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Les plantes de terre de bruyère

Bruyères (Calluna et Erica)
Ces arbrisseaux présentent tous l'avantage d'un feuillage persistant, de différentes nuances de vert, agrémenté de petites fleurs en clochettes blanches, roses, mauves voire rouges. Les callunes s'épanouissent de juillet à septembre. Les Erica, de novembre à avril.
Toutes prospèrent dans des terres à tendance acide, voire sableuses, bien drainées.
Elles se plaisent au soleil et à mi-ombre, dans les landes et les bois clairs et se taillent à la cisaille, après la floraison.

Magnolia caduque (Magnolia)
Rustiques et élégants, les magnolias fleurissent en début de printemps. Il en existe de nombreuses espèces et variétés à fleurs en gobelet ou en coupe. Le plus commun est le magnolia dit «de Soulange» dont les grandes fleurs en gobelet s'épanouissent avant les feuilles, en avril, dans une gamme de roses allant jusqu'au violet pourpré.
Il peut atteindre 6 m. Autres espèces intéressantes : Magnolia stellata, aux fleurs étoilées. Il existe aussi le Magnolia grandiflora, à grandes feuilles vernissées persistantes, peu sensible à la pollution des villes.

Camélia (Camellia japonica)
Originaires d'Asie, ils sont appréciés pour leur feuillage vernissé sombre et persistant et leurs belles fleurs charnues, simples ou doubles dans différentes nuances allant du blanc au rouge en passant par le rose.
Certaines variétés sont également panachées. La plupart fleurissent en fin d'hiver et début de printemps, de janvier jusqu'à fin avril selon les variétés. Le camélia sasanqua, à petites fleurs, fleurit à l'automne. Ils ne se plaisent que dans les terres acides (terre de bruyère), à exposition mi-ombragée.

Azalée et rhododendron (Rhododendron)
Botaniquement, ils appartiennent au même genre qui comprend plusieurs centaines de variétés à feuilles caduques ou persistantes.
Ils sont très prisés pour leur floraison qui s'échelonne, selon les espèces et variétés, entre novembre et août, dans tous les tons, même le bleu.
Ils s'utilisent en massifs ou en pots et se plaisent dans les terres acides (terre de bruyère) riches en humus, pas trop sèches, et dans les emplacements où la lumière est tamisée.

Hortensia (Hydrangea macrophylla)
Rois de la Bretagne, rustiques et robustes, ils s'adaptent bien ailleurs pourvu que le sol ne soit pas trop sec et calcaire. Leur longue floraison, du début de l'été à la fin de l'automne, est abondante.
On distingue les variétés classiques à boules de fleurs, et celles à fleurs plates. Leur teinte varie du blanc au rouge, en passant par toutes les nuances de bleu, mauve et rose. Les autres hydrangéas (paniculés, à feuilles de chêne, grimpant, arborescent) sont également très décoratifs.

Nos conseils en image

Conseils 
Selon les genres et les espèces de plantes dites de terre de bruyère, les exigences varient. Certaines, comme les rhododendrons et azalées, les camélias, les kalmias, piéris, bruyères, cornouillers ont besoin de terre franchement acide (elles sont dites acidophiles).
De la terre de bruyère additionnée d'un peu de terreau de feuilles leur conviendra. Si le milieu est calcaire, elles doivent impérativement être plantées dans une fosse étanche, isolée par un feutre de jardin et garnie de terre de bruyère, ou en massif surélevé, sans quoi elles dépériront.
Il est conseillé de les arroser à l'eau de pluie ou avec une eau douce. 
 
D'autres comme les hortensias, les magnolias supportent les sols faiblement calcaires et prospèrent dans les terres neutres.
Des apports de terre de bruyère et de terreau de feuilles, des paillages avec des écorces de pin rééquilibreront le sol en leur faveur. 
 
La plupart des plantes de terre de bruyère sont originaires d'Asie, où elles poussent dans des milieux montagneux, boisés, bien arrosés, mais dans des sols drainés. Il convient donc de les arroser régulièrement en périodes sèches et d'épandre, autour des pieds, un paillage pour maintenir l'humidité. A l'automne, des apports d'engrais spéciaux pour les plantes de terre de bruyère sont appréciés.