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Espèces

Les cichlidés

Qui sont-ils ?    
Les poissons de la famille des cichlidés sont des animaux très évolués. Leur principale particularité est de prendre soin de leur progéniture. Hormis un genre répertorié en Inde, on ne trouve de cichlidés que sur les continents américain et africain dans des eaux très différentes : très douces en Amérique du Sud ou très dures dans le lac Tanganyika. Il convient de bien tenir compte de la région d'origine avant de vouloir mélanger des cichlidés entre eux. Les besoins des cichlidés sont avant tout d'ordre de volume, car quant à la nourriture, ils acceptent toutes sortes d'aliments. 

Les changements d'eau doivent être importants : 25% toutes les deux semaines et la filtration forte. Il existe plusieurs modes de reproduction. Chez certaines espèces la femelle dépose ses œufs sur une feuille, une roche ou une racine. D'autres préfèrent se cacher et coller leurs oeufs à l'intérieur d'une cavité. La plus spectaculaire reste l'incubation buccale, où les femelles gardent les œufs dans leur bouche pendant plus de trois semaines, avant de libérer des alevins parfaitement autonomes.

Le scalaire
A l'origine, Pterophyllum scalare est argenté rayé de noir. Mais sont élégance n'est pas altérée avec les variétés d'élevage : marbrée, léopard, dorée… Le scalaire demande une eau assez douce et une température de 25 à 27°C. Lorsqu'il est dans un aquarium de plus de 120 litres très planté et décoré avec des racines, il devient le maître incontesté de l'aquarium. En compagnie d'un banc de tétras, il permet de recréer un superbe eco-système amazonien. Si vous avez la chance de possédez un couple, vous observerez la ponte qui est souvent déposée sur une large feuille d'amazone (du genre Echinodorus). Taille : 10 cm de long pour 16 à 18 cm de haut.

Le discus 
Le roi de l'aquarium d'eau douce : sa majesté le discus. L'aquarium pour discus doit être spacieux : 300 litres est un minimum.  Symphysodon aequifasciatus demande une eau très douce (un TH de 5 à 10°f) et légèrement acide (pH 6,0 à 7,0), pour une température de 28 à 30°C. Une grande quantité de plante le sécurise, car le discus est souvent un peu timide. C'est un gros mangeur qui demande plusieurs distribution de nourriture par jour, en variant les aliments. La ponte a lieu sur un support, comme une racine. Les alevins se nourrissent du mucus qui enduit le corps des parents, c'est alors que le spectacle est garanti ! A l'origine brun, le discus est aujourd'hui décliné dans de nombreuses espèces d'élevage en turquoise et orange (pigeon blood) dont la maintenance est moins délicate.. Taille : diamètre de 18 à 25 cm.

Le ramirezi
Microgeophagus ramirezi est, à lui seul, un véritable arc-en-ciel. Cet américain du sud fréquente à l'origine, les eaux douces et acides amazoniennes. C'est un compagnon parfait pour des discus, scalaires, cardinalis et autres tétras. Dans un aquarium de 80 litres, il est possible d'observer la ponte qui se déroule sur une pierre. Taille : 4/5 cm.

Le brichardi
Le brichardi (Neolamprologus brichardi) est originaire du lac Tanganyika où il fréquente les côtes rocheuses. En aquarium, un volume de 200 litres permet de lui proposer de nombreuses cachettes. L'une d'entre elles sera vite habitée par un couple et après quelques semaines, il n'est pas rare de voir apparaître de minuscules alevins. D'autres petits cichlidés du Tanganyika, comme les Julidochromis, peuvent vivre avec le brichardi. Taille : 8 à 10 cm.

Le pelmato    
 
Ce poisson originaire des rivières africaines et l'un des cichlidés les plus colorés. Pelvicachromis pulcher préfère une eau assez douce, bien que les spécimens d'élevage acceptent des eaux plus dures. Sa reproduction est aisée, dès lors qu'il habite un aquarium de plus de 100 litres. En sa compagnie, il est possible de lui associer des tétras du Congo ainsi que d'autres petites espèces de cichlidés fluviatiles africains. Taille : mâle :10/12 cm, femelle : 8/10 cm.

Le labido
Le labido (Labidochromis caeruleus) est certainement l'un des cichlidés les plus populaires. Sa couleur est son comportement sociable, en font l'hôte idéal pour un aquarium africain. Ce poisson du lac Malawi accepte toutes les nourritures usuelles et 4 ou 5 individus peuvent cohabiter dans un aquarium d'au moins 150 à 200 litres. A noter que contrairement à bon nombre d'autres cichlidés, il n'endommage pas les plantes. La femelle incube en moyenne une vingtaine d'œufs, avant de lâcher les alevins jaune pâle de 1 cm qui se réfugient aussitôt dans les plantes. Taille : 10 à 14 cm.

Les poissons labyrinthe

Qui sont-ils ? 
Les poissons à labyrinthe possèdent un organe complémentaire leur permettant de respirer l'air situé au-dessus de la surface. Grâce à ce labyrinthe, ils peuvent vivre dans des eaux stagnantes et ainsi palier le manque d'oxygène dans l'eau. Les plus connus d'entre eux sont les combattants, colisas et gouramis. A l'état sauvage, ils vivent dans des mares, des rizières ou des cours d'eau très lents de Chine, de Thaïlande, de Malaisie ou d'Indonésie. Ils sont reproduits dans des fermes spécialisées. 

En aquarium, ils se plaisent dans une eau moyennement dure dont le pH est neutre avec une température de 24 à 26°C. La végétation doit être riche et la filtration à faible débit. Des renouvellements d'eau de 15% par quinzaine et une alimentation à base de nourriture surgelée ou vivante permet rapidement au spectacle étonnant de leur reproduction. Le mâle construit alors un nid fait de bulles et de salive. Lorsque la femelle est consentante, le couple s'étreint et elle expulse ses œufs que le mâle place immédiatement dans le nid. Quelques jours plus tard, et sous la seule garde du mâle, les alevins éclosent. Leur élevage demande ensuite de la patience et la distribution d'aliments très fins.

Le combattant
Avec ses immenses voiles en guise de nageoire, Betta splendens est certainement le plus élégant des poissons d'eau douce. Mais attention, pas question de mettre deux mâles ensemble, sous peine d'assister à un combat cruel où l'un des deux y perdra voiles, écailles et parfois la vie. Les bettas peuvent être rouges, bleus, roses, jaunes, bicolores et posséder des nageoires frisées. L'aquarium doit être planté et ses colocataires très calmes, sinon gare aux nageoires. Il vaut mieux posséder plusieurs femelles pour un mâle. Taille : mâle 6/7 cm, femelle 5/6 cm.

Les colisas 
Le plus connu est certainement Colisa Lalia, le gourami nain. Le mâle est rayé de bleu et d'orange, alors que la femelle reste grise. D'un caractère paisible, il est à maintenir avec d'autres poissons plutôt calmes. Le gourami miel (gourami chuna) est de couleur orangé avec la gorge noire. Comme son cousin, il apprécie les petites nourritures, avec une forte attirance pour les artémias. Colisa labiosa et C.fasciata sont un peu plus grand mais restent calmes, sauf en période de reproduction où tous les mâles deviennent nerveux !  Les colisas se complaisent en couples, et il est possible d'en maintenir 2 ou 3 dans un aquarium planté de 120 litres en compagnie d'un banc de rasboras, de danios ou de barbus-cerise (barbus titteya) par exemple. Taille : C.lalia : 7 cm, C.chuna: 5 cm, C. labiosa et fasciata : 12 cm.

Les gouramis     
Qu'ils soient bleus, dorés ou mosaïque, ces gouramis ont en commun leur taille qui dépasse largement les 10 cm. En aquarium il est donc important de respecter la règle qui impose 1 cm de poisson adulte pour 1 litres d'eau. Si l'aquarium est très spacieux (300 litres et plus), plusieurs couples peuvent évoluer ensemble dans un décor de racines et de plantes, sans que cela ne pose de problème. D'autres poissons choisis parmi des espèces calmes, comme des rasboras, permettent de créer un bel aquarium asiatique planté de grandes zones de cryptocorynes et de fougère de Java. Taille : mâle 12/14 cm, femelle 11/12 cm.

Les poissons-paradis   
Les macropodes appelés poissons-paradis furent les premiers poissons exotiques introduits en Europe. L'aquariophilie est née avec leur arrivée, dès le début du XX ème siècle. Il existe quatre espèces de macropodes, dont la plus connue et la plus colorée, est sans conteste Macropodus opercularis. Venant de Chine, ce poisson calme, mais parfois violent pendant la reproduction, se complaît parfaitement dans une eau tempérée en compagnie de danios ou de tanichthys, par exemple. Au même titre que les autres poissons à labyrinthe, sa reproduction est spectaculaire. Après les étreintes de la ponte, le nid gorgé de bulles et d'œufs est gardé farouchement par le mâle. Une fois éclos, les alevins sont entièrement sous surveillance. Taille : mâle 10/12 cm, femelle 9/10 cm.

Les poissons cyprinidés

Qui sont-ils ?
Les poissons d'aquarium de la famille des cyprinidés sont des proches parents des carpes, mais n'en possèdent heureusement pas la taille. Ils sont pour la plupart originaires de Chine, d'Inde, de Thaïlande, de Malaisie ou d'Indonésie où ils fréquentent des rivières et lacs dont l'eau est moyennement dure, le pH neutre et la température est de 24 à 26°C. Ces poissons sont aujourd'hui tous reproduits dans des fermes aquacoles asiatiques, permettant ainsi d'éviter le prélèvement dans la nature. Les rasboras, barbus, tanichthys et danios font partie des poissons les plus communs. De petites tailles, ils sont vifs et enjoués et peuplent parfaitement un aquarium communautaire. 

Les cyprinidés asiatiques acceptent toutes sortes d'aliments et apprécient la variation dans les menus. Un changement d'eau de l'ordre de 25% toute les 2 semaines et une filtration suffisamment forte pour créer du courant, les satisfont particulièrement. Ils se reproduisent à l'abri des plantes ou en pleine eau. Les œufs sont parfois adhésifs, mais sont emmenés le plus souvent au gré du courant. La loche-clown et le labéo bicolor sont des poissons fouisseurs, utiles dans l'aquarium. Grâce à leurs barbillons, ils peuvent fouiller les endroits difficiles d'accès pour soulever des déchets.

Les danios
Leur robe rayée ou mouchetée, les incessantes courses et leur facilité d'élevage en font des poissons d'aquarium du débutant par excellence. Un banc d'une douzaine de danios est idéal pour animer un aquarium de 120 litres. Les danios sont à associer à d'autres cyprinidés dans un décor de plantes et de racines. Il existe plusieurs espèces de danios, dont les plus connues sont brachydanio rerio et brachydanio 'frankei'. Ce sont des poissons 'sans problème' qui préfèrent une température située entre 18 et 24°C. Taille : mâle et femelle 4 cm.

Le tanichthys    
Originaire de Chine, ce petit poisson de couleur argentée et pourpre d'ou son nom 'cardinal' ne demande pas de conditions exceptionnelles de maintenance. Un aquarium à la température de l'appartement, une filtration efficace et un décor de plantes le satisfont.  Associé avec des danios dans un aquarium de 80 litres, il permet de créer un biotope vivant original que le débutant aura le plaisir d'entretenir. Taille : 3/4 cm.

Les rasboras   
Le poisson-arlequin, rasbora heteremorpha, peut vivre en harmonie avec d'autres cyprinidés au comportement assez calme. Grégaire, il convient de le maintenir en groupe de 10 à 15 individus pour un aquarium de 100 litres. Les poissons-arlequins conviennent parfaitement aux débutants et peuvent être associés à Rasbora pauciperforata, le fin rasbora à ligne rouge, qui exige les mêmes conditions de vie. Taille : 3 cm pour Rasbora heteromorpha.

Les barbus   
S'il existe des poissons vifs, les barbus sont de ceux•ci ! Mais quel spectacle qu'un banc de barbus de Sumatra (barbus tetrazona) virevoltant aux quatre coins d'un aquarium. Plantes, racines et roches constituent un décor idéal pour un bac d'au moins 100 litres qui permettra à une dizaine de barbus de batifoler avec aisance. Mieux vaut ne pas les mélanger avec des poissons calmes ou possédant de longs filaments ; espiègles, taquins mais gourmands ! De nombreuses espèces de barbus sont disponibles, dont le barbus titteya (rouge cerise) ou le barbus conchonius (orange brillant). Taille : 4/5 cm.

Le labéo bicolor  
La queue rouge et le corps noir du labéo bicolor (Epalzeorhynchos bicolor) ont fait de lui un classique des poissons d'aquarium. C'est un poisson très actif de jour comme de nuit. Parfois nerveux, il peut incommoder les poissons calmes de l'aquarium dont le volume doit dépasser 120 litres. Deux ou trois jeunes peuvent cohabiter, mais attention les adultes ne se supportent pas. Taille : 14 à 16 cm.

Les vivipares

Qui sont-ils ?   
Parmi les poissons, les vivipares font bande à part ! En effet, les femelles mettent bas des alevins entièrement formés et prêts à affronter la vie. Une fois fécondés, les œufs mûrissent dans l'abdomen de la femelle et éclosent peu de temps avant la naissance de l'alevin. En fait, il est plus correct de parler d'ovoviviparité pour les guppys, platys, xiphos et mollys, de la famille des poeciliidés. Chez les goodéidés (Ameca ou Xenotoca), de vrais vivipares, les alevins se développent ensemble dans une poche comparable à un placenta. Les poeciliidés sont originaires d'Amérique Centrale où les eaux sont dures et légèrement alcalines. Ils aiment donc parfaitement l'eau du robinet de la quasi totalité des foyers français. Une dureté de 15 à 25°f, un pH de 7,5 à 8,0 et une température de 24 à 26°C leur conviennent parfaitement. 

Pour se nourrir, flocons, petits granulés et nourriture congelés ou vivantes adaptées à leur petite bouche sont parfaits. Un peu de sel (2g/l) et des changements d'eau d'un quart du volume de l'aquarium toutes les deux semaines sont les seules exigences que les vivipares demandent. Les vivipares et leurs petits : Pour obtenir et élever de jeunes vivipares, il est préférable d'isoler la future maman dans un petit aquarium, lorsqu'elle présente un ventre rebondi. Dans ce bac garni de plantes, les alevins trouveront des cachettes pour se soustraire à l'appétit de leur mère. Les jeunes seront nourris avec un aliment spécifique pour alevins.

Le guppy
La popularité du guppy (Poecilia reticulata) vient du fait que le mâle possède une queue très colorées, ondoyant lorsqu'il nage. Vif, il courtise à longueur de journée les femelles, beaucoup plus imposantes et d'une couleur uniforme grise ou jaune pâle. Il est bon de posséder cinq femelles pour deux mâles. Lorsqu'une tache noire se dessine en arrière de l'abdomen gonflé de la femelle, des naissances sont annoncées. Suivant sa taille, elle mettra au monde entre 20 et 60 alevins. Il existe des concours de beauté de guppys où les éleveurs présentent leurs poissons, jugés sur la forme de la queue et la couleur. Taille : mâle 3/4 cm, femelle 5/6 cm.

Le platy
Il existe 2 espèces distinctes de platys, Xiphophorus maculatus et X. variatus. Cette dernière est plus riche en couleur et plus grande. Parfaits pour début un aquarium de 80 litres, ils peuvent cohabiter avec d'autres poissons à conditions qu'ils acceptent également une eau assez dure. Deux mâles pour quatre femelles est un bon équilibre. Les élevages asiatiques déclinent les platys en de nombreuses variétés, toutes aussi belles les unes que les autres, comme les superbes platys-perroquets aux couleurs insensées. Taille : mâle 4/5 cm, femelle 5/6 cm.

Le xipho
Appelé souvent porte-épée, du fait de la forme très allongée de la partie inférieure de la queue des mâles, le xipho est un poisson qui aime se nourrir en broutant les algues à la recherche d'animalcules. Il existe plusieurs variétés de xipho, dont les couleurs vont du rouge au noir en passant par le jaune ou le vert. Le porte-épée est vif et il anime bien un bac communautaire. 120 litres est un volume minimum pour accueillir deux mâles et quatre femelles en compagnie d'autres poissons de mêmes exigences. Taille : mâle 8 cm (12 avec l'épée), femelle 10/12 cm.

Le black molly
Ce poisson habillé de velours noir fait partie des favoris des aquariophiles. Evoluant dans un aquarium planté de 120 litres ou plus, deux ou trois couples offrent un joli spectacle lorsqu'ils sont en compagnie de platys. Seule ombre au tableau, c'est la propension du black molly à attraper la maladie des points blancs. Par précaution et afin de la prévenir, il est possible d'ajouter, les jours qui suivent l'acclimatation, environ 2g/l de sel marin à l'aquarium. Les plantes sont alors choisies parmi les plus robustes, comme les fougères de Java ou les anubias. Taille : mâle 4 cm, femelle 5/6 cm.

Le molly-voile

Le nom commun de Poecilia velifera vient de la grande nageoire dorsale du mâle qu'il déploie lorsqu'il veut séduire sa compagne. Le molly-voile est un poeciliidé de grande taille et sont aquarium doit être spacieux. Maintenus avec d'autres membre de sa famille, deux couples seront à l'aise dans 120 litres et plus. Plusieurs variétés de couleurs sont disponibles, allant du blanc nacré à l'orange vif. Taille : mâle 10 cm, femelle 10 cm.

Les amazoniens

Qui sont-ils ?
Les poissons d'Amérique du Sud sont probablement les plus représentés en aquariophilie. En tête, arrivent les tétras : néons, cardinalis ou nez rouges évoluent en bancs dans des eaux douces et acides des rios amazoniens. L'aquarium est richement planté et contient des racines qui acidifient l'eau. Suivant les espèces, la température est plus ou moins élevée. Les tétras associés à des scalaires, des discus ou des cichlidés nains américains (comme le ramirezi), permettent de réaliser un superbe aquarium amazonien. Ces tétras se nourrissent de petites proies et aiment les nourritures lyophilisées et aliments congelés ou vivants. Leur reproduction n'est pas très aisée car elle est liée aux multiples conditions difficiles à recréer. Une multitude de poissons de fond peuple les rivières d'Amériques du Sud et nombreuses sont les espèces rencontrées en aquarium. Les corydoras, ancistrus et plécos sont souvent considérés comme des poissons nettoyeurs. Les corydoras passent la majeur partie de leur temps à fouir le sable, les ancistrus et les plécos restent collés sur les racines ou les vitres. Mais il ne faut pas imaginer qu'ils ne se nourrissent que de déchets ou d'algues : un complément alimentaire leur est nécessaire. La plupart des poissons de fond ont des mœurs nocturnes.

Le néon
Paracheirodon inesi est, avec le cardinalis, le poisson d'aquarium le plus connu. Le néon est très sociable et vit en banc dans une eau douce dont la température ne doit pas dépasser 24°C. Il diffère du cardinalis par la longueur de la bande rouge ornant son ventre, qui est plus courte d'un tiers environ.  Les femelles se reconnaissent au ventre fortement rebondi qu'elles montrent peu de temps avant la ponte. Il n'est pas rare d'observer un frai de néon, le matin, peu de temps après l'allumage de l'aquarium. Taille : 4 cm.

Le cardinalis     
Certainement l'un des plus beaux poissons d'aquarium, Paracheirodon axelrodi, illumine l'aquarium de ses couleurs bleu et rouge électriques lorsqu'il évolue en banc serré. Contrairement au néon, il préfère une température de 26 à 28°C et de ce fait est un compagnon idéal pour les discus et scalaires, à condition q'ils aient grandi ensemble. Taille : 5 cm.

le nez rouge  
Avec son caractère pacifique, le nez rouge (Hemigrammus bleheri) peut cohabiter avec de nombreuses autres espèces demandant les mêmes conditions de maintenance. C'est à dire une eau un peu acide et assez douce et une température de 25 à 28°C. Un banc d'une douzaine d'individus est parfait pour peupler un aquarium de 80 litres en compagnie de quelques autres petits tétras et de cichlidés nains américains (Apistogramma par exemple). Taille : 4 cm.

Les corydoras
Il existe une multitude d'espèce de corydoras demandant parfois des conditions d'eau très différentes. Toutes sont à l'aise lorsqu'elles sont en bancs d'au moins 5 poissons. L'une des plus connues est Corydoras aeneus, dont les exigences sont faciles à satisfaire en aquarium. Ils aiment s'enfouir le museau dans le sable à la recherche de petits aliments. Un sol constitué de sable fin leur est préférable. En effet, certains graviers trop abrasifs finissent par user les barbillons des corydoras. Taille : 5/6 cm.

L'ancistrus
Cet habitant des rapides rios sud-américains se colle aux roches et racines grâce à sa bouche en ventouse. Le mâle ancistrus développe des excroissances de peau hérissées au-dessus de sa bouche qui le différencient de la femelle. Son régime alimentaire est constitué de végétaux, dont du bois, mais ne dédaigne aucune nourriture traditionnelle. Un couple d'ancistrus est parfait pour un aquarium de 120 litres peuplé de poissons sud-américains. Taille : mâle 12 à 14 cm.

Le plecos
Les plécos rassemblent communément plusieurs espèces de poissons de fond. Ce nom vient de Hypostomus plecostomus, un gigantesque poisson dont la croissance rapide effraie rapidement son possesseur. Des espèces de tailles plus modestes et de colorations plus intéressantes sont aujourd'hui importées. Tous les poissons nommés 'L' comme Loricariidés sont des découvertes récentes et certains sont de pures merveilles, comme le célèbre 'L18', marron à points jaunes. Un tel poisson convient à un aquarium de 120 litres, qu'il ne visitera que la nuit, car c'est un nocturne comme tous les plécos. Taille : de 12 à 40 cm selon les espèces.

Les carpes koï

  • Avec leur corps évasé, leur longue nageoire dorsale, leurs écailles brillantes, elles ressemblent à nos poissons rouges familiers, mais en plus grande taille puisqu'elles peuvent atteindre 1 m de long et plus. Rien d'étonnant quand on sait qu'elles appartiennent à la famille des Cyprinidés !  Elles s'en distinguent cependant par la paire de barbillons qu'elles portent de chaque côté de la bouche et par la diversité de leurs couleurs et des motifs qui les habillent.

    En effet, elles font sans arrêt l'objet, de la part des éleveurs japonais qui en sont les spécialistes, d'améliorations, de croisements qui ont permis la sélection de catégories bien particulières : unicolores, bicolores, tricolores ou multicolores. Leurs reflets métalliques du plus bel effet scintillent à travers l'eau et permettent de suivre du regard leurs lentes et gracieuses évolutions. Bon à savoir : Au Japon, on les désigne sous le nom de Nishiki Koï, c'est-à-dire carpes à livrée de brocart.

    La diversité et la beauté des Carpes Koï sont fascinantes. Poissons de bassin par excellence, elles ont été créées pour être vues du dessus et apporter au décor une note de raffinement insolite. Mais indépendamment de leur intérêt ornemental, ces poissons ont un comportement intéressant. Ils s'apprivoisent facilement et apportent au jardin sérénité et vie.

    Les carpes Koï : des groupes bien distincts
    Les catégories de Carpes Koï sont nombreuses et donnent même lieu, en Asie, à des concours, un peu comme les roses dans nos pays occidentaux. On distingue cependant quelques lignées particulièrement décoratives et prisées. 

    Ce sont : 

    - Les Sanke, à livrée blanche et motifs rouges et noirs, 
    - Les Showa, à livrée noire et motifs rouges et blancs, 
    - Les Tancho, toutes blanches avec un rond rouge sur la tête qui rappelle le drapeau japonais. Les Ogon, unicolores, qui comptent notamment les célèbres Platinum, totalement argentées et les Yamabuki, entièrement dorées,
    - Les Kohaku, d'un blanc de neige à larges macules rouge sang. Des coloris inattendus existent aussi, tels le jaune, le pourpre, le vert et même le bleu. Outre la couleur, on distingue aussi la forme des écailles. Larges chez les Doitsu, elles ont un dessin semblable à une pomme de pin chez les Matsuba.
    Certaines variétés sont même dépourvues d'écailles. 

Les poissons rouges

Le plus connu des poissons d'eau froide est sans conteste le poisson rouge. Les premières traces de présence d'élevage remontent aux anciennes dynasties chinoises. Déjà les poissons nageaient dans les bassins des temples et les étangs de jardin. Ce n'est qu'au XVI ème siècle que les Japonais se sont engagés dans le développement des mutations de formes par des sélections rigoureuses. Chinois et Japonais ont alors multipliés les variétés et l'élevage est rapidement devenu un passe temps populaire. Vers la fin de la dynastie Ming, chaque foyer possédait sa coupe de verre ou son récipient en grès dans lequel évoluait des poissons ; l'aquariophilie était née. 

En Europe, c'est en 1758 que Linné fit la première description scientifique du poisson rouge. De nombreuses variétés ornementales ont ensuite été obtenues par de multiples croisements et sélections : Shubunkin, télescope, oranda, tête de lion, comète, bubble… Leurs différentes couleurs et formes, leur nage malhabile et dodelinante, attireront votre sympathie.

Installer votre poisson rouge   
Si le bocal de verre est souvent associé au poisson rouge, il est préférable d'opter pour un aquarium qui présentera une plus grande surface d'oxygénation et permettra ainsi au poisson d'évoluer plus librement. L'eau du robinet convient généralement pour les poissons d'eau froide à condition de la laisser reposer quelques heures pour que le chlore, très volatile, ait le temps de s'évaporer. Il existe aussi des conditionneurs d'eau qui, ajoutés à celle-ci, entourent les branchies d'un film protecteur tout en neutralisant le chlore. Une température entre 15 et 20° C convient parfaitement. La mise en place d'un filtre est conseillée car ces gros mangeurs polluent rapidement. La filtration allègera le travail de renouvellement partiel de l'eau. Les poissons d'eau froide ont besoin d'oxygène, surtout lorsque la température excède 20°C. Une eau chaude emmagasine moins d'oxygène qu'une eau froide. Une aération par pompe à air ou système venturi est donc recommandé. Prenez comme règle de base : 1 poisson de 2 à 3 cm pour 4l d'eau. Le décor Un sable d'une granulométrie importante ou du gravier, des roches non calcaires sans arêtes tranchantes ou des galets (rincés à l'eau claire) forment la base du décor. Des plantes oxygénantes adaptées aux basses températures telles que l'élodée, la myriophylle, la bacopa…pourront agrémenter votre aquarium.

Les poissons rouges et leurs petits   
Les poissons d'eau froide ne s'accouplent pas facilement en aquarium. Si vous avez cette chance, vous verrez le mâle pourchasser la femelle sans lui laisser de répit et lui donnant des coup de museau dans le ventre pour l'inciter à pondre. Prévoyez alors un bouquet de plantes à feuillage dans votre aquarium car lorsque la femelle expulsera le frai fécondé, celui-ci ira s'accrocher aux plantes. L'éclosion se fera alors sous 4 jours et les alevins commenceront à chercher leur nourriture.