26 plantes qui supportent le manque d’eau

26 plantes qui supportent le manque d’eau

Des étés de plus en plus chauds, des sols de plus en plus arides. Force est de constater que nos jardins manquent bien souvent d’eau. Pour autant, il vous est possible de composer des extérieurs esthétiquement délicieux et écologiquement responsables grâce à nombre de plantes économes en eau et ultra-résistantes en ces temps de sécheresses à répétition. Petite sélection de quelques incontournables…

Les plantes fleuries

Hautes ou basses, rampantes ou à couper, elles sont nombreuses à égayer nos jardins et nos potées, avec peu d’entretien et parfois encore moins d’arrosage !

 

L’arcotis et ses fleurs qui ressemblent à de grosses marguerites. Une vivace herbacée que vous installerez en plein soleil, en plates-bandes ou en massif, dans une terre sableuse, très bien drainée, qui ne retiendra donc pas l’eau.

 

Le bergenia et ses grandes hampes florales blanches, roses ou rouges qui illumineront le jardin dès la fin de l’hiver. Cette vivace très rustique s’installera en pleine terre comme en pot, au soleil comme à la mi-ombre, dans une terre ordinaire.

 

Le céanothe rampant et ses jolies inflorescences bleu pâle qui traversera une longue sécheresse sans encombre, y compris cultivé en jardinière. Il aime les situations ensoleillées et les sols secs, de préférence légers et surtout bien drainés.

Le cinéraire maritime et le contraste qu’offre l’argenté de son feuillage et le jaune lumineux de ses fleurs. Plante des jardins arides par excellence en raison de sa haute résistance à la sécheresse, elle supporte également les sols salins et donc les jardins de bord de mer. Choisissez-lui dans tous les cas un emplacement bien ensoleillé et une terre plutôt pauvre.

 

Le dimorphotéca ou marguerite du Cap, et son grand nombre de coloris. Très florifère, il se cultive aussi bien en massif, dans une rocaille qu’en jardinière. Peu exigeant, il se contentera d’une terre ordinaire, bien drainée, de beaucoup de soleil et de peu d’eau.

 

L’eschscholtzia ou pavot de Californie, et son cousin le coquelicot pour leur charme champêtre. Tous deux ne demandent ni entretien ni arrosage même en bac. Échelonnez les semis et vous aurez des fleurs toute la saison. Laissez faire la nature et vos pavots se ressèmeront en partie tout seul !

L’euphorbe et le vert pomme de ses inflorescences. Offrez-lui un emplacement ensoleillé, une terre poreuse, un sol profond… et son graphisme apportera exotisme et modernité à votre extérieur.

 

Le gazania pour sa floraison éblouissante et abondante tant en massif qu’en pot ou jardinière. Plante de plein soleil par excellence, elle s’épanouira dans un sol rocailleux, sans arrosage, tout au long de l’été et une grande partie de l’automne.

 

L’iris nain, son grand nombre de variétés, sa floraison précoce et son adaptabilité en situation brûlante. En rocaille, dans un massif ou en bac, les variétés naines se satisfont de tout sol bien drainé – avec une préférence pour les environnements calcaires – mais exigent une longue exposition quotidienne au soleil pour fleurir abondamment.

La lavande bien sûr, son incomparable parfum, son esthétisme et son utilité pour les insectes pollinisateurs. Si les conditions sont réunies – plein soleil, sol léger et bien drainé, terre plutôt calcaire – la lavande enchantera vos rocailles et potées de mars à septembre. Pour prolonger le plaisir, récoltez fleurs à peine écloses que vous laisserez sécher à l’ombre.

 

Le tropical lantana, fan de la sécheresse, cultivable en pleine terre comme en pot, et dont les fleurs odorantes régaleront papillons et abeilles. Choisissez-lui un emplacement bien ensoleillé, à l’abri du vent, un sol meuble, fertile, bien drainé et cet arbrisseau vous gratifiera d’une floraison abondante de mai à octobre.

 

Le classique pélargonium à qui vous offrirez un sol léger, frais, bien drainé, beaucoup de soleil et très peu d’eau. La multitude de variétés disponibles vous permettra de choisir son utilisation : un port érigé et buissonnant pour de spectaculaires massifs, une variété “lierres” dont le port retombant fera merveille en balconnière, des espèces odorantes ou encore des sujets à grandes fleurs également adaptés à une culture en intérieur.

Enfin, la santoline petit cyprès ou à feuille de romarin qui formera un beau coussin végétal, bien dense, d’un gris clair illuminé de pompons jaunes l’été venu. Ultra-résistant au soleil, insensible à la chaleur, cet arbrisseau de rocaille adore les terrains pauvres et les sols arides. Il propose alors une floraison généreuse et mellifère tout au long de l’été et un feuillage persistant délicieusement odorant.

Les plantes grasses

En plus de leur résistance, les plantes grasses, succulentes et autres cactées possèdent souvent un esthétisme hors du commun. On trouvera des spécimens adaptés à l’extérieur comme à l’intérieur.

 

Parmi les moins exigeantes, on citera :

L’Aeonium – et ses quelques 90 espèces en forme de “chou” allant du vert tendre au pourpre presque noir – se cultive en extérieur, sous les climats les plus propices, ou en intérieur. En pot, il peut rester plusieurs semaines sans être arrosé. Une fois cette plante bien installée en pleine terre, l’arrosage est inutile.

 

Le Crassula, dans sa version tapissante ou arbustive, se cultive en pot et en intérieur ou en pleine terre dans les régions bénéficiant d’hivers doux. Qu’il soit installé au soleil ou à la mi-ombre, l’arrosage des pots est très modéré et inutile au jardin pour un spécimen bien installé.

Le Sedum et sa multitude d’esthétisme : le Makinoi et ses petites feuilles plates, en rosette, allant du vert tendre au rouge ; le retombant Morganium et ses feuilles oblongues, dodues et décoratives ; le Spectabile et ses belles fleurs à couper. Les 400 espèces de Sedum – aussi connues sous le nom d’Orpin – se cultivent en pleine terre ou en pot et requièrent toutes peu d’arrosage.

 

Les Ficoïdes sont souvent qualifiées de “sans souci“ tant ces plantes rampantes nécessitent peu d’entretien et bénéficient d’une adaptabilité hors norme. Leur beau feuillage satiné, leur flamboyante floraison, leur tolérance aux sols les plus pauvres et leur résistance à la sécheresse en font un choix incontournable.

 

Les Aloès, que l’on cultive en pot, ou en pleine terre dans les régions les plus chaudes. On leur offre une terre ordinaire, très bien drainée, une exposition ensoleillée tout en évitant le soleil ardent. L’arrosage est minimaliste : au moment de l’installation pour les sujets en pleine terre et seulement en cas d’assèchement intense de la motte pour les sujets en pot.

Enfin, les Cactus, qu’ils soient arborescents, arbustifs, colonnaires ou cierges, globulaires, épiphytes, grimpants, raquette ou à forme dite monstrueuse, que vous choisissiez une espèce cultivable strictement en extérieur ou des spécimens adaptés à la culture en pot et en intérieur, ils seront le plus souvent des alliés indéfectibles en cas de sécheresse. Laissez-vous charmer par leur multitude de formes et leur floraison parfois époustouflante !

Les plantes aromatiques

Elles sont à la fois décoratives et utiles.

Privilégiez les variétés méditerranéennes qui seront les plus résistantes au manque d’eau.

 

Le romarin. Née sur les côtes méditerranéennes, cette “rosée de la mer” – Ros Marinus en latin – est l’emblème des garrigues. Ses branches agrémentent avec bonheur les bouquets garnis, ses fleurs, le plus souvent bleues, elles aussi comestibles, illuminent les massifs. Délicieusement mellifère, le romarin fait le bonheur des abeilles et on lui prête également nombre de bienfaits. Cette vivace s’accommode de bien des climats pour peu qu’ils ne soient pas trop pluvieux. Si vous ne pouvez lui assurer un sol peu humide tout au long de l’année, préférez une culture en pot et un hivernage en intérieur.

La sarriette. Membre du très select club des fines herbes, la sarriette gratifie de ses feuilles condimentaires subtilement parfumées les meilleures marinades et toutes sortes de grillades. Elle s’épanouit en situation très ensoleillée. Un arrosage très ponctuel peut être effectué au moment de la plantation, au printemps, mais comme toute plante de garrigue, elle aime les sols secs, de préférence légers et surtout bien drainés.

 

Le thym. Ses variétés sont nombreuses – serpolet, citron, orange, panaché… –, ses parfums divers, son apport en cuisine indéniable et ses vertus bienfaisantes au moins aussi appréciées que ses qualités gustatives. Typique des plantes méditerranéennes, fleuron de la cuisine provençale, le thym est une plante vivace qui s’installe au printemps, en situation très ensoleillée, au jardin ou en pot dans une terre bien drainée. Il ne nécessite que peu d’arrosage, uniquement la première année et lors de sécheresse prolongée. Les sols secs encouragent d’ailleurs grandement la générosité de son parfum !

L’origan. Ses fleurs roses régaleront les abeilles, ses feuilles odorantes sublimeront soupes froides et salades estivales ; séchées, elles parfumeront les sauces. Incontournable des cuisines italienne ou portugaise, fort en goût, l’origan ne s’épanouira vraiment qu’en plein soleil et en pleine terre, dans un sol plutôt calcaire. Il y résistera à tout aisément, y compris à la sécheresse.

 

Le laurier-sauce. S’il est un peu plus gourmand en eau lorsqu’il est en pot, le laurier est un arbuste peu exigeant quand il est cultivé en pleine terre. Placez-le à l’abri du vent, en situation bien ensoleillée, dans une terre chaude et légèrement sableuse. Il s’épanouira sans soin particulier et pourra atteindre les 10 m. Vous profiterez ainsi de l’esthétisme de son feuillage qui dure toute l’année, de son parfum subtilement balsamique, de ses propriétés digestives. Cette belle aromatique rejoindra vos meilleurs bouquets garnis !

La sauge. Cette grande famille de plantes vivaces cumule les qualités. Elle est ultra-décorative avec son beau feuillage argenté et ses floraisons généreuses quelle que soit la variété. Très odorante, elle parfumera avec bonheur vos plats mais repoussera avec efficacité parasites et gastéropodes. Adaptée à la culture en pot, la sauge se développera tout de même plus largement en pleine terre, au soleil, dans un sol pauvre, rocailleux ou sableux. Et l’arrosage n’est requis que lors d’une sécheresse vraiment persistante.

 

Le saviez-vous ? Les plantes adaptées aux milieux secs portent un nom : les xérophytes. En France, elle se déploient en trois grandes familles. Les plantes xérophiles qui supportent les climats arides durant de longues périodes, les plantes halophiles qui tolèrent en plus les sols salés, marins et enfin les plantes psammophiles qui affectionnent particulièrement les zones sableuses.

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