu d’entretien !

Des esthétiques japonisantes : Camélia, Prunus et Cognassier

Le Camélia d’hiver (Camellia japonica)

À celles et ceux qui aiment les fleurs, le genre Camellia propose plus d’une centaine d’espèces pourvues de floraison toujours généreuse mais bien diverses. Fleurs simples ou doubles, d’une extrême simplicité ou d’une rare complexité, de formes tout aussi variées que la palette de couleur avec ces blancs plus ou moins immaculés, ces roses plus ou moins soutenus et toutes ces nuances de rouge.

Alors que les Camellia sasanqua fleuriront l’automne et les x williamssi fêteront le début du printemps, ce sont les Camélias du Japon, Camellia japonica qui illumineront vos hivers.

 

Plantez le cultivar de votre choix – il y en a plus de 3500 – à l’ombre ou à la mi-ombre et profitez tout au long de l’année de sa belle silhouette de près de 3 m en tous sens, de son feuillage persistant très vernissé et de son élégante floraison qui surviendra parfois dès le mois de novembre jusqu’à la fin du mois de mars.

Ils apprécieront tous une terre humifère, légère, peu acide, surtout pas calcaire. Une terre de bruyère mélangée à une bonne terre de jardin ou un terreau de qualité, une humidité légère, un bon paillage et un voile d’hivernage temporaire en cas de fortes gelées et voici votre Camélia installé, en pleine terre comme en pot, pour de longues années !

 

Pour tout savoir sur cet arbuste, lisez notre article “Camélia : plantation, culture et entretien”.

Les Prunus

Le genre regroupe près de 400 espèces d’arbustes et d’arbres. Certains sont caducs, d’autres persistants. Certains sont cultivés pour leurs fruits (prune, pêche, cerise, amande, abricot, etc.), d’autres ont une fructification sans intérêt voire toxique. Mais tous ont des qualités ornementales hors du commun et pour certains, c’est en hiver que leur floraison exceptionnelle vient émerveiller le paysage.

Ce sont vos préférences esthétiques qui vous permettront de faire un choix mais nous avons sélectionné pour vous trois d’entre eux parmi les plus emblématiques du paysagisme nippon.

Dans la famille des Cerisiers à fleur,

vous choisirez Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ et sa floraison exceptionnellement longue puisque sous un climat clément il se couvrira de fleurs semi-doubles rose pâle dès le mois de novembre et jusqu’au mois de mars au moins.

 

Il affichera un port gracieux, de belles dimensions – en moyenne une hauteur de 5 m pour une envergure de 4 m – et un branchage tortueux qui ajoutera charme et mystère à l’ensemble.

 

Haie, massif ou encore isolé, il sera du meilleur effet en toutes circonstances.

 

Vous l’installerez à l’abri du vent pour profiter au mieux et le plus longuement possible de sa floraison.

Il apprécie une situation ensoleillée ou mi-ombragée.

Il aime les sols frais, bien profonds, équilibrés,

sans excès !

Toujours dans la même tradition florale nippone, l’Abricotier du Japon est un incontournable.

 

Optez pour Prunus mume ‘Beni Chidori’, sa floraison sur bois nu est spectaculaire avec un rose particulièrement vif qui, dès février, donne du peps au jardin.

 

Cette variété est particulièrement compacte, elle offre un arbuste ultra-ornemental de près de 4 m pour une envergure de 3.50 m environ. Son branchage fin, aéré, donne une silhouette altière, un port étalé et légèrement arrondi. Son bois gris argenté et son feuillage tardif vert sombre et brillant ajoute de l’élégance à l’ensemble.

 

Il est parfait en isolé dans un petit jardin ou en bac au centre d’un arrangement japonisant.

Parfaitement rustique, il se cultive partout où le gel ne sévit pas trop durement. Installez-le en plein soleil ou à la mi-ombre et toujours à l’abri des vents, dans un sol neutre, profond, riche, bien frais et surtout bien drainé.

Nous clorons cette difficile sélection de Prunus par un Amandier de Chine, le Prunus triloba et sa floraison hors du commun.

 

Dès février sous les climats les plus cléments – en mars partout ailleurs, les rameaux encore nus se couvrent de fleurs roses qui ont la particularité d’être très doubles. Ce sont ainsi 3 ou 4 m de branchage recouvert de pompons rosés qui feront le spectacle en haie libre ou, conduit en arbre, au centre d’un massif.

 

Une fois encore, ce Prunus-là sera bien facile à vivre. Il aime les sols ordinaires, convient à une culture en large pot. Vous l’installerez, comme tous les Prunus au début du printemps ou de l’automne. Offrez-lui du soleil, beaucoup de lumière. Abritez-le des vents surtout s’ils sont froids. Bien que rustique au-delà de -15°C, il redoutera les gelées tardives, installez une protection provisoire si nécessaire. Offrez-lui de l’espace pour s’épanouir et… laissez la magie opérer !

Cognassiers du Japon (Chaenomeles japonica)

C’est avec un Chaenomeles japonica, un Cognassier du Japon que vous poursuivrez votre exercice paysager nippon. Et quand ses longs rameaux tortueux et épineux se couvriront de fleurs, simples ou doubles, rouges – pour les plus précoces – mais également roses, blanches ou même vert anis, vous saurez alors que le printemps arrive.

Ces cognassiers à fleurs apporteront de la délicatesse au jardin et un sentiment de grande liberté.

 

De culture aisée, le cognassier est à installer en massif, seul au centre d’une cour, en haie défensive ou encore palissé le long d’un muret.

Il sera l’objet d’un traitement en bonsaï, planté dans un large pot et ses branches rejoindront avec bonheur toutes vos élégantes compositions florales.

 

Vous profiterez sous tous les climats de sa floraison longue et généreuse et de l’extraordinaire adaptabilité de cet arbuste très rustique (-20°C à -25°C) qui pousse dans tous les types de sol et de terre pourvu que le drainage soit là.

 

Il ne craindra donc pas le froid et pas plus la chaleur ; dans une situation ensoleillée, vous vous assurerez qu’il ne soit tout de même pas trop exposé aux rayons ardents.

Des floraisons originales : Noisetier des sorcières, Buisson papier et Garrya

Le Noisetier des Sorcières (Hamamelis)

Quand on parle d’originalité, on ne peut omettre Hamamelis. Rien qu’à l’énonciation de ses surnoms – le “Noisetier des Sorcières” ou encore “l’Arbre aux araignées d’or” – on se doute bien que l’étrange et le spectaculaire seront au rendez-vous…

Si l’Hamamelis tient son premier surnom de la proximité esthétique de son feuillage avec celui du noisetier, il doit son second surnom à ses étranges inflorescences effilées, frangées, quelque peu hirsutes, telles des arachnides jaune d’or ou orange plus ou moins cuivré.

Elles apparaissent selon les cultivars dès l’automne et la floraison se poursuit jusqu’au printemps.

Malgré leur apparente finesse, elles sont extrêmement résistantes au froid, au gel, à la neige.

Faisant suite à un feuillage automnal généralement spectaculaire avec son nuancier de rouge vif, pourpré ou cuivré, la floraison, parfois odorante, habille une silhouette arrondie, équilibrée, n’excédant pas les 4 m en tous sens.

 

Le Noisetier des Sorcières tolérera la mi-ombre mais se préfèrera en pleine lumière.

Il s’épanouira dans des climats tempérés, ni trop chauds ni trop secs ni trop ventés.

Installez-le dans une terre plutôt acide, non calcaire, fraîche et toujours bien drainée.

Le Buisson papier (Edgeworthia chrysantha)

Dans le registre de l’original, Edgeworthia chrysantha a toute sa place. Certes, ce petit arbuste est plutôt destiné aux climats doux et sera de préférence cultivé en pot et mis à l’abri sous des climats trop chauds ou trop gélifs. Mais il n’empêche que sa floraison en pompons en fait un végétal à part.

Imaginez, dans les dernières semaines de l’hiver, une silhouette nue, une multitude de rameaux fins, un peu sinueux, et tout du long, solitaires et lumineuses, de petites sphères fleuries, une constellation de fleurs bicolores, une nuée de duos jaune et blanc chez l’espèce type – rouge et blanc pour certains cultivars.

 

Ce Buisson papier nous vient de Chine et a quelques points communs avec son proche cousin le Daphné dont une floraison élégamment parfumée aux accents de jasmin et de girofle.

 

Peu encombrant avec son 1.50 m maximum en tous sens, cet arbuste buissonnant s’installe dans une ombre légère, à l’abri du vent, des rayons ardents, du gel, bref de toute forme d’excès. Car il est un végétal d’équilibre qui appréciera une terre légère, un sol ni trop sec ni trop humide, un peu acide et pas du tout calcaire.

Il méritera surtout d’être placé bien à la vue, seul ou en groupe avec ses pairs pour démultiplier sa magnificence…

Le Garrya (Garrya elliptica)

Voici là un drôle de petit arbuste. Le feuillage Garrya elliptica rappelle un peu celui du chêne tant par la couleur, la vigueur que la forme de ses feuilles persistantes.

Ce buisson de taille moyenne – de 2 à 3 m en tous sens, pas plus – offrira son port élancé, particulièrement en zones côtières et sous des climats doux.

Mais ce qui fait la particularité du Garrya reste sa floraison, du moins la floraison des sujets mâles. Car au cœur de l’hiver, parfois dès le mois de décembre et jusqu’au mois de mars, apparaissent de longs chatons mâles retombants. Soyeux, gris-vert puis crème, ils mesurent de 15 à 25 cm et surprennent tant par leur originalité que par leur pouvoir ornemental.

 

Cultivé au soleil ou à la mi-ombre, dans une situation abritée des vents froids et des gelées, cet arbuste rustique à -12°C se préfèrera en climat océanique, doux et tempéré. Offrez-lui un sol fertile et bien drainé, que vous n’hésiterez pas à mélanger à du sable si nécessaire. Puis laissez-le s’installer et croître, lentement, dans un emplacement définitif car le Garrya déteste être transplanté… Enfin, s’il est nécessaire de l’arroser la première année, il s’avèrera particulièrement résistant à la sècheresse les années suivantes !

Des fleurs et des feuillages : Mahonia, Mimosa d’hiver, Loropétale de Chine, Laurier-Tin et Grévilléa

Le Mahonia (Mahonia lomoriifolia)

C’est une débauche d’atouts esthétiques que Mahonia lomoriifolia propose tout au long de l’année.

Son feuillage d’abord, ou plutôt ses feuillages, puisque selon la variété, elles diffèreront grandement. Toujours persistantes, ses feuilles seront tantôt vert sombre, tantôt bleutées et se pareront de rouge et de bronze en automne. Elles pourront être fines, longues, aériennes, presque comme des fougères, ou au contraire coriaces, dentelées, épineuses avec une petite allure de feuilles de houx. Quant aux fleurs du Mahonia, presque toujours jaunes, elles seront disposées en grappe plus ou moins longues là encore selon la variété et seront le plus souvent suivies de baies bleu sombre, elles aussi ultra-décoratives.

Chez Mahonia x media ‘Charity’, elles formeront de décembre à fin février, d’impressionnantes panicules jaune citron délicatement parfumées, très érigées, de plus de 30 cm, posées sur de longs rameaux à feuilles épineuses. L’ensemble s’étendra au gré d’une silhouette buissonnante pouvant atteindre 5 m de haut et 4 m d’envergure.

Le Mahonia se plaira en massif ombragé, voire à la mi-ombre et s’accommodera de tous les types de sol. Seul un bon drainage est impératif.

Le Mimosa d’hiver (Acacia dealbata)

Souvent associé au pourtour méditerranéen et plus précisément à la Côte d’Azur, le Mimosa appartient au genre Acacia, trouve ses racines en terres australiennes et peut s’implanter dans bien des régions.

Pour une bonne rusticité et une floraison hivernale généreuse, vous choisirez un Acacia dealbata, un Mimosa d’hiver également appelé Mimosa des fleuristes.

 

Tout au long de l’année, ce petit arbre aux belles proportions – 5 m de haut pour 4.50 m d’envergure – propose un feuillage persistant, très découpé, rappelant la finesse d’une fougère. C’est de janvier à mars que cette variété offre une floraison éclatante, de minuscules pompons jaune vif disposés en grappe et diffusant un parfum reconnaissable entre tous !

 

En climat doux, vous l’installerez en massif, en isolé, en alignement… en plein soleil, à l’abri des vents forts, dans une terre pas trop riche et très bien drainée. Vous pourrez également choisir de le cultiver en pot, ou plutôt en bac assez large et profond – pour pouvoir le remiser en cas de climat plus rude dans un espace frais et toujours très lumineux.

 

Pour tout savoir sur cet arbuste, lisez notre article “Mimosa : plantation, entretien, hivernage, taille”.

Le Loropétale de Chine (Loropetalum chinense)

Comme pour le Mimosa d’hiver, l’hivernage pourra être nécessaire pour le Loropétale de Chine si, dans votre région, les températures descendent en-dessous de -5°C à -10°C, le seuil de rusticité de ce petit arbuste asiatique. Mais il serait dommage de se priver de tant d’originalité et d’un tel atout ornemental.

Pour une floraison la plus précoce possible – dès février – vous pourrez choisir l’espèce type, Loropetalum chinense, un feuillage rouge qui vire au vert quand vient l’hiver et de petites fleurs blanches, en lanières, délicatement parfumées.

 

Vous pourrez opter pour plus d’exubérance avec le cultivar ‘Fire Dance’. Et ses fleurs rose vif qui contrasteront à merveille sur le feuillage pourpre sombre. Cet arbuste élégant et inattendu formera un joli coussin de 2 m en tous sens et diffusera un subtil parfum de miel.

 

Persistant sous la plupart des climats français, il ravira l’œil tout au long l’année qu’il soit installé en haie libre, au cœur d’un massif d’arbustes et bien sûr en pot.

 

Il se plait à la mi- ombre, dans un endroit abrité. Il a besoin d’une terre humifère, fraîche et acide. Attention, il redoute le calcaire !

Le Laurier-tin (Viburnum tinus)

De jeunes rameaux rouge. Un feuillage persistant dense, brillant, coriace, aux multiples nuances de vert. Une floraison abondante, généreuse, longue !

De novembre à avril, la silhouette arrondie (2 m à 2.50 m en tous sens) du Laurier-tin se couvre d’une multitude de corymbes, de petits boutons floraux plus ou moins roses qui s’ouvrent en autant de ravissantes fleurs blanches, parfois délicatement rosées, toujours subtilement parfumées, remplacées au printemps par de jolies baies bleues, presque noires.

 

Selon le cultivar, la couleur des boutons et des fleurs sera légèrement différente, et le feuillage pourra proposer des coloris variés et des versions panachées.

 

Quel que soit votre choix, vous ne vous lasserez pas de Viburnum tinus. Installez-le en haie, en massif, en bac, en plein soleil, dans un sol ordinaire et bien drainé.

 

Ultra-résistant, il ne craint ni le vent ni les embruns. Il est assez rustique et un paillage voire un voile d’hivernage suffiront lors de froids réellement soutenus.

Le Grévilléa (Grevillea)

 C’est l’Australie qui nous offre le dernier sujet de cette sélection, le Grévilléa. Quelle que soit l’espèce que vous choisirez, vous vous régalerez d’autant d’atouts esthétiques.

Que dire du feuillage, tantôt en forme d’aiguille tantôt semblables à des frondes de fougères, tantôt vert tantôt argent, tantôt cireux tantôt velu, persistant toujours.

Que dire de la silhouette, rampante chez Grevillea lanigera ‘Mount Tamboritha’ et dont le feuillage succulent, légèrement laineux, se couvre dès février et jusqu’aux portes de l’été d’une surprenante floraison rose et crème, en grappes dressées. Ce cultivar n’excèdera pas les 15 cm de haut pour une envergure de 1.50 m à maturité.

Vous préfèrerez peut-être une variété plus arbustive comme Grevillea rosmarinifolia, un spécimen à feuilles de romarin, en aiguilles, à la floraison rouge vif dès février et à la silhouette buissonnante qui atteindra 2 m en tous sens.

 

Ces deux variétés seront parmi les plus rustiques avec une résistance à -15°C bien étonnante pour une espèce exotique. Plantez-les au soleil ou dans une ombre légère, dans une terre très bien drainée. La terre pourra être pauvre, le sol sera plutôt acide ou neutre.

Notre sélection

Camélia du Japon du Japon

À partir de 10,95 €

Bois-joli odorant  'Aureomarginata'

À partir de 24,95 €

Loropétale De Chine

À partir de 12,95 €

Noisetier des sorcières

À partir de 34,90 €

Jasmin D'Hiver

À partir de 8,82 €

Grévilléa 'Mount Tamboritha'

À partir de 7,15 €

Cognassier à Fleurs 'Umbilicata'

À partir de 11,39 €

Chimonanthe

À partir de 15,90 €

Mahonia 'Winter Sun'

À partir de 9,90 €

Viorne d'hiver

À partir de 15,95 €

Clématite de Noël  'Balearica'

À partir de 25,63 €

Mimosa D'Hiver

À partir de 15,73 €

Sarcocoque Rusc 'Chinensis '

À partir de 18,50 €

Edgeworthia Chrysantha

À partir de 15,95 €

Garrya Elliptica

À partir de 50,10 €

Cerisier à Fleurs 'Automnalis Rosea'

À partir de 20,15 €

Chèvrefeuille d'hiver

À partir de 27,50 €

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